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Le mentor de Mohamed Merah abattu au Pakistan

Le Tunisien Garsallaoui, qui résidait dans le canton de Fribourg, était devenu cadre d’Al-Qaida au Waziristan. (Keystone)

Recruteur pour al-Qaïda en Europe, Moez Garsallaoui était considéré comme le mentor présumé de Mohamed Merah. Il a été abattu par des tirs de drones dans le nord du Pakistan, selon un site de djihadistes qui a relayé l’information ce lundi.

D’origine tunisienne, Moez Garsallaoui, 44 ans, avait également la nationalité belge et avait séjourné de nombreuses années en Suisse. Marié à « l’icône des djihadistes », cet islamiste avait été condamné,notamment par la justice française, pour incitation à la violence sur internet et recrutement en Europe de candidats au djihad pour la zone pakistano-afghane.

Le « martyre du commandant »

Fin 2007, il s’était installé dans les zones tribales pakistanaises, au nord-ouest du pays, dans des zones considérées comme des sanctuaires pour les talibans et les groupes alliés à al-Qaïda.  Le site internet de monitoring des réseaux djihadistes « Site » a annoncé sa mort lors d’un raid aérien effectué par des drones américains, faisant référence au « martyre du commandant Abou Moez al-Tunisi, un militant utilisant les noms Jund al-Khilafah ou al-Qayrawani », des pseudonymes bien connus des autorités européennes.

Revendication d’une attaque à Toulouse

Dans des messages diffusés au printemps dernier, le groupe « Armée du Califat », dont Moez Garsallaoui était un membre clé, a revendiqué des liens étroits avec Mohamed Merah. Les islamistes de ce groupe y félicitaient le fameux « Yusuf al-firanci » (Youssef le Français), présenté comme un Toulousain parlant avec difficultés l’arabe et qui avait reçu un entrainement dans les zones tribales pakistanaises. L’« Armée du Califat » avait, à cette époque, également revendiqué l’attaque de l’école juive d’Ozar Hatorah.

La Dépêche

Moez Garsallaoui, né en 1968 en Tunisie, a longtemps résidé en Belgique et en Suisse. Il était marié à Malika el-Aroud, une Belge d’origine marocaine surnommée la «veuve noire», car elle avait eu antérieurement pour époux Abdessatar Dahmane, alias Abou Obeyda, qui avait participé au meurtre du commandant Ahmed Chah Massoud, le 9 septembre 2001 dans le nord-est de l’Afghanistan.

Le couple Garsallaoui-Aroud a été condamné par la justice en France, en Suisse et en Belgique sous différentes charges dont incitation à la violence sur Internet et recrutement de combattants en Europe pour la zone pakistano-afghane.

La justice suisse a notamment condamné à la mi-2007 Moez Garsallaoui à 6 mois de prison ferme pour incitation à la violence via les déclinaisons de son site internet «Minbar», hébergées tour à tour dans différents pays européens et au Canada.

Moez Garsallaoui, photographié ici en 2005 aux côtés de son épouse Malika el-Aro

Le Temps

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