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L’ennemi de l’intérieur est toujours là !

La “cinquième colonne” du djihad est déjà implantée en France. Comme l’ont montré l’affaire Merah et ces Français retrouvés au Sahel dans les rangs des terroristes.

Il y a un an, avec les horribles tueries perpétrées à Toulouse et à Montauban, la France découvrait qu’elle abritait en son sein des terroristes islamistes. Des Français nourris d’allocations, vivant dans des quartiers tranquilles, mais prêts à se transformer, en l’espace de quelques secondes, en bourreaux infâmes, brisant la vie de trois de nos soldats et celle d’enfants juifs à l’entrée de leur école.

Jusqu’à ces massacres odieux, chacun savait que le terrorisme islamiste était en marche. Notamment depuis les attentats du 11 septembre 2001. Puis avec le harcèlement de nos forces armées envoyées en Afghanistan pour y chasser les talibans. Ensuite avec l’enlèvement d’otages français au Niger par une “filiale locale” d’Al-Qaïda. Mais comme cela ne se passait pas sur le territoire français, nous pensions être à l’abri de ce djihad.

En éliminant Mohamed Merah, les forces de police ont fait leur travail, rien que leur travail face à un individu désireux de mourir en martyr. Certains esprits déplacés ont cru bon alors de dénoncer la manière dont ce terroriste a été abattu. Qu’auraient dit ces éternels donneurs de leçons si ce bourreau était parvenu à s’échapper de sa planque, pour aller retrouver ceux qui l’aidaient ? D’autres ont cherché ensuite à trouver des manquements dans les services de renseignements. Le rapport rendu, le 19 octobre dernier, par le ministère de l’Intérieur n’accable aucun de ces organismes chargés de détecter les terroristes potentiels.

Mais tout cela, ce n’est que l’écume des choses. Depuis que nos forces armées sont présentes au Sahel, il ne se passe plus de semaine sans que, parmi les terroristes faits prisonniers dans le désert, on trouve systématiquement de jeunes Français islamistes fanatisés et enrôlés dans cette “croisade” contre l’Occident. Dimanche dernier, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a déclaré sans fard sur BFM TV qu’une « poignée de Français ou résidents en France » se trouvait actuellement au Mali et que « plusieurs dizaines » d’autres sont présents en Syrie, en Somalie ou au Yémen. Tout cela signifie qu’il y a bien une filière française du terrorisme islamiste.

Comment a-t-on pu en arriver à une telle situation, où certains de nos enfants risquent leur vie au fin fond du Sahel, voire tombent sous les balles tirées par d’autres gamins français fanatisés à l’extrême ? Ce n’est pas seulement le résultat d’un échec complet en matière d’intégration. Ce n’est pas seulement la faillite d’une politique compassionnelle à l’égard de l’immigration. C’est aussi le résultat d’une attitude béate consistant à croire que l’islam est soluble dans la société française.

Même Manuel Valls le reconnaît : « Il faut mieux combattre cette forme de terrorisme qui est née dans nos quartiers. » Des zones de non-droit que nous continuons à arroser de milliards dans le cadre d’une politique de la ville qui va d’échec en échec. Voilà pourquoi l’unique leçon à retenir de l’affaire Merah, que viennent confirmer les arrestations effectuées au Sahel, c’est que la “cinquième colonne” du djihad est déjà implantée en France. Et elle grossit de manière souterraine, discrètement mais sûrement.

Ce n’est pas parce que nous avons été naïfs une fois qu’il faut l’être toujours. C’est le message que le coordonnateur national du renseignement, Ange Mancini, a récemment fait passer aux parlementaires en attirant leur attention sur le fait que « le rôle d’Internet dans la montée du communautarisme est important : c’est une sorte de lieu de culte gigantesque, mais on y trouve aussi des informations sur la fabrication d’explosifs ». Et ce haut fonctionnaire d’affirmer, devant la représentation nationale : « Nous essayons de réfléchir aux meilleurs moyens de juguler le prosélytisme de ces gens du VIIe siècle, mais qui utilisent les moyens technologiques du XXIe et dont l’influence sur les esprits faibles peut avoir des conséquences graves. »

Mohamed Merah était l’un de ces esprits faibles, islamisé en prison et qui a utilisé les allocations que lui versait le pays pour aller s’entraîner au Pakistan avant de revenir porter le fer et le feu en France. Cet exemple terrible d’une barbarie sans nom constitue une immense responsabilité pour tous ceux qui sont chargés de la paix civile en France : chasser du pays tous ces djihadistes en puissance, les imams qui les forment, ceux qui leur fournissent des armes ou de faux papiers comme par miracle. Mais aussi mieux contrôler nos frontières et en finir avec cette passoire de l’immigration clandestine. Surtout, tirer un trait définitif sur cette vision absurde d’un multiculturalisme dans lequel la France, ses racines, son histoire et ses habitants ont tout à perdre. Dans la violence, la barbarie et la haine.

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