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Un universitaire égyptien prédit l’effondrement du monde musulman

Un article paru le 1er décembre 2010 dans le journal Al Marsd au sujet d’un livre du politologue allemand d’origine égyptienne, Abdel-Samad.Abdel-Samad avait prédit, avant le déclenchement des révolutions arabes, l’effondrement du monde musulman sous le poids d’un islam incapable de prendre le virage de la modernité, et l’immigration massive vers l’Occident qui s’en suivrait.

L’Occident a intérêt à soutenir les forces laïques et démocratiques dans le monde musulman. Et chez nous, il faut encourager la critique de l’islam au lieu de la réprimer sous prétexte de discours de haine. En apaisant les islamistes et en accommodant leurs demandes obscurantistes dans nos institutions, on ne fait que retarder un processus qui serait salutaire pour les musulmans eux-mêmes, et pour l’humanité.
Hamed Abd el Samad, chercheur et professeur d’université résidant en Allemagne, a publié en décembre 2010 un ouvrage qu’il a intitulé «la chute du monde islamique». Dans son livre il pose un diagnostic sans concessions sur l’ampleur de la catastrophe qui frappera le monde islamique au cours des trente prochaines années.

L’auteur s’attend à ce que cet évènement coïncide avec le tarissement prévisible des puits de pétrole au Moyen-Orient. La désertification progressive contribuerait également au marasme économique tandis qu’on assistera à une exacerbation des nombreux conflits ethniques, religieux et économiques qui ont actuellement cours. Ces désordres s’accompagneront de mouvements massifs de population avec une recrudescence des mouvements migratoires vers l’Occident, particulièrement en direction de l’Europe.

Fort de sa connaissance de la réalité du monde islamique, le professeur Abd el Samad en est venu à cette vision pessimiste. L’arriération intellectuelle, l’immobilisme économique et social, le blocage sur les plans religieux et politiques sont d’après lui les causes principales de la catastrophe appréhendée. Ses origines remontent à un millénaire et elle est en lien avec l’incapacité de l’islam d’offrir des réponses nouvelles ou créatives pour le bénéfice de l’humanité en général et pour ses adeptes en particulier.

À moins d’un miracle ou d’un changement de cap aussi radical que salutaire, Abd el Samad croit que l’effondrement du monde islamique connaîtra son point culminant durant les deux prochaines décennies. L’auteur égyptien a relevé plusieurs éléments lui permettant d’émettre un tel pronostic :

Absence de structures économiques assurant un réel développement
Absence d’un système éducatif efficace
Limitation sévère de la créativité intellectuelle
Ces déficiences ont fragilisé à l’extrême l’édifice du monde islamique, le prédisposant par conséquent à l’effondrement. Le processus de désintégration comme on l’a vu plus haut a débuté depuis longtemps et on serait rendu actuellement à la phase terminale.

L’auteur ne ménage pas ses critiques à l’égard des musulmans : «Ils ne cessent de se vanter d’avoir transmis la civilisation grecque et romaine aux Occidentaux, mais s’ils étaient vraiment porteurs de cette civilisation pourquoi ne l’ont-ils pas préservée, valorisée et enrichie afin d’en tirer le meilleur profit ?» Et il pousse le questionnement d’un cran : «Pourquoi les diverses cultures contemporaines se fécondent mutuellement et s’épanouissent tout en se faisant concurrence, alors que la culture islamique demeure pétrifiée et hermétiquement fermée à la culture occidentale qu’elle qualifie et accuse d’être infidèle?» Et il ajoute : «le caractère infidèle de la civilisation occidentale n’empêche pas les musulmans de jouir de ses réalisations et de ses produits, particulièrement dans les domaines scientifiques, technologiques et médicaux. Ils en jouissent sans réaliser qu’ils ont raté le train de la modernité lequel est opéré et conduit par les infidèles sans contribution aucune des musulmans, au point que ces derniers sont devenus un poids mort pour l’Occident et pour l’humanité entière.»

L’auteur constate l’impossibilité de réformer l’islam tant que la critique du coran, de ses concepts, de ses principes et de son enseignement demeure taboue ; cet état de fait empêche tout progrès, stérilise la pensée et paralyse toute initiative. S’attaquant indirectement au coran. l’auteur se demande quels changements profonds peut-on s’attendre de la part de populations qui sacralisent des textes figés et stériles et qui continuent de croire qu’ils sont valables pour tous les temps et tous les lieux. Ce blocage n’empêche pas les leaders religieux de répéter avec vantardise et arrogance que les musulmans sont le meilleur de l’humanité, que les non-musulmans sont méprisables et ne méritent pas de vivre ! L’ampleur de la schizophrénie qui affecte l’oumma islamique est remarquable.

L’auteur s’interroge : «comment l’élite éclairée dans le monde islamique et arabe saura-t-elle affronter cette réalité ? Malgré le pessimisme qui sévit parmi les penseurs musulmans libéraux, ceux-ci conservent une lueur d’espoir qui les autorise à réclamer qu’une autocritique se fasse dans un premier temps avec franchise, loin du mensonge, de l’hypocrisie, de la dissimulation et de l’orgueil mal placé. Cet effort doit être accompagné de la volonté de se réconcilier avec les autres en reconnaissant et respectant leur supériorité sur le plan civilisationnel et leurs contributions sur les plans scientifiques et technologiques. Le monde islamique doit prendre conscience de sa faiblesse et doit rechercher les causes de son arriération, de son échec et de sa misère en toute franchise afin de trouver un remède à ses maux.

