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Archive for the ‘Legislatives 2012’ Category

La « gouvernance exemplaire » selon Jean Marc Ayrault

 » reçues les professions de foi des candidats aux législatives dans la 3° circonscription de Loire-atlantique: notre premier ministre (exécutif) , toujours maire d’une grande ville (exécutif),toujours président de Nantes métropole (exécutif), toujours député (législatif) , se représente à l’Assemblée nationale: République Irréprochable? ou comment se moquer des électeurs…sans faire de buzz médiatique, bien entendu!« 

Source : Mail provenant de « Lulu la Nantaise », notre informatrice.

Incident sur la place du marché de Sartrouville

COMMUNIQUE DE PRESSE de Jacques MYARD
Député Sortant, Maire de Maisons-Laffitte
Candidat aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012

3 JUIN 2012

A/S : Incident de campagne , Sartrouville marché des Indes , 30 mai 2012

Certains d’entre vous m’ont fait part de leur soutien à la suite d’un incident de campagne survenu sur le marché des Indes à Sartrouville le Mercredi 30 Mai 2012 , afin que les choses soient claires je prends la liberté de vous préciser les faits .

Dans le cadre de la campagne des législatives Mercredi dernier je me suis rendu sur le marché des Indes en compagnie de Jacky Colonges , maire- adjoint de Sartrouville , Moïse Bangoura et Jean-René Clausier , conseillers municipaux de Sartrouville . Arrivés à 11 H nous garons la voiture et commençons à parler de manière très conviviale avec des passants et riverains , au bout de quelques minutes un jeune adulte en djellaba conduisant un scooter s’approche de nous et nous invective :

» Vous n’avez rien à faire ici , ici c’est une terre arabe , c’est une terre appartenant aux musulmans , ce n’est pas une terre française , . Vous êtes des racistes , des sionistes , vous devez partir . »

Il ajoutait à l’adresse de ceux qui me serrait la main  » Ne lui serre pas la main il fait voter des lois contre les Arabes – allusion directe à mon action pour interdire le niqab ou la burqua – , si tu la lui serres la main je viendrai te bruler  »

Après un essai pour essayer d’établir un dialogue , mais en vain , nous avons continué à distribuer notre journal de campagne , cet individu continuant à nous insulter , à nous invectiver et à menacer les commerçants qui nous faisaient bon accueil ; de plus il insulta Moïse d’origine africaine en le traitant d’esclave.
Il convient de relever que nombre de personnes d’origine maghrébine baissaient les yeux face à ses invectives et menaces , à l’évidence elles avaient peur !

A aucun moment nous n’avons répondu à ses provocations , tant il est vrai qu’il recherchait l’affrontement , mais bien évidemment il n’était pas question de céder face à cet individu. A 12 heures après avoir distribué plus d’une centaine de journaux , nous sommes repartis suivi par cette personne qui continuait à vociférer .

Il allait de soit que nous ne pouvions laisser passer ces menaces et ces propos qui s’inscrivent dans les dérives communautaires islamistes radicales inadmissibles sur le territoire national !

Nous avons en conséquence porté plainte ; grâce aux indications fournies aux service de police , l’individu a été arrêté le soir même , le lendemain nous l’avons formellement reconnu.

Le parquet l’ a présenté au tribunal en comparution immédiate , l’avocat de la défense a demandé un renvoi du procès au 15 juin , renvoi qui a été accordé par le tribunal , mais il a été incarcéré .

Je tiens à remercier vivement les services de police de Sartrouville qui ont agi rapidement et surtout avec une grande compétence pour éviter tout incident lors de l’interpellation .

J’entends bien évidemment continuer à me rendre dans ce quartier où je suis allé à de très nombreuses reprises . Il n’est pas question qu’un quartier de la circonscription me soit interdit par quiconque !

Tu as 49,5 ans ? Ton nom est Martin ? Sois député !

Age, sexe, profession: Voilà le portrait-robot de l’aspirant-député .

Regardez la liste des candidats aux législatives dans votre circonscription: il y a de fortes chance que vous y trouviez un Philippe ou un Michel âgé de 49 ans et employé ou prof. Et peu de femmes jeunes en position de l’emporter. «Libé» a mouliné dans tous les sens le fichier des 6611 candidats pour 577 sièges de députés publié par le ministère de l’Intérieur, et l’a croisé avec les résultats circonscription par cironscription du second tour de la présidentielle.


Age: 58 ans pour les sortants

L’âge moyen du candidat aux législatives est de 49,5 ans. La doyenne est Irène Akoun, 85 ans, candidate dans la 16ème circonscription de Paris (XIXe) sous l’étiquette divers doite. Alexis Atlani, le benjamin, a 18 ans et se présente dans les Hauts-de-Seine sous l’étiquette du Parti Pirate. Les députés sortants sont plus vieux en moyenne (près de 58 ans) que les challengers (près de 49 ans). Peu de différences, en revanche, entre les différentes formations: l’UMP et le PS présentent des candidats de 52 ans en moyenne. Et le rassemblement «Le centre pour la France» de François Bayrou affiche un peu en dessous de 48 ans de moyenne, record du jeunisme pour les formations classiques.

Curiosité géographique: la 1ère circonscription d’Eure-et-Loire est celle où l’âge moyen des candidats est le plus faible avec 37,3 ans. Et c’est dans la 1ère de l’Allier qu’il est le plus élevé, avec plus de 60 ans.

Sexe: masculin… pour avoir une circo gagnable

En théorie, les socialistes prônent la parité. Mais si le masculin et le féminin se valent, il n’en est rien des circonscriptions: certaines sont plus favorables à la gauche que d’autres. Ainsi, le score moyen de Hollande au second tour