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Europe : ces régions qui veulent l’indépendance

Rien ne va plus dans les royaumes d’Europe. L’Ecosse s’apprête à voter son indépendance en 2014. La Flandre belge soulève la question de la transformation du pays en une confédération. Ce qui inspire plus d’un en Catalogne où on parle depuis longtemps de quitter le royaume espagnol. Les régions prospères refusent de payer les dettes de l’Europe unie.

Les tendances séparatistes en Catalogne qui est la région la plus prospère d’Espagne, ne datent pas d’hier. C’est aussi le cas pour Padanie au nord de l’Italie et de la Bavière au sud de l’Allemagne. Après les élections municipales en Belgique il est devenu évident que ce genre d’idées est également en cours à Flandre. Le leader de la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA, Alliance néo-flamande) qui a remporté le scrutin, a déjà appelé le gouvernement belge de lancer des négociations afin de transformer le pays en une confédération.

Aujourd’hui le séparatisme européen se base non sur les revendications nationalistes ou religieuses mais sur celles économiques. De puissants partis séparatistes existent dans les régions les plus développés, précise le politologue russe Mikhaïl Neïjmakov.

« L’influence du Parti national écossais a commencé à grandir après la découverte d’importants gisements de pétrole sur la côte écossaise. En Italie le parti séparatiste Ligue du Nord est également convaincu que le nord prospère n’a pas besoin de nourrir les bouches au sud sous-développé du pays et à la Sicile. Dans les conditions de la crise cette idée – à quoi bon aider les régions pauvres – ne va que se renforcer. Et les séparatistes ne feront que la soutenir, cette idée » .

Des tendances séparatistes à l’intérieur de certains pays européen font partie de la crise globale de l’Union européenne. Vassily Koltachoov, directeur du Centre des études économiques de l’Institut russe de globalisation et de mouvements sociaux, estime que cela est peut-être le début de changements politiques en Europe.

« En fait, la Catalogne se comporte comme l’Allemagne. L’Allemagne refuse de participer à la résolution des problèmes économiques. Berlin parle de ce qu’il faut miser sur la stabilité financière en faisant les Etats mener une politique qui tue l’économie nationale ce qu’on voit en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie. Résultat, c’est que des régions entières telles que la Catalogne disent qu’elles ne veulent pas de cette politique-là, qu’elles ne veulent pas faire partie des Etats qui la mènent » .

On ignore quand se réalisera le vœu de certaines régions européennes d’acquérir l’indépendance et s’il se réalisera un jour. Les chances sont en effet peu élevées. Elio Di Rupo, premier ministre belge, a rejeté toute possibilité de réforme constitutionnelle. Le leader catalan Artur Mas ne trouve pas non plus de soutien à Madrid. Le président de la Convergence démocratique de Catalogne a déjà menacé de s’adresser à Bruxelles, si le gouvernement espagnol interdit l’organisation d’un référendum sur l’indépendance de la région. Il semble donc que l’exemple du premier ministre britannique David Cameron et de son homologue écossais Alex Salmond qui ont signé un accord sur les modalités d’organisation d’un référendum en Ecosse, n’inspire pas tous les habitants de l’Europe continentale.

La Voix de la Russie

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