Archive

Archive for the ‘Histoire’ Category

Un siècle d’affiches anticommunistes

L’historien Nicolas Lebourg a publié en novembre dernier, chez Les Echappés (maison d’édition de Charlie Hebdo), un ouvrage très instructif et inédit à notre connaissance sur les affiches anticommunistes au XXème siècle : Mort aux Bolchos : Un siècle d’affiches anticommunistes.

Sorte de pendant négatif au livre de Romain Ducoulombier (Vive les Soviets !, paru en septembre) qui tente pour sa part de remonter le parcours d’un siècle d’affiches communistes, l’ouvrage s’engouffre dans les méandres de l’ « anticommunisme primaire », et tente d’en cerner la galaxie. […]

Source et diaporama sur Radio Nova

La boulangerie de la place de Béthune à Lille ferme ses fours après 500 ans d’histoire

Une histoire, démarrée voilà cinq cents ans, prend fin : il y a un four à pain dans la boulangerie de la place de Béthune depuis le XVIe siècle. La semaine prochaine, Myriam et Alain Sieuw arrêtent. Et c’est un kebab qui prend le relais.

La voix du Nord

Charles Aznavour: l’immigration est aujourd’hui une catastrophe

14 mars 2013 1 commentaire

Interrogé par Marc-Olivier Fogiel le 28 février 2013 au micro de RTL, Charles Aznavour a profité de l’occasion pour délivrer le fond de sa pensée sur l’immigration :

« Je suis devenu français d’abord dans ma tête, dans mon cœur, dans ma manière d’être, dans ma langue. Je suis devenu français. C’est-à-dire que j’ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être français. » Puis, a-t-il ajouté : « Il faut le faire ou il faut partir. »

Charles Aznavour ne dit pas qu’il faut aimer la France ou la quitter. Charles Aznavour dit mieux : il faut la ressentir dans toutes les fibres de son être ou alors la quitter, discours que le FN lui-même n’ose plus tenir du fait de l’orwellisation de la France.

Charles Aznavour voit juste. La réalité de l’immigration en France est la suivante :

• D’un côté, des Français d’origine immigrée qui sont de véritables chances pour la France. Parfaitement acculturés, parfaitement fondus dans les traditions, les mœurs et les codes sociaux français, ils sont parfois même bien plus patriotes que les bobos de souche des Inrocks ou les têtes à claque du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS).

• Et de l’autre côté, des individus haineux pour qui la France est un objet de ressentiment, un pays de gwers, de babtous et de boloss, voué à être pillé et contre-colonisé pour expier son passé.

Si, dans le passé, l’immigration a pu être une chance pour la France, elle est aujourd’hui pour elle une catastrophe, la menant droit à la guerre civile (tradition nationale). Certains parlent de France « remplacée ». Il y a du vrai. Mais le terme de « kosovarisée » nous paraît plus juste, car il sous-entend que le choc entre les codes sociaux des Français de souche et ceux des immigrés non acculturés puisse se terminer en un violent conflit qui ne déplairait pas à une oligarchie soucieuse de détourner d’elle la colère populaire.

Cette vérité crève les yeux. Nul besoin de sondage, de chiffre ou d’enquête bidon menée par un sociologue du CNRS payé pour nous dire que la réalité n’est pas la réalité. Il suffit de voir et d’écouter. La France marche sur un volcan. Et elle n’échappera à l’éruption que si l’immigration est immédiatement stoppée et si ceux qui sont hostiles à notre pays sont arraisonnés, pour ne pas dire mis hors d’état de nuire.

Évidemment, tout ceci n’est que fiction pour nos classes politiques et médiatiques, qui, prises de panique, préfèrent se réfugier dans un déni de réalité suicidaire.

L’auteur de ces lignes n’est pas naïf. Il sait que, pour ce texte, il sera insulté et diffamé. Il sait très bien que des bobos complètement ringards, complètement vierges de la souffrance que partagent des millions de Français, viendront, pour plastronner et ainsi combler leur déficit de virilité, l’accuser de fascisme, de racisme et autres joyeusetés.

Mais au point où il en est, où la France en est, l’auteur de ces lignes n’en a cure (pour rester poli). Et puis qu’a-t-il à craindre si ce n’est être mis dans le même sac que Charles Aznavour ?

Les hyenes du PAF : David Pujadas, le 11 Septembre 2001:  » Wouah ! Génial ! »

27 février 2013 Laisser un commentaire

 

« Putains de guerre » – Vidéo

23 février 2013 Laisser un commentaire

C’est une loi de la guerre inavouable : partout où il y a des soldats, il existe une prostitution ouverte, encadrée ou même érigée en système par les forces militaires en présence. Au fil de leur enquête, les auteurs du documentaire ont mis au jour un mode de fonctionnement implacable, et qui semble inévitable, de 1945 à aujourd’hui. Un système souhaité par les armées, entretenu par les sociétés militaires privées, et couvert par l’OTAN et l’ONU. Que ce soit en Indochine, en Algérie, au Viêtnam, en ex-Yougoslavie, en Irak ou en Afghanistan, les contingents ne se sont pas contentés d’être de simples clients : ils ont parfois été les complices actifs des proxénètes.