Le professeur Abd el Samad ne perçoit aucune solution magique à la situation de l’oumma islamique tant que celle-ci restera attachée à la charia qui asservit, stérilise les esprits, divise le monde entre croyants musulmans et infidèles non-musulmans ; entre dar el islam et dar el harb (les pays islamiques et les pays à conquérir). L’auteur croit qu’il est impossible pour l’oumma islamique de progresser et d’innover avant qu’elle ne se libère de ses démons, de ses complexes, de ses interdits et avant qu’elle ne transforme l’islam en religion purement spirituelle invitant ses adeptes à une relation personnelle avec le créateur sans interférence de la part de quiconque fusse un prophète, un individu, une institution ou une mafia religieuse dans sa pratique de la religion ou dans sa vie quotidienne.

Source : Al-marsd via Eddenyaup

Catégories :Culture, International, Société

Le rôle objectif de la Gauche selon Michéa

Chez Michéa, l’économie est perçue comme la religion de substitution des sociétés modernes. Le Progrès apparaît donc comme un messianisme, à la seule différence qu’il est séculier et non pas divin. Supposé scientifiquement continu donc, puisque l’Histoire aurait un sens, il vise à atteindre la fin de l’histoire. Le Machinal, la mécanisation intégrale de la vie, serait une évolution positive vers cela. L’homme, vu comme une machine, obéirait de manière mécanique à son comportement « naturellement » égoïste. Michéa pousse l’analyse encore plus loin : le Progrès serait une vision ethno et chronocentrée.

[…]

La gauche comme caution intellectuelle du libéralisme

En disposant du « monopole des définitions » (10) depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, la Gauche « contrôle l’industrie de la bonne conscience ». (11) Et par sa position privilégiée dans le monde du spectacle et de la communication – les NTIC (Nouvelles technologies d’information et de communication) –, la Gauche exerce l’influence la plus déterminante dans le formatage des esprits et le ralliement au libéralisme-libertaire. Elle en explique aussi plus aisément leur caution au système progressiste. Consciemment ou inconsciemment donc, la Gauche – et plus particulièrement l’Extrême-Gauche, « cette pointe la plus remuante du Spectacle moderne » (12), remarque Michéa – sont les principaux alliés objectifs du néolibéralisme qu’ils prétendent combattre. Ils pensent, par exemple, la soumission à l’industrialo-marchand comme un acte rebelle et anti-capitaliste.

[…]

Les classes populaires, pour leur part, refusent ce mythe du Progrès. Instinctivement, elles sont réfractaires à toute fuite en avant et conservent donc une dimension morale conservatrice. Ceci permet de cerner, d’après Michéa, l’incapacité qu’ont les élites – tout comme l’extrême-gauche – de comprendre les gens ordinaires qui constituent leur peuple.

[…]

Mais cette haine du « beauf », en réalité le travailleur des classes populaires, s’est en outre traduite par un glissement progressif. Le prolétaire, « travailleur directement exploité par les puissances du Capital », fut remplacé par la figure de l’exclu, voire du Lumpen, puis par le travailleur immigré, qui devint ensuite le simple immigré, pour aboutir à l’immigré clandestin

 

Article dans son intégralité sur Scriptoblog

Lettre ouverte à Madame le Ministre Geneviève Fioraso

En catimini le gouvernement socialiste s’apprête à porter un coup dur à la langue française. Dans un projet de loi a priori abscons, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur, écrit en filigrane que le français serait un obstacle à l’attractivité de notre pays pour les étudiants étrangers. Un comble quand on sait que nombre de jeunes gens viennent en France justement pour la richesse de notre langue et le rayonnement de notre culture.

Sous le prétexte d’internationalisation de l’enseignement, les socialistes veulent remplacer le français par l’anglais comme langue de référence dans l’enseignement supérieur. Debout la République ne pouvait pas rester passif face à cette énième attaque contre notre cohésion nationale. Non seulement cette loi ne va aucunement accroitre l’attractivité de notre enseignement, mais elle va en plus affaiblir le niveau de maitrise du français chez les jeunes générations.

Dans cette lettre ouverte à Madame Fioraso et aux sénateurs socialistes, Eric Anceau et Marion Sigaut, membres du Bureau national de DLR, prennent au nom de tous les adhérents et sympathisants de DLR la défense de notre patrimoine commun : la langue française.

Stendhal écrivait que le premier instrument du génie d’un peuple est sa langue. Nous craignons, Madame la ministre et Mesdames et Messieurs les sénateurs socialistes, que vous n’ayez pas assez médité cette phrase.

Au fur et à mesure que le temps passe, les craintes que nous formulions voilà quelques semaines sur votre projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche, Madame la ministre, ne font que se renforcer, puisqu’il porte maintenant une grave atteinte à la place de la langue française dans nos établissements d’enseignement supérieur. Plutôt que de vous attaquer aux vraies raisons qui font décliner notre pays et souffrir nos compatriotes, vous cherchez à les inscrire un peu plus chaque jour dans la globalisation dont les prix à payer sont la marchandisation de toutes les activités, y compris les plus précieuses, celles de la connaissance et de la culture, et le nivellement par le bas.

