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Le consensualisme, nouvel extrémisme

Nombreux sont les auteurs qui se sont penchés sur la définition du mot « extrémisme » et l’ont assimilé à toute position politique radicale excluant une forme quelconque de compromis. Cette définition, simple et généralement admise, permet de fédérer les extrémismes de « droite » comme de « gauche » ou les mouvements de fanatiques religieux.

Cependant, cette définition dit peu de ce qu’il faut entendre par une « position politique radicale ». C’est à ce flou qu’on doit le recours simpliste au mot « extrême » et à ses dérivés. De plus, l’usage fréquent de ce mot dans les ‘mass médias’ répond souvent à la tentation de diaboliser un interlocuteur et, ainsi, de s’exonérer de le combattre avec des arguments.

Il apparaît dès lors utile de préciser la définition du concept d’ « extrémisme » en évaluant plus rigoureusement sa portée.

J’ai donc donc isolé trois variables constitutives de pensées extrêmes.

Le premier marqueur d’une pensée extrémiste est sa subordination à une idéologie radicale [i]. Le fait qu’une politique obéisse à un dogme de manière plus ou moins évidente est de première importance. En effet, l’assujettissement à une idéologie inspire à ceux qui y adhèrent une conviction ou une ‘raison d’être’ impossibles à ébranler, à tout le moins difficiles à questionner.

Le nazisme est l’exemple emblématique d’un mouvement extrémiste fondé sur une idéologie radicale nourrie par la pensée d’Adolf Hitler telle qu’énoncée dans son manifeste Mein Kampf.

Le deuxième critère constitutif d’une pensée extrémiste tient à la volonté de révolutionner l’ordre social établi. Les ‘conspirations’ en tous genres nourrissent ces idées extrémistes pour peindre un tableau particulièrement sombre de l’état d’une société et, dès lors, appeler à son renversement. Se présentant souvent comme ‘la seule vraie opposition’ ou encore ‘l’unique alternative crédible’, les extrémistes usent de discours simples et de champs lexicaux précis pour séduire.

Cette caractéristique est la signature de ces idéologies extrémistes divisant le monde en deux blocs hégémoniques. Il en est ainsi de l’islamisme qui distingue la terre d’islam où la loi coranique doit régner en maître incontesté (« dar al islam ») du reste du monde où le djihad doit imposer la sharia (« dar al harb »).

Le troisième paramètre qui contribue à reconnaître une pensée extrémiste tient aux moyens mis en œuvre pour assurer la promotion de l’idéologie. Il s’agit ici du recours à des méthodes extrêmes (« la fin justifie les moyens »), contraires à toute forme de morale judéo-chrétienne, afin d’arriver à une fin.

Avec ces trois critères, il devient plus aisé d’identifier un « extrémisme », tant du point de vue de l’essence idéologique et de la pensée que, de manière plus pratique, de la nature des méthodes mises en œuvre par ses « fidèles ».

De plus, ces critères permettent d’inscrire pratiquement tous les « extrémismes » du XXe siècle dans cette catégorie : nazisme, fascismes (salazarisme, franquisme,…), communismes (stalinisme, castrisme,…), islamisme, anarchisme, etc.

Mais ils permettent aussi de déceler l’existence d’un autre extrémisme, celui du ‘consensualisme’.

Suite de l’article sur DREUZ.

© Dan Levy pour www.Dreuz.info

 

Catégories :Actualités, Politique, Société
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