 « Putains de guerre » , Stéphane Benhamou et Sergio G. Mondelo – (France, 2012, 65 min.)

Diffusé  mercredi 20 février à 22h15 sur France 3.

 

La peur de rappeler les racines socialistes du fascisme

20 février 2013 Laisser un commentaire

L’ascendant culturel de la gauche est si fort que plus personne n’ose rappeler les racines socialistes du fascisme.

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume Uni.

« Je suis Socialiste, et un Socialiste plus authentique que votre riche ami le Comte Reventlow », disait Hitler en 1930 à Otto Strasser.

À l’époque, personne n’aurait considéré cette phrase comme controversée. Les nazis auraient difficilement pu afficher plus ouvertement leur socialisme, ils se définissaient avec la même terminologie que notre SWP [Socialist Workers Party, le plus grand parti d’extrême gauche anglais, NDT] : Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands.

Il était évident pour tous que le fascisme est une émanation de la gauche révolutionnaire. Ses militants défilaient le premier mai sous des drapeaux rouges. Ses dirigeants défendaient le collectivisme, la nationalisation de l’industrie, le protectionnisme, les conseils d’ouvriers. Partout en Europe, ils pensaient comme Hitler qui dit à un Mussolini enthousiaste en 1934 : « le capitalisme a fait son temps ».

Une des réussites les plus impressionnantes de la gauche moderne est d’avoir imposé un climat culturel qui refuse d’entendre ces simples faits. L’Histoire est réinterprétée en partant du principe que le fascisme est de droite, la logique étant semble-t-il que « gauche » signifie gentil, « droite » méchant, et que les fascistes étaient très méchants. Cette analyse qui semble sortie tout droit de Twitter est déplacée de la part de commentateurs sérieux.

Quand avez-vous entendu pour la dernière fois la BBC évoquer le BNP [British National Party, parti nationaliste anglais NDT] sans l’épithète « extrême droite » ? Cette terminologie délibérément tendancieuse nuit à la droite mainstream plus qu’au BNP puisqu’elle implique que son programme se réduit finalement à une forme plus intense de conservatisme.

On ne peut croire ça qu’en fermant les yeux sur la plus grande partie de ce que le BNP défend.

Comme l’écrit le New Statesmen :

Un simple survol des textes du BNP permet de trouver les propositions suivantes : forte augmentation des retraites, plus d’argent pour la santé publique, meilleure protection des travailleurs, nationalisation d’industries stratégiques. Sous Griffin, l’extrême droite moderne se positionne à gauche du Labour [équivalent anglais du PS, NDT].

L’ethno-nationalisme n’est d’ailleurs qu’une autre forme de protectionnisme. Ce parti refuse la libre circulation des personnes de la même manière qu’il refuse celle des biens. Pas étonnant qu’il se vende à présent comme « le Labour Party tel que vos parents le connaissaient ».

Je ne dis pas que le BNP et le Labour sont équivalents. Ce serait commettre la même erreur, en symétrique, que la populace de Twitter. Il y a de toute évidence d’énormes différences entre les convictions de Nick Griffin et celles d’Ed Miliband. Le BNP partage aussi des propositions avec les verts, les libéraux démocrates et les conservateurs. Avoir des propositions en commun ne signifie pas forcément qu’on partage la même doctrine.

J’espère simplement que les personnes de gauche qui m’ont lu jusqu’ici savent maintenant ce que peuvent ressentir les conservateurs quand on leur affirme qu’il n’y a qu’une différence de degré entre eux et le fascisme. Chaque fois que quelqu’un souligne les racines socialistes du fascisme on entend des cris d’indignation, pourtant ceux qui hurlent le plus fort sont souvent les premiers à soutenir qu’il y a un lien idéologique entre fascisme et conservatisme. Peut-être que les deux camps devraient songer à cesser d’utiliser cet argument.

Contrepoint

Gérard de Villiers : l’auteur de romans d’espionnage qui en savait trop

10 février 2013 Laisser un commentaire

Depuis quarante-huit ans, Gérard de Villiers écrit des romans d’espionnage étrangement prophétiques. Intrigué, The New York Times Magazine a tenté de percer le mystère. Rencontre avec l’auteur mythique des S.A.S.

En juin dernier, un thriller de gare a été publié à Paris : Le Chemin de Damas. Sur la couverture vert et noir, accrocheuse, une femme à la poitrine généreuse, pistolet automatique en main ; à l’intérieur, une intrigue truffée des inévitables courses-poursuites en voiture, explosions et conquêtes sexuelles. A la différence de la plupart des livres de poche, pourtant, celui-ci a attiré l’attention des officiers de renseignement et des diplomates de trois continents.

