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Comment Céline se brouillait avec ses plus fidèles soutiens

Entre 1947 et 1949, l’auteur de Rigodon entretient une correspondance avec Milton Hindus, un professeur américain admiratif du travail de l’écrivain. Peu à peu la relation s’assombrit, et la personnalité complexe de Céline fait surface.

Louis-Ferdinand Céline le sait, une telle aubaine ne se présentera pas deux fois. Un professeur d’université, américain et surtout « juif », veut prendre la tête d’une croisade en sa faveur ! Nous sommes début 1947, alors que l’écrivain croupit encore dans une prison au Danemark, en attente d’être jugé en France pour ses écrits antisémites et son attitude pendant la guerre. Le « juif » en question s’appelle Milton Hindus (1916-1998). Enseignant à l’université de Chicago, admirateur inconditionnel de Mort à crédit, cet homme étrange va tenter de sensibiliser l’opinion américaine au sort de Céline. Parallèlement, il entame avec l’écrivain une correspondance passionnante. La naïveté des questions de l’Américain amène en effet l’auteur de Voyage au bout de la nuit à révéler ses secrets d’écriture – la fameuse image du « bâton cassé », dans sa lettre du 15 mai 1947, proposée ci-après par exemple. Las !, l’idylle

tourne court. A l’été 1948, Hindus passe trois semaines avec l’écrivain dans sa retraite de Korsør, sur la mer Baltique. Entre l’Américain ultra-puritain et l’anarchiste de Montmartre, les relations seront glaciales. Et le livre qu’en tirera l’universitaire, Céline tel que je l’ai vu (L’Herne), se transforme en charge contre l’auteur de Bagatelles pour un massacre. C’est la petite centaine de lettres de Céline à Milton Hindus que proposent aujourd’hui Les Cahiers de la NRF, dans une édition complète (on trouve même quelques missives inédites datant du printemps et de l’été 1949), richement annotée par Jean-Paul Louis. Même s’il s’y exprime moins vertement qu’avec d’autres correspondants, les formules du cuirassier Destouches font toujours mouche – « Je donnerais tout Baudelaire pour une nageuse olympique ! » ou encore : « Je saurais s’il le fallait faire danser les alligators sur la flûte de Pan »…

Extraits ici : http://www.lexpress.fr/culture/livre/comment-celine-se-brouillait-avec-ses-plus-fideles-soutiens_1086119.html

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