Jusqu’à aujourd’hui, le Code de l’éducation affirme dans son article L 121-3 que :

  1. La maîtrise de la langue française et la connaissance de deux autres langues font partie des objectifs fondamentaux de l’enseignement.
  2. La langue de l’enseignement, des examens et concours, ainsi que des thèses et mémoires dans les établissements publics et privés d’enseignement est le français, sauf exceptions justifiées par les nécessités de l’enseignement des langues et cultures régionales ou étrangères, ou lorsque les enseignants sont des professeurs associés ou invités étrangers. Les écoles étrangères ou spécialement ouvertes pour accueillir des élèves de nationalité étrangère, ainsi que les établissements dispensant un enseignement à caractère international, ne sont pas soumis à cette obligation.

Désormais, se verrait ajouter, par vos soins, à la fin du premier alinéa du paragraphe II: « ou lorsque les enseignements sont dispensés dans le cadre d’un accord avec une institution étrangère ou internationale tel que prévu à l’article L. 123-7 ou dans le cadre de programmes bénéficiant d’un financement européen, ou par l’intérêt pédagogique de cette démarche, ou lorsque les enseignements sont destinés à un public international. Dans ces deux derniers cas des enseignements permettant aux étudiants francophones d’acquérir la maîtrise de la langue d’enseignement sont mis en œuvre. Lorsque les enseignements ne sont pas assurés en français, l’établissement doit organiser, à destination des étudiants étrangers qui ne maîtrisent pas bien le français, un parcours de formation destiné à leur permettre la maîtrise du français ».

Ainsi, l’enseignement dans une langue étrangère (principalement l’anglais, on l’aura compris) serait non seulement permis dans nos Universités, mais deviendrait la norme dès lors qu’un partenaire étranger ou qu’un financement européen y serait associé. Notons au passage que celui-ci est en réalité français puisque notre pays est contributeur net au budget européen. Cela reviendrait à financer nous-mêmes l’expulsion de la langue française de l’enseignement supérieur et de la recherche, en d’autres termes, à nous suicider !

Cependant pour certains de vos amis, cela ne suffisait pas encore. Nous nous sommes sentis obligé, Mesdames et Messieurs les sénateurs socialistes, de vous rendre aussi destinataires de cette lettre puisque trente-six d’entre vous, dont l’un des vice-présidents délégués, avez déposé sur le bureau du Sénat, le 12 février dernier, une proposition de loi « relative à l’attractivité universitaire de la France » qui aggrave encore le projet initial avec votre assentiment, Madame la Ministre.  Comme l’indique clairement votre exposé des motifs, il s’agit à vos yeux de renforcer la place de la France dans la concurrence internationale. L’article 6 de votre proposition ajoute le passage suivant à l’article L. 761-1 du Code de l’éducation : « par dérogation à l’article L. 121-3 [celui cité plus haut], la langue de l’enseignement, des examens et concours, ainsi que des thèses et mémoires, dans les établissements d’enseignement supérieur, peut être une autre langue que le français. Pour les étudiants ne justifiant pas d’une connaissance suffisante du français, lorsqu’ils suivent une formation dispensée dans une langue étrangère, cette dérogation est soumise à l’obligation de suivre un cursus d’apprentissage de la langue et de la culture françaises ».

Si le texte est voté et promulgué, les étudiants étrangers qui viendront en France n’auront plus d’effort à faire pour s’exprimer en français et comprendre notre culture. Ils ne feront plus rayonner notre pays en retournant chez eux. Or, il suffit de dialoguer avec eux pour se rendre compte qu’ils sont demandeurs, qu’ils n’aspirent qu’à devenir nos meilleurs ambassadeurs. Au lieu d’attirer des enseignants et des étudiants étrangers, vous les ferez fuir vers d’autres pays. Pour découvrir notre gastronomie et notre folklore, point n’est besoin de venir étudier ou travailler chez nous, quelques jours de tourisme suffisent.

En outre, il sera désormais possible qu’un étudiant français suive, en France, une formation en anglais sans connaître aucun des termes spécifique à sa discipline… dans la langue française ! Croyez-vous que le niveau de nos étudiants soit suffisant pour se permettre de leur dispenser un enseignement dans une autre langue alors que beaucoup d’entre eux ne maîtrisent justement pas les rudiments de la leur ?

Méconnaissez-vous à ce point cette vérité élémentaire que le recours à l’anglais lorsque les interlocuteurs ne sont anglo-saxons ni l’un ni l’autre entraîne une double traduction, source évidente d’erreurs et d’appauvrissement ? Indépendamment d’une contribution au développement du globish, vous imaginez-vous réellement permettre un progrès quelconque dans la connaissance réelle de l’anglais, sauf pour quelques privilégiés qui pourront s’offrir des cours particuliers et des séjours dans le monde anglo-saxon ? Ne vous rendez-vous pas compte que la compétence linguistique primera la compétence scientifique alors que ce que nous vivons tous les jours avec le monde de la finance aurait dû vous alerter, les mêmes causes produisant le plus souvent les mêmes effets ? Croyez-vous réellement apporter une pierre  à l’édifice socialiste en augmentant les inégalités et en coupant encore davantage des masses l’élite mondialisée et hors-sol que vous dénonciez quand vous étiez dans l’opposition et en campagne électorale ?