Le roman, qui se déroule en pleine guerre civile syrienne, brosse des portraits saisissants du président contesté Bachar El-Assad, de son frère Maher, ainsi que de plusieurs de ses lieutenants et alliés peu connus du grand public. Il décrit un coup d’Etat avorté soutenu en sous-main par les services américains et israéliens. Plus frappant encore, il retrace une attaque contre un centre de commandement du régime syrien situé à proximité du palais présidentiel de Damas, et ce un mois avant qu’un attentat ne se produise exactement au même endroit, tuant plusieurs hauts responsables du régime.

« Ce livre était prophétique », m’a confié un ancien analyste du Moyen-Orient, fin connaisseur de la Syrie, qui préfère garder l’anonymat. « Il vous fait mieux comprendre que tout ce que j’ai jamais vu l’atmosphère qui règne véritablement au cœur du régime, la façon dont ces gens opèrent. » L’ouvrage en question était la dernière livraison de Gérard de Villiers, un homme de 83 ans qui écrit depuis près de cinquante ans la fameuse série d’espionnage S.A.S. au rythme de quatre ou cinq titres par an. Ses ouvrages sont d’étranges hybrides : des romans de gare à succès, qui servent également de fonds de renseignements aux agences d’espionnage du monde entier.

Les vrais secrets d’espionnage transposés dans une fiction populaire

De Villiers a passé le plus clair de sa vie à cultiver ses relations avec des espions et des diplomates qui semblent s’amuser à se voir transposés (sous des noms soigneusement camouflés), avec leurs secrets, dans une fiction populaire, et l’on trouve systématiquement dans ses livres des informations totalement inédites sur des complots terroristes, des opérations d’espionnage et des guerres. D’autres romanciers populaires, comme John Le Carré et Tom Clancy, pimentent certes leurs intrigues de quelques scénarios tirés de la réalité et de jargon d’espionnage, mais les livres de Gérard de Villiers anticipent l’actualité et parfois même les événements.

Il y a près d’un an, il publiait un roman sur la menace que constituaient les groupes islamistes dans la Libye postrévolutionnaire, s’intéressant particulièrement aux combattants de Benghazi et aux efforts de la CIA pour les contrer. Les Fous de Benghazi est sorti six mois avant la mort de l’ambassadeur des Etats-Unis J. Christopher Stevens et présente des détails (totalement confidentiels à l’époque) sur le centre de commandement de la CIA à Benghazi, qui serait par la suite au cœur de la polémique sur la mort de l’ambassadeur. De Villiers n’en était pas à son coup d’essai : d’autres épisodes de la série comportent des prédictions encore plus étonnantes. En 1980, dans Le Complot du Caire, il mettait ainsi en scène l’assassinat d’Anouar El-Sadate par des militants islamistes, un an avant l’attentat qui coûta la vie au président égyptien. Quand je lui ai demandé d’où il tenait ce flair, il m’a répondu avec un haussement d’épaule typiquement français : « Les Israéliens savaient que ça allait arriver et ils n’ont rien fait. »

Védrine à de Villiers : « Vous et moi avons les mêmes sources »

Bien que de Villiers soit pratiquement inconnu aux Etats-Unis, ses éditeurs estiment que les S.A.S. se sont vendus à près de 100 millions d’exemplaires dans le monde, ce qui, avec les James Bond de Ian Fleming, en ferait la série la mieux vendue de tous les temps. Et c’est très certainement la plus longue série littéraire jamais écrite par un seul auteur : le premier titre, S.A.S. à Istanbul, est paru en 1965, et de Villiers travaille actuellement au 197e épisode. En dépit de leur perspicacité géopolitique, les ouvrages de Villiers inspirent un certain mépris aux intellectuels français.

[…]

« L’élite française prétend ne pas le lire, mais, en fait, ils se jettent tous dessus », m’a assuré l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine. Lui-même fait partie des rares personnes qui admettent sans vergogne avoir lu presque toutes les aventures de Malko, précisant qu’il les consultait avant de se rendre à l’étranger pour s’informer de la façon dont les services français évaluaient la situation dans tel ou tel pays. Il y a une dizaine d’années, de Villiers a ainsi reçu un coup de fil du Quai d’Orsay : c’était le ministre qui le conviait à déjeuner. « Je pensais que quelqu’un me faisait une blague, se souvient-il. D’autant que Védrine est de gauche et que je ne le suis pas du tout. » Lorsqu’il arriva au rendez-vous, Védrine l’attendait dans sa salle à manger privée donnant sur la Seine. « Je suis ravi de vous rencontrer, mais, dites-moi, pourquoi vouliez-vous me voir ? » demanda le romancier au ministre. Védrine esquissa un sourire et l’invita à s’asseoir. « Je voulais vous parler car je me suis rendu compte que vous et moi, nous avons les mêmes sources. »

Article dans son intégralité sur Courrier International

Autre article sur  Gerard De Villiers

%d blogueurs aiment cette page :