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Habiter dans une grande ville réduit l’espérance de vie.

L’Institut de veille sanitaire a indiqué dans un rapport que la réduction de la pollution de l’air permettrait d’économiser de l’argent mais aussi d’allonger l’espérance de vie.

Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse ont du travail en matière écologique. Ces grandes villes doivent en effet tenter de réduire leur pollution pour que leurs habitants vivent plus vieux. Mais pas seulement. L’Institut de veille sanitaire a indiqué dans un rapport que la réduction de la pollution de l’air permettrait aussi d’économiser près de 5 milliards d’euros par an. Une somme non négligeable en période de crise.

Car ces neuf villes françaises inquiètent. Elles présentent en effet des niveaux de particules et d’ozone supérieurs aux valeurs guides recommandées par l’Organisation mondiale de la santé. Il s’agit de « valeurs d’exposition moyennes », a rappelé Christophe Declercq de l’InVS. Ces communes ont participé au projet européen Aphekom d’évaluation de l’impact sanitaire et économique de la pollution atmosphérique urbaine dans 25 villes européennes, dont les conclusions avaient été rendues publiques en mars 2011. L’InVS, tout en confirmant l’effet sur l’espérance de vie évoqué à l’époque, est revenu sur le sujet en détaillant l’impact en termes d’hospitalisations et de coût économique de cette pollution de l’air en ville.

Ces résultats confirment que les effets de la pollution atmosphérique sur la santé sont observés au jour le jour, pour des niveaux moyens de particules fines, en l’absence même de pics de pollution, selon l’InVS. Ainsi l’espérance de vie des personnes âgées de 30 ans et plus pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois selon la ville, ce qui équivaudrait à différer près de 3 000 décès par an, si les concentrations moyennes annuelles de particules fines (PM2,5) respectaient la valeur guide de l’OMS (10 µg/m3). Le bénéfice économique associé est estimé à près de 5 milliards d’euros par an.

L’étude montre également que près de 360 hospitalisations cardiaques et plus de 630 hospitalisations respiratoires par an dans les neuf villes pourraient être évitées si les concentrations moyennes annuelles de particules inhalables (PM10 et particules plus petites) respectaient les recommandations de l’OMS (20 µg/m3). Le bénéfice économique annuel dans ce cas est estimé à près de 4 millions d’euros. Enfin, une soixantaine de décès et tout autant d’hospitalisations respiratoires par an dans les neuf villes pourraient être évités si le maximum journalier d’ozone ne dépassait pas la valeur OMS (100 µg/m3). Sur ce plan, près de 6 millions d’euros pourraient être économisés chaque année. Alors après avoir lu ces conclusions, Messieurs les maires, à vous de jouer !

 Atlantico

(Ndlr : si il n’y avait que ce genre de pollution, ça pourrait presque aller… Il y a aussi ça! )

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