Permettez-moi de vous dire au contraire que  selon la belle formule d’Umberto Eco, « la langue de l’Europe, c’est la traduction » et pas l’anglais, que la lutte contre le communautarisme, le chômage et la précarité passe par le renforcement du français, que la précision des mots de notre langue en fait une langue de culture mais aussi de science, qu’elle a produit un René Descartes, un Victor Hugo ou un Louis Pasteur, mais aussi qu’elle a permis à une Marie Curie, un Eugène Ionesco, un Henri Troyat, un Milan Kundera, un Georges Charpak, un Hector Bianciotti ou un François Cheng de produire une œuvre mondialement reconnue.

Lorsque l’on se méprise soi-même comment espérer que les autres vous respectent ? N’oubliez pas, Madame la ministre, que vous êtes pour partie l’héritière ès qualité de Jules Ferry auquel le président Hollande rendait hommage en prenant ses fonctions. Vous envoyez un signal négatif à tous ceux qui, par le monde, voudraient apprendre le français, vous sapez la politique de la francophonie alors même que nos amis québécois ou africains sont si fervents, vous risquez de contribuer à faire de la France une simple province d’un vaste ensemble euro-atlantiste anglophone et de ravaler notre langue qui est celle des droits de l’homme et de l’olympisme au rang de l’idiome.

Permettez-nous de citer un écrivain que l’actuel hôte de l’Elysée aime autant, croyons-nous, que l’aimait François Mitterrand, Léopold Sedar Senghor. Á la question « Pourquoi écrivez-vous en français ? », il répondit dans Éthiopiques : « Parce que nous sommes des métis culturels. Parce que si nous sentons en nègre, nous nous exprimons en français, parce que le français est une langue à vocation universelle, la langue de la civilisation de l’universel. » En un mot comme en cent, Madame la ministre et Mesdames et Messieurs les sénateurs socialistes, n’entraînez pas le pays, un peu plus, sur la voie de la capitulation et renoncez à vos funestes projets. Sachez résister comme nous-mêmes.

Eric Anceau
Membre du Bureau national de DLR
Délégué national à l’Assimilation et à la Cohésion nationale
Marion Sigaut
Membre du Bureau national de DLR
Déléguée nationale à la Vitalité de la Langue française

Ecole. Le niveau baisse, à qui la faute ?

Les compétences en lecture, écriture et calcul baissent en primaire, là où se joue la réussite scolaire, selon plusieurs enquêtes. Plusieurs facteurs d’explication sont avancés.

 – En 2007, à l’entrée au collège, 15% des élèves connaissaient des difficultés sévères ou très sévères, et 25% avaient des acquis fragiles. C’est plus de 30 à 35% dans les zones d’éducation prioritaire.

Orthographe : presque 15 fautes en dix lignes
– Entre 1987 et 2007, les compétences des élèves en fin de CM2, observées aux mêmes épreuves, montrent « une baisse significative ». Concernant l’orthographe, dans une même dictée d’un texte d’une dizaine de lignes, le nombre d’erreurs a augmenté en moyenne de 10,7 en 1987 à 14,7 en 2007.
Le pourcentage d’élèves qui faisaient plus de quinze erreurs était de 26% en 1987 mais de 46% vingt ans plus tard.
Ce sont principalement les erreurs grammaticales qui ont grimpé, passant de sept à onze en moyenne. Par exemple, 87% des élèves conjuguaient correctement le verbe « tomber » dans la phrase « le soir tombait ». Ils n’étaient plus que 63% en 2007. Concernant la lecture, les élèves devaient strictement reproduire une courte phrase contenue dans « La gloire de mon père » de Marcel Pagnol: 81% y sont parvenus en 1987, et seulement 64% en 2007.

– En lecture, entre 1997 et 2007, la proportion de jeunes au début du collège jugés en difficulté est passée de 14,9% à 19%, une augmentation particulièrement marquée dans l’éducation prioritaire.

A 15 ans, 20 % des élèves ont des difficultés de lecture
– Les enquêtes Pisa évaluent les jeunes de 15 ans, c’est-à-dire quasiment à la fin de la scolarité obligatoire en France, en compréhension de l’écrit, mathématiques et sciences.
Entre 2000 – première édition de l’enquête – et 2009 : la France recule, même si elle se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE. En compréhension de l’écrit, la France est passée du 13e rang sur 26 pays, au 18e sur 34 pays. Mais les inégalités se sont accrues : la proportion des élèves les moins performants en lecture est passée de 15% à 20%, et celle des élèves les plus faibles en mathématiques a augmenté de 16,6% en 2003 à 22,5% en 2009.
En revanche, le pourcentage des plus performants a augmenté en lecture (de 8,5% à 9,6% entre 2000 et 2009) alors que globalement ce groupe a plutôt décru dans le reste de l’OCDE.
La proportion des meilleurs élèves en maths est resté sensiblement identique.

– Dans l’enquête internationale Pirls, menée en 2011: la France n’arrive qu’en 29e position sur 45 pays, en-deçà de la moyenne européenne. En outre, en dix ans (2001-2011), les élèves français sont toujours plus nombreux à s’abstenir de répondre lorsque les réponses doivent être rédigées, et ils sont les plus nombreux à ne pas terminer les épreuves.

Un jeune sur 20 en situation d’illettrisme
– Les évaluations en lecture sur des jeunes de 17 ans ou plus dans le cadre de la Journée Défense et Citoyenneté, menées en 2011, révèlent qu’un jeune sur dix rencontre des difficultés de compréhension, dont la moitié peut être considérée en situation d’illettrisme.
Chaque année, 140.000 jeunes sortent du système éducatif sans formation ou qualification. Des universités organisent des cours de rattrapage en français pour les étudiants en licence les plus faibles en ce domaine, destinés à faire diminuer l’échec lors des premières années universitaires.

