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Le poupon Petitcollin change de tête

Le fabricant meusien de baigneurs vient d’être acheté par le groupe nancéien FranceCartes qui reprend également le fabricant de jouets en bois Vilac.

Né en 1926 à Etain, dans la Meuse, le baigneur Petitcollin a toujours ses fidèles, enfants du baby-boom qui grâce à lui ont retrouvé le parfum de l’enfance et le transmettent à leurs enfants. Peticollin, société créée en 1860, vient d’être rachetée par le groupe familial France Cartes, implanté à Saint-Max près de Nancy, à la recherche d’une nouvelle diversification et qui met ainsi la main sur une des marques de jouets made in France les plus célèbres.

A l’origine, les poupons étaient fabriqués en celluloïd. Cette matière plastique facile à former et qui permet surtout aux petites filles de baigner et laver leur poupée, qu’on appellera baigneur. Il va devenir populaire, jusqu’au milieu des années 1950 avant de s’étioler. Après de multiples avatars, l’entreprise est reprise en 1995 par Hervé Halgand, par ailleurs dirigeant de Vilac (50 salariés, 10 millions d’euros de chiffre d’affaires) à Moirans, dans le Jura, fabricant de jouets en bois, associé à Yves Lacroix, directeur du site lorrain. Ils vont, en incitant des créateurs tels que Jean-Paul Gaultier, Christian Lacroix ou Jean-Charles de Castelbajac à dessiner des lignes de vêtements pour leurs baigneurs, donner une nouvelle vie au poupon et challenger les poupées Corolle. Depuis quelques années, ce baigneur est produit à partir de matériaux d’origine végétale 100 % recyclable.

Aujourd’hui vendu dans le monde entier à travers un réseau de détaillants spécialisés, la VPC et l’Internet, il est fabriqué par une dizaine de salariées qui réalisent un chiffre d’affaires de 1 million d’euros.

Patrimoine vivant

En en prenant le contrôle – en même temps que Vilac -, le groupe familial France Cartes poursuit sa croissance externe, entreprise il y a cinq ans en achetant la société JeuJura à Saint-Germain-en-Montagne, spécialisée dans la tabletterie (jeux de construction, tableaux et jeux de société en bois). Cette opération, dont le montant n’est pas communiqué, vise aussi à sauvegarder des entreprises françaises du patrimoine vivant et à freiner l’invasion de jeux et jouets importés.

Créé à Nancy en 1946, sous le nom de La Ducale, le groupe France Cartes, spécialisé dans la production de cartes à jouer (marques La Ducale et Grimaud et diverses licences), est passé en 1968 dans le giron du groupe américain General Mills avant d’être repris en 1989 par Yves Weisbuch qui l’a transmis à son fils, Laurent, il y a six ans. Présent sur différents circuits de distribution (pipiers,  stations-service, GMS, etc.), il approvisionne les principaux casinos du monde, emploie 230 salariés pour un chiffre d’affaires de plus de 30 millions d’euros.

 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/regions/lorraine/0202007253572-le-poupon-petitcollin-change-de-tete-312696.php?xtor=RSS-2086

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