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L’UE débloque 3 millions d’euros pour étudier les insectes en tant que source de protéines alimentaires

La planète accueille chaque jour de plus en plus d’habitants à un rythme qui devrait nous conduire d’ici 2050 à coexister sur terre à plus de neuf milliards et demi d’individus. Se pose alors la question de nourrir correctement l’ensemble de l’humanité alors que sur les sept milliards d’humains que compte la terre aujourd’hui, un milliard souffre déjà de la faim.

Nombre de solutions sont aujourd’hui envisagées et l’on se tourne notamment vers les traditions culinaires asiatiques pour envisager l’avenir. Qu’il s’agisse de protéines végétales avec les algues ou de protéines animales avec les insectes, les idées ne manquent pas. Face aux résistances culturelles fortes qui pourraient empêcher un occidental de remplacer sa pièce de viande rouge par une fricassée de vers de farine aussi peu appétissant qu’ils sont riches en protéines, l’Union Européenne, au même titre que d’autres institutions, notamment onusiennes, se penche sur la question.

Grands férus de plats préparés et autres préparations culinaires sortant tout droit de l’imagination des industriels de l’agroalimentaire, nous ingérons d’ores et déjà quotidiennement tout un tas d’ingrédients dont nous ne soupçonnons même pas l’existence. Qu’il s’agisse d’huile de palme ou de gélatine porcine présentes dans une multitude de produits en supermarché, nous nous plions aux recettes des industriels sur l’autel de la praticité et des prix bas. Pourquoi ne pas introduire des protéines animales à travers des farines d’insectes dans ces différentes préparations pour remplacer les protéines végétales ou les viandes bien plus coûteuses à produire, tant sur le plan économique qu’en terme d’impact environnemental.

C’est dans cette optique que l’Union Européenne a souhaité débloquer un financement de trois millions d’euros en 2012 afin d’examiner la faisabilité d’une telle entreprise. Si l’idée est bonne sur le papier, il convient néanmoins de pratiquer toute une batterie de tests afin de s’assurer de l’innocuité du processus et d’évaluer précisément son bilan environnemental.

Il y a déjà du pigment d’insectes dans certaines préparations pour donner une couleur rouge, et des protéines de bambou dans des steaks hachés de marque de distributeurs, les protéines provenant d’insectes divers et variés ne sont donc a priori qu’une étape de plus vers une exploitation plus rationnelle des ressources naturelles. Appétissant non ?

http://www.zegreenweb.com/sinformer/lue-debloque-3-millions-deuros-pour-etudier-les-insectes-en-tant-que-source-de-proteines-alimentaires,47280

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