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Aubry est à la politique ce que Ribéry est au foot

C’est mon ami Pascal Praud, figure du commentaire footballistique, qui m’a soufflé l’idée. Martine Aubry, en politique, est la réplique de Franck Ribéry sur un terrain de football. Elle veut bien jouer collectif à condition qu’elle puisse évoluer où bon lui semble. L’équipe doit tourner autour d’elle. Bref, la maire de Lille est aussi perso que le dribleur chti d’origine. Et peu importe si elle fait perdre les siens. Souhaitons simplement, pour Hollande, que son aventure élyséenne ne se termine pas comme la bouffonnerie des Bleus de Raymond Domenech, au dernier Mondial en Afrique du Sud.

Entre Hollande le gentil (vrai faux gentil) et Aubry la méchante, c’est un peu la même mésentente cordiale qu’entre Yoann Gourcuff, le doux, et Franck Ribery, le dur. Deux explications à cela que rappelle très bien Bertrand Delais dans son livre sur l’ancien et l’actuelle premier secrétaire du PS  – « Elle et Lui, ou la chronique d’un mariage forcé » (JC Lattès) -, publié en mars dernier.

D’abord, Aubry n’a jamais accepté la proximité de son père, Jacques Delors, avec le jeune Hollande dans les années 1990. Au sein des clubs Témoin qu’animait l’ancien ministre de Mitterrand, celui qui va devenir président de la République faisait un peu figure de fils spirituel. Aubry n’a jamais accepté ce « détournement de père », le sien, qu’elle souhaitait garder pour elle après la mort en 1982 de son vrai frère, Jean-Paul, qu’elle adorait.

Ensuite, Delais raconte l’épisode de 2006. Aubry, en quête d’une circonscription législative pour l’année suivante, n’a pas été aidée par Hollande, alors premier secrétaire du PS. Battue en 2002 dans la cinquième circonscription du Nord, elle voulait se présenter dans la deuxième, réputée plus facile. Le socialiste sortant, Bernard Derosier, laissait entendre qu’il ne retournerait pas au Palais Bourbon. Mais ce dernier changea d’avis et se maintint. Hollande avait pourtant les moyens d’imposer Aubry.

Le blog d’Yves Thréard sur Le Figaro

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