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Aux Epinettes, les ouvriers veulent travailler tranquilles

REIMS (Marne). Hier, la police a effectué une série de contrôles aux abords d’immeubles en construction. Objectif : en finir avec la présence d’indésirables qui importunent les ouvriers.

Menaces, insultes, vols… La situation devenait intenable, ces derniers temps, pour les ouvriers employés sur le chantier du « hameau des Courtes-Martin » aux Epinettes, secteur plus connu sous le nom de Pont-de-Witry. Sur les quatre hectares de cet « éco-quartier » en construction qui comprendra à terme 220 logements, un malsain climat d’insécurité était entretenu par les intrusions répétées d’éléments indésirables.

Les vigiles chargés de surveiller le site n’étaient pas épargnés par ces actes d’intimidation contre lesquels les services de police ont dû réagir par une occupation visible du terrain. Ce fut encore le cas hier en fin de journée, avec l’envoi de patrouilles spécifiquement ciblées sur le chantier. Des caves ont été fouillées, des véhicules contrôlés.

Travailler, c’est trop dur…

Aussi curieux que cela puisse paraître, les incidents survenus au « hameau des Courtes-Martin » trouvent leur origine… dans le volet social du renouvellement urbain ! Le chantier fait partie du programme Anru, l’Agence nationale de rénovation urbaine qui ne limite pas ses projets à des opérations de démolition et reconstruction. L’objectif est également de profiter de ces gros travaux pour « permettre ou faciliter l’insertion de personnes éloignées de l’emploi ».

Par convention, aux Epinettes comme ailleurs, les entreprises qui obtiennent des marchés liés à l’Anru sont ainsi tenues de recruter des demandeurs d’emploi issus des quartiers concernés.

« Le problème est que certains de ces jeunes sont inemployables », explique un fin connaisseur du dossier des Epinettes. « Ils n’ont jamais été habitués à travailler. Arriver à l’heure, se soumettre aux contraintes d’un chantier ou respecter des consignes, ils en sont incapables car ils ne sont pas formatés pour ça. Ils viennent les premiers jours, puis on ne les voit plus. Les entreprises sont alors obligées de s’en séparer. Et c’est là que les ennuis commencent. »

Première interpellation

Certains de ces jeunes n’acceptent pas d’être renvoyés, leur entourage également. Les renseignements recueillis par les services de police permettent d’affirmer que nombre des incidents récemment déplorés aux Courtes-Martin ont été commis en représailles.

Les uns viennent proférer des menaces de mort, d’autres (parfois les mêmes) jouent la carte de la provocation en allant traîner sur les chantiers. « Ils tapent l’incruste, se collent au plus près des ouvriers pour les gêner dans leur travail. »

Après quelques semaines de flottement (elles ne savaient pas trop comment réagir), plusieurs entreprises ont fini par déposer plainte, ce qui a permis de mettre en branle la machine judiciaire. Confiées aux policiers de la sûreté départementale de Reims, les enquêtes ont débouché la semaine dernière sur une première arrestation, celle d’un jeune homme de 30 ans désigné comme étant l’un des perturbateurs. Remis en liberté avec une convocation devant le tribunal correctionnel, il sera jugé pour des menaces.

Les autres procédures suivent leur cours. Comme par hasard, depuis cette interpellation, les fauteurs de troubles se font discrets.

L’Union

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