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La boîte de nuit clandestine faisait danser Créteil

Pas d’enseigne tapageuse, une localisation particulièrement discrète sur la zone d’activités des Basses-Quintes à Créteil, un entrepôt banal mais une clientèle fidèle qui gonflait au fil des semaines. Durant le week-end, les policiers ont démantelé une boîte de nuit clandestine qui fonctionnait depuis plusieurs semaines dans la plus parfaite illégalité.

C’est par le biais du comité opérationnel départemental antifraude que les activités illicites ont pu être brutalement interrompues.

L’inspection du travail avait reçu des témoignages faisant état de va-et-vient incessants, toujours en fin de semaine, de gens qui, visiblement, venaient faire la fête. Très vite, la justice est avisée et le parquet diligente une enquête. Les surveillances ne tardent pas à confirmer les soupçons, d’autant qu’outre le bouche à oreille qui fonctionne à merveille le Kingdom Club fait de la publicité sur Internet pour vanter l’attrait de ses soirées à thème, se présentant même comme le « nouveau club afro généraliste le plus sélect de la capitale ». A ce compte-là, la clientèle afflue, pouvant compter parfois jusqu’à 300 visiteurs par vendredi ou samedi soir.

Cinq personnes interpellées

Vendredi dernier, les policiers décident de mettre un coup d’arrêt. Accompagnés d’un magistrat du parquet, les policiers se déploient sur le parking et investissent les lieux. Si, de l’extérieur, l’entrepôt n’attire pas l’œil, à l’intérieur, rien ne différencie cette boîte de nuit d’une autre et met à disposition des pistes de danse, des bars, et même des salons privatifs. Si les clients sont encore rares, les employés, eux, sont tous présents, fidèles au poste, prêts à accueillir le chaland et à lui servir les boissons qu’il va commander. Du vigile au gérant en passant par les barmaids, cinq personnes sont interpellées.

Les premières investigations des différents services présents lors de l’opération confirment les soupçons. Le gérant, âgé d’environ 35 ans, ne dispose pas de compte employeur, son établissement, bien que recevant du public, n’est pas déclaré en préfecture, ses employés ne sont pas déclarés, il ne paye aucunes charges… La liste s’allonge rapidement et le conduira en garde à vue. Au côté d’un autre homme, âgé d’une soixantaine d’années, qui pilotait une prétendue association de danse qui s’avérera être une petite entreprise. Mais qui, lui aussi, oubliait de se conformer aux règlements fiscaux.

Le Parisien

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