En cause, selon des experts, la multiplication des disciplines, la transformation des pédagogies et une formation des enseignants pas toujours adaptée. Pour l’historien Antoine Prost, « il faut non seulement travailler davantage mais mieux ». « Entre 1960 et aujourd’hui, on a perdu une heure de travail d’élève sur cinq. C’est comme si on avait obligé tous les élèves à sauter une classe ».

L’orthographe, totem français
Le temps alloué à l’enseignement du français a aussi fortement baissé, relève l’historien Claude Lelièvre. « Les élèves font plus de fautes de grammaire ou de lexique parce qu’on passe moins de temps à faire de la grammaire explicite et encore moins à faire des répétitions ». En revanche, « si vous mettez entre parenthèses la question de l’orthographe, on a des élèves qui font des rédactions supérieures par rapport à des copies du certificat d’études de 1923 », souligne-t-il. « L’orthographe est un totem français ! Vous pouvez vous vanter d’être nul en maths, mais pas d’être nul en orthographe. C’est l’apitoiement généralisé ! », relève avec amusement M. Lelièvre. Et il relativise : « Il n’y a pas un effondrement du niveau en rapport avec l’effondrement des horaires consacrés. Ca pourrait être nettement pire ».

Dégradation sociale
Viviane Buhler, inspectrice de l’Education nationale honoraire, formule d’autres « hypothèses » : « la dégradation sociale et la transformation de la population », citant « le chômage, la perte de repères dans les milieux populaires, des familles issues de cultures très éloignées de celle de l’école… ».
Elle accuse aussi la multiplication des réformes qui ont introduit de nouvelles matières (langue vivante, sécurité routière…), « les enseignants ne savent plus trop quelles sont leurs priorités ». Et la formation continue « qui n’a pas eu suffisamment d’impact sur les pratiques pédagogiques ».

Le Télégramme

Feu la démocratie, la « post-démocratie » est bien là

Nous ne vivons plus en démocratie mais en « « post-démocratie » : tyrannie du droit, fin de la souveraineté, dénaturation de la citoyenneté, régime oligarchique et dictature des minorités s’imposent aux peuples et contre les peuples…

Les Français ne vivent plus en démocratie mais en « post-démocratie » , comme de plus en plus d’Européens, d’ailleurs. La « post-démocratie »  emprunte les mots de la démocratie : on parle toujours d’élections, de Parlement et de République française. Mais la « post-démocratie »  prend le contrepied de la démocratie car elle programme la disparition de la souveraineté du peuple au profit d’un système oligarchique, qui vise à l’instauration d’un gouvernement mondial utopique.
Depuis la fin de l’URSS et l’accession des Etats-Unis au rang de surpuissance mondiale, cette vieille utopie a libre cours car elle ne rencontre plus d’obstacles doctrinaux ; et aussi parce qu’elle sert les intérêts stratégiques américains (notamment pousser les pays à s’ouvrir au commerce international, empêcher l’Europe Puissance, contenir la Russie, etc.).

La démocratie a été tuée par les idéologues libéraux

Les vrais assassins de la démocratie ne sont pas les réactionnaires, les factieux ou les partisans de la dictature. Non : ils se recrutent parmi les partisans de la « société ouverte », de la « fin de l’histoire », du « doux commerce », des « droits de l’homme » et du « gouvernement mondial ». Car la « post-démocratie »  pousse jusqu’à ses ultimes limites la logique libérale initiale et pave notre enfer de plein de bonnes intentions affichées.

L’utopie « post-démocratique » repose sur une anthropologie pessimiste et réductrice : pour éviter à l’homme de faire le mal, il faut lui ôter les moyens institutionnels d’agir sur ses semblables et promouvoir un ordre qui soit le plus axiomatiquement neutre ; il faut donc substituer le gouvernement des choses (économie, marché) au gouvernement des hommes.

La politique, les frontières, les communautés et l’Etat sont mauvais pour l’homme, tel est le credo « post-démocratique ». Cette idéologie postule aussi que l’homme prélude à la société et dispose pour ce faire de « droits » propres, indépendamment et préalablement à toute organisation politique, voire à toute communauté et à toute famille.

La « post-démocratie »  découle de l’esprit libéral, dans sa version anglo-saxonne. On ne peut, certes, exclure que les libéraux souhaitaient réellement, à l’origine, protéger l’homme des méfaits de la tyrannie – comme les fondateurs de l’Europe unie voulaient empêcher le retour de la guerre sur notre continent. Mais la morale des intentions ne suffit pas : le système qu’ils ont contribué à mettre en place déroule sa logique implacable.

La tyrannie du droit

L’affirmation de droits humains préalables à tout ordre social porte en elle en effet des conséquences politiques majeures : la suprématie du droit sur les lois, celle des juges sur les législateurs et finalement la remise en cause de toute souveraineté politique.

Comme on le voit tous les jours, l’affirmation des droits de l’homme débouche sur la fin de la citoyenneté, puisque l’étranger – on dit « immigré » – en tant qu’homme dispose désormais des mêmes « droits » que le citoyen : prétendre le contraire reviendrait à le discriminer injustement. Les « droits » ainsi entendus ne garantissent plus vraiment contre la tyrannie, comme on le pensait à l’origine, mais deviennent un moyen de déstructurer tout ordre politique.

En « post-démocratie »  le droit procédural supplante donc la loi : l’Etat de droit, comme on dit en novlangue, annonce le gouvernement des juges, celui que nos ancêtres justement récusaient.
Le droit procédural est de nature libéral car il doit garantir la bonne exécution des contrats et non pas protéger la société. En « post-démocratie » , comme dans les films américains et pour les mêmes raisons, tout se termine donc au prétoire.
Les juges s’arrogent le droit de censurer les lois ; on appelle cela le contrôle de constitutionnalité des lois : comprenez le contrôle idéologique des législateurs élus, par des juges non élus et qui revendiquent en outre le droit à l’inamovibilité et à l’impunité.

Les anciens Grecs hausseraient les épaules si on leur disait qu’un tel régime est démocratique !

Les valeurs contre la démocratie

La « post-démocratie »  a hérité du puritanisme anglo-saxon, la mise en place d’un régime de prohibitions et de surveillance généralisé, avec la pénalisation des opinions ou des comportements dissidents (proscription des prétendues « phobies »…) et le retour des procès en sorcellerie : car avec les lois mémorielles et liberticides, les intentions cachées comptent désormais plus, face au juge, que les faits.

En « post-démocratie »  on considère comme « démocratique » non pas un gouvernement issu d’élections libres et qui applique la politique voulue par la majorité des électeurs, mais un gouvernement qui respecte les « valeurs », c’est-à-dire l’idéologie dominante fondée sur le libéralisme, l’égalitarisme et le cosmopolitisme.

Le gouvernement hongrois l’a appris à ses dépens : Bruxelles l’a placé au ban de l’Europe parce qu’il voulait réguler l’activité de sa banque centrale. Car en « post-démocratie » , les banques relèvent du sacré !

Tous ceux qui contestent cette idéologie se retrouvent ainsi placés en dehors de la normalité, sinon de l’humanité. Car les puritains libéraux érigent leurs « valeurs » au rang de nouveau Décalogue !

La haine des peuples

Les premiers libéraux se méfiaient de l’Etat et de l’Eglise, qu’ils suspectaient de tyrannie. Mais la « post-démocratie »  a érigé en principe la suspicion à l’égard des peuples autochtones. Elle leur préfère les nomades, les migrants et les minorités.

RESPECTEZ LE VOTE IRLANDAIS T-SHIRTS

Le vote populaire n’est, en effet, un processus valide en « post-démocratie »  que s’il va dans le sens du politiquement correct.
La démocratie ne se définit donc plus comme un processus mais comme un programme. Sinon on diabolise le vote en l’accusant de « populisme ». Car quand le peuple veut s’écarter du dogme libéral et cosmopolite, ceux qui haïssent la démocratie y voient la marque du populisme.

On n’hésite pas non plus désormais à faire revoter le peuple jusqu’à ce que le résultat soit conforme (comme dans le cas de l’Irlande avec les traités européens) : car il ne peut y avoir d’alternative aux fameuses « valeurs ».

Le plus simple en « post-démocratie »  consiste évidemment à ne tenir aucun compte de ce que souhaite la majorité des électeurs et à ne pas la consulter. L’élection ne sert plus qu’à donner une onction, un label, « démocratique », au pouvoir : mais elle ne sert pas à fixer un cap politique. Le peuple français a rejeté par référendum la constitution européenne ? Pas de problème : on la lui impose via le Traité de Lisbonne, ratifié par les parlementaires. Et puis, le mieux n’est-il pas de ne pas le consulter par référendum sur des sujets qui le concernent ?

Le principe du consentement, qui fondait la démocratie en Europe et plongeait ses racines au plus profond de notre histoire, cède la place au principe de soumission (on ne doit pas remettre en cause les « valeurs » et ceux qui s’en réclament) comme base du nouvel ordre post-démocratique.

La fin de la citoyenneté

La démocratie suppose la participation et l’engagement des citoyens, leur « vertu » : leur désintéressement au service du bien commun et leur solidarité. Mais l’idéologie libérale a détruit tout cela depuis longtemps en le remplaçant par la valorisation du calcul égoïste et la promotion des droits créances, antithèse de la citoyenneté.

https://placedumarche.files.wordpress.com/2013/03/att00010.jpgOn a aussi abandonné le principe majoritaire au profit de la loi des minorités, approche qui convient parfaitement à la petite oligarchie qui a pris le pouvoir. La « post-démocratie »  se résume à la protection des droits des « minorités », car ce levier peut se retourner ensuite contre la volonté de la majorité. On le voit bien, aujourd’hui, ce processus à l’œuvre dans le cas du mariage homosexuel ou de l’immigration clandestine, par exemple.

Il s’agit, bien sûr, d’une logique de déconstruction individualiste de la démocratie, fruit naturel mais néanmoins amer de l’idéologie des droits de l’homme et du cosmopolitisme.

La « post-démocratie »  correspond à un totalitarisme soft (« soft power », comme dit l’Union européenne) car elle repose sur la lente destruction de tout ce qui fonde l’identité, le libre-arbitre et la responsabilité de l’homme. Ce mouvement de destruction (on dit « déconstruction » en novlangue) vise à créer une société d’individus, donc un oxymore, une contradiction dans les termes. Car ces individus déracinés deviennent des atomes sociaux, des sujets et une ressource humaine pour l’oligarchie.

Le gouvernement mondial relève aussi d’une démarche totalitaire qui revient fatalement à placer une partie de la population hors de l’humanité, car il n’y a pas de politique et donc pas de gouvernement sans une logique d’inclusion et d’exclusion.

La « post-démocratie »  réalise ainsi les plus sombres prédictions de G. Orwell ou d’A. Huxley.

L’Union européenne laboratoire de la « post-démocratie »

La « post-démocratie »  ne se résume pas à une théorie, aussi fumeuse soit-elle. Elle entre aussi dans les faits : l’Union européenne en constitue le laboratoire.

La dynamique de l’Union européenne repose en effet sur la dissolution progressive de la souveraineté des Etats-membres, mais sans la création en contrepartie d’un Etat fédéral voire confédéral. L’Union européenne se veut comme un anti-Etat qui a, certes, un drapeau mais pas de tête, pas de constitution, pas de gouvernement, pas de défense, pas de frontières, pas de citoyenneté : elle veut se définir seulement par ses « valeurs », c’est-à-dire par son idéologie.

Cet ensemble n’a ni centre ni périphérie : des autorités non élues le régissent, que la majorité des Européens ne connaît pas, qui fixent des procédures contraignantes qui s’imposent à tous, dont les juges également non élus contrôlent l’application et que les parlements nationaux doivent seulement « transcrire ».

L’Union européenne est un modèle de « post-démocratie »  où la souveraineté se dissout dans le néant et, avec elle, la liberté des Européens.
Car il n’y a pas de démocratie sans libertés nationales, sans souveraineté et sans politique, donc sans limites.

La « post-démocratie », symbole de la décadence européenne

En « post-démocratie » , la démocratie, vidée de son sens, devient un spectacle virtuel : spectacle des élections, spectacle des fausses alternances, spectacle des fausses oppositions gauche/droite au sein d’une oligarchie interchangeable qui conduit sans faiblir le même programme. Car les politiques et les peuples autochtones ne décident plus rien : les marchés, les médias et les juges le font à leur place

Il ne faut pas s‘étonner si ce spectacle du fantôme de la démocratie intéresse de moins en moins de spectateurs autochtones et si l’abstention politique s’accroît.

La « post-démocratie »  apparaît de plus en plus comme une curieuse maladie occidentale, d’autant que le reste du monde – donc la majorité de l’humanité – ne se reconnaît pas du tout dans les lubies néolibérales. Le reste du monde s’efforce, au contraire, de retrouver identité, puissance et souveraineté. C’est d’ailleurs pourquoi il vit de mieux en mieux, pendant que le grand hôpital occidental s’enfonce dans le marasme.

Les pays émergents font aussi de plus en plus obstacle à la toute-puissance américaine et ses « valeurs », tandis que l’islamisme s’affirme comme un universalisme concurrent. L’utopie libérale anglo-saxonne ne fait plus rêver l’humanité. Voilà une vérité que les cosmopolites de la rive gauche, petite minorité ridicule d’enfants gâtés, se gardent bien de révéler !

La « post-démocratie »  suscite en outre une opposition croissante en Europe même, qu’accentue la persistance de la crise occidentale puisque, en réalité, les deux phénomènes découlent l’un de l’autre.
Les peuples veulent en effet des Etats qui les protègent et non pas des ectoplasmes qui démontent les frontières et se soumettent aux banques et aux marchés. Ils veulent que l’on respecte leur volonté et leur identité aussi, au lieu de les diaboliser.
La coupure entre pays réel et pays légal et entre peuples autochtones et oligarchies ne cesse donc de s’approfondir en Occident sur fond de montée des tensions ethniques.

Vers la quatrième théorie politique ?

En d’autres termes, la « post-démocratie » , loin de s’inscrire dans la marche triomphale du progrès mondial, peine de plus en plus à s’imposer. Cet échec résulte des principes erronés sur lesquels elle repose et aussi de l’arrogance de l’oligarchie occidentale, qui se croyait légitime à imposer sa vue du monde à toute la terre, au besoin par la guerre.

Après l’échec du communisme, du fascisme et maintenant du néo-libéralisme cosmopolite occidental, toutes idéologies liées les unes aux autres, il y a besoin d’une nouvelle théorie politique, comme l’écrit l’essayiste russe Alexandre Dougine : une nouvelle théorie qui tienne compte de la vraie nature de l’homme, des vrais rapports entre les peuples et qui soit à son tour universelle, c’est-à-dire dans laquelle une majorité de peuples puisse se retrouver.

Une nouvelle théorie dont on sent confusément déjà poindre les principales composantes d’une nouvelle Déclaration d’émancipation de l’humanité : droit des peuples à la souveraineté et au maintien de leur culture et de leur identité, égale dignité des cultures, gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, soumission de l’économie au politique, solidarité des ensembles continentaux, refus de l’ingérence, régulation de l’immigration, primauté des lois, etc.

A l’âge de la sinistre « post-démocratie » , la démocratie redevient une idée neuve en Europe.

Michel Geoffroy pour Polémia

Qatar, la stratégie de l’ogre, de Malbrunot et Chesnot : l’émir obsédé par la Syrie

L’intervention du Qatar dans le soi-disant « printemps arabe » est un secret de Polichinelle. Le Qatar, manifestement, roule pour lui-même et manie le double jeu à tous les échelons de la politique internationale. Il poursuit son offensive au Mali, en Tunisie et en Syrie comme il l’a fait en Libye. Jusqu’à présent il a réussi à berner l’Occident, France incluse. La France peut-elle poursuivre cette « amitié » contre-nature et avaler toutes les couleuvres possibles pour préserver quelques investissements dans  l’Hexagone, notre base militaire à Doha et nos ventes d’armes ?

L’auteur de l’article ci-après est Sami Kleeb, du journal libanais  Al-Safîr (*). Il commente la sortie, le 14 mars 2013, d’un livre sur le Qatar, « Qatar, la stratégie de l’ogre »

La conclusion à laquelle est parvenu le livre français Les secrets du coffre-fort (1) attire l’attention. Cette conclusion dit : « Hamad contre Assad, un des deux partira ». Les deux auteurs, Georges Malbrunot et Christian Chesnot, lèvent le voile sur ce qui se déroule dans les coulisses des diplomaties occidentales et arabes. La teneur de la conclusion est que « le  prince du Qatar est devenu obsédé par la Syrie et qu’il considère l’affaire comme personnelle car il sait que, si Assad s’en sort, ce sera à lui le cheikh Hamad, de payer le prix. C’est pour cela, qu’il emploie toute son énergie à  faire chuter Assad. ».

Les auteurs rapportent mot à mot ce que disait un cousin du prince du Qatar. Il y a aussi d’autres paroles dont l’origine cette fois-ci est un diplomate européen à Doha : « Si la crise syrienne se prolonge, cela entraînera une rupture de l’équilibre interne à Doha. Car il y a une lutte entre le Premier ministre (le cheikh Hamad bin Jacem bin Jabr al-Thâni), architecte de la stratégie qatarie en Syrie, et le dauphin (Tamîm) qui agit d’une façon différente dans ce dossier ». Un autre diplomate français que les auteurs ont rencontré affirme que « les autorités du Qatar ne planifient pas au long terme (dans la crise syrienne) mais agissent sur le court terme … ce qui représente leur point de faiblesse. ».

QATAR STRATEGIE DE L'OGRE

Le livre français, à paraître chez Michel Lafon, présente des témoignages et de nombreuses informations pour ceux qui veulent comprendre la structure interne qatarie mais aussi les rouages de la stratégie qatarie, ses moyens, ses buts face aux problèmes arabes aigus et tout particulièrement sur les dossiers libyen et syrien.

Article dans son intégralité sur Riposte Laïque

 

Charles Aznavour: l’immigration est aujourd’hui une catastrophe

14 mars 2013 1 commentaire

Interrogé par Marc-Olivier Fogiel le 28 février 2013 au micro de RTL, Charles Aznavour a profité de l’occasion pour délivrer le fond de sa pensée sur l’immigration :

« Je suis devenu français d’abord dans ma tête, dans mon cœur, dans ma manière d’être, dans ma langue. Je suis devenu français. C’est-à-dire que j’ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être français. » Puis, a-t-il ajouté : « Il faut le faire ou il faut partir. »

Charles Aznavour ne dit pas qu’il faut aimer la France ou la quitter. Charles Aznavour dit mieux : il faut la ressentir dans toutes les fibres de son être ou alors la quitter, discours que le FN lui-même n’ose plus tenir du fait de l’orwellisation de la France.

Charles Aznavour voit juste. La réalité de l’immigration en France est la suivante :

• D’un côté, des Français d’origine immigrée qui sont de véritables chances pour la France. Parfaitement acculturés, parfaitement fondus dans les traditions, les mœurs et les codes sociaux français, ils sont parfois même bien plus patriotes que les bobos de souche des Inrocks ou les têtes à claque du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS).

• Et de l’autre côté, des individus haineux pour qui la France est un objet de ressentiment, un pays de gwers, de babtous et de boloss, voué à être pillé et contre-colonisé pour expier son passé.

Si, dans le passé, l’immigration a pu être une chance pour la France, elle est aujourd’hui pour elle une catastrophe, la menant droit à la guerre civile (tradition nationale). Certains parlent de France « remplacée ». Il y a du vrai. Mais le terme de « kosovarisée » nous paraît plus juste, car il sous-entend que le choc entre les codes sociaux des Français de souche et ceux des immigrés non acculturés puisse se terminer en un violent conflit qui ne déplairait pas à une oligarchie soucieuse de détourner d’elle la colère populaire.

Cette vérité crève les yeux. Nul besoin de sondage, de chiffre ou d’enquête bidon menée par un sociologue du CNRS payé pour nous dire que la réalité n’est pas la réalité. Il suffit de voir et d’écouter. La France marche sur un volcan. Et elle n’échappera à l’éruption que si l’immigration est immédiatement stoppée et si ceux qui sont hostiles à notre pays sont arraisonnés, pour ne pas dire mis hors d’état de nuire.

Évidemment, tout ceci n’est que fiction pour nos classes politiques et médiatiques, qui, prises de panique, préfèrent se réfugier dans un déni de réalité suicidaire.

L’auteur de ces lignes n’est pas naïf. Il sait que, pour ce texte, il sera insulté et diffamé. Il sait très bien que des bobos complètement ringards, complètement vierges de la souffrance que partagent des millions de Français, viendront, pour plastronner et ainsi combler leur déficit de virilité, l’accuser de fascisme, de racisme et autres joyeusetés.

Mais au point où il en est, où la France en est, l’auteur de ces lignes n’en a cure (pour rester poli). Et puis qu’a-t-il à craindre si ce n’est être mis dans le même sac que Charles Aznavour ?

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