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De l’argent contre des locations ? Une salariée d’ACM accusée de corruption

Des enveloppes de 1 000 à 1 500 € en liquide contre des promesses de location dans le parc HLM, jusqu’à 6 000 euros pour une location-accession à la propriété… Une salariée de l’Office public de l’habitat de la Communauté d’agglomération de Montpellier (ACM) est soupçonnée de corruption.

Plusieurs dizaines de familles à la recherche de logement auraient été victimes d’une vaste escroquerie découverte en juin dernier. L’affaire fait aujourd’hui grand bruit, notamment à La Paillade, car la seule personne mise en cause jusqu’à présent travaillait à l’agence d’ACM des Hauts-de- Massane.

Soupçonnée de corruption passive et escroquerie

Cette salariée, agent administratif, employée par le bailleur social depuis une quinzaine d’années est soupçonnée de corruption passive et escroquerie, selon les termes de la plainte déposée le 11 octobre dernier par ACM auprès du procureur.

Un complément de plainte est venu s’ajouter à la fin du mois pour des accusations de faux et usage de faux. La salariée aurait profité de son statut pour monnayer des promesses de logement, notamment dans la nouvelle zone des Grisettes, à l’ouest de Montpellier.

Les logements promis étaient déjà occupés…

Selon plusieurs témoins, les victimes se seraient rendues compte de la supercherie en découvrant que les logements promis sous le manteau dans certaines résidences étaient déjà occupés…

Au stade de l’enquête, il apparaît encore difficile de dénombrer le nombre de personnes qui ont ainsi été bernées notamment parce qu’en se déclarant officiellement elles admettraient, de facto, une complicité de corruption. Quatre témoignages précis auraient toutefois été recueillis.

Mise à pied et licenciée pour faute

Alertée au début du mois de septembre, la directrice de l’ACM-Opac, Claudine Frêche, a ainsi estimé que les faits étaient suffisamment avérés et graves pour déclencher une procédure disciplinaire à l’encontre de la salariée. Mise à pied à la mi-septembre, celle-ci a été licenciée pour faute grave le 21 octobre dernier.

« J’ai toujours dit que, si un jour, on m’amenait la preuve qu’un salarié trafiquait, il serait mis à pied immédiatement », explique la directrice d’ACM, « scotchée » par cette affaire aux retentissements incontrôlables.

Dans un courrier diffusé en interne à l’office le 30 octobre dernier, Claudine Frêche a invité ses agents à « faire preuve d’une vigilance accrue dans l’accomplissement de notre métier, dans le strict respect d’un comportement éthique, exemplaire et responsable. »

L’enquête devra déterminer si la salariée mise en cause agissait de sa seule initiative ou si elle n’était qu’une salariée instrumentalisée au bénéfice d’un réseau plus vaste.

Le Midi Libre

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