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Une partie de paintball avec le Hezbollah

Quatre journalistes occidentaux et un ancien militaire américain devenu expert en contre-terrorisme font un match de paintball avec des membres du Hezbollah, le groupe armé chiite souvent décrit comme ‘l’agence tous risques du terrorisme’ par les experts américains. »

L'équipe des journalistes

Voilà le début du scénario décrit par Mitchell Prothero, journaliste américain en poste à Beyrouth depuis cinq ans. Dans un long et passionnant article publié dans VICE, il relate cette improbable bataille improvisée entre l’équipe Safahi (« journalistes ») et l’équipe Hezbollah dans le sous-sol d’un hangar déserté de Beyrouth

L'équipe du Hezbollah

En face des journalistes, donc, quatre soldats entraînés à la guerre, la vraie. Tous couverts de masques de protection pour ne pas être identifiés. Prothero décrit notamment Andil (la « Lanterne »), un garçon « extraverti, rigolo, un guerrier impitoyable », Coco, gamin maigrichon d’une vingtaine d’années à la coiffure gominée – « Depuis la guerre de 2006 [contre Israël], le Hezbollah est beaucoup plus souple sur l’apparence » – et enfin le « Boss » qui, comme son nom l’indique, dirige l’équipe.

Les membres du Hezbollah en position juste avant que le match commence.

Pour justifier ce projet un peu fou, et très long à préparer, Prothero explique qu’il s’agit avant tout « d’une motivation journalistique, pour mieux comprendre le fonctionnement du groupe ». « Si je pouvais convaincre des hommes du Hezbollah de faire un match de paintball, je pourrais voir leurs tactiques militaires de très près, ajoute-t-il. Notre raisonnement était le suivant : la fanfaronnade. L’aile militaire du Hezbollah est considérée comme ‘l’acteur non étatique’ ou, ça dépend de votre point de vue, ‘le groupe terroriste’ le plus compétent de la planète. Si nous les battons sur un match de paintball, nous, quatre journalistes basés au Liban et un ex-militaire, devenons automatiquement ‘l’acteur non étatique le plus dangereux de la planète’. »

Un combattant du Hezbollah lance une grenade à percussion, qui n'est normalement pas autorisé dans les matches de paintball, mais qui allait lui faire remarquer?

Après quelques faux départs – les hezbollahi refusaient au début de s’avouer éliminés lorsqu’ils étaient touchés -, des règles plus strictes ont été établies : un joueur est éliminé uniquement lorsqu’il est touché à la tête.

Les Occidentaux prennent une avance de 3 à 1, bénéficiant d’une certaine désorganisation de leurs adversaires. « Ça devient évident que le Boss en a assez. Il décide d’enfiler un casque et de participer aux prochains matches », écrit le journaliste. L’équipe Hezbollah revient rapidement à 3-3, mais c’est finalement les journalistes qui sortent victorieux en adoptant une tactique qui surprend leur adversaire**.

Article source : http://www.vice.com/read/paintballing-with-hezbollah-0000151-v19n3?Contentpage=1

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/04/03/au-paintball-avec-le-hezbollah/

(Ndlr : ** Je suis sur que vous aimeriez savoir comment, hein? C’est simple, en employant les mêmes méthodes que l’adversaire…  En l’occurrence, le Baroud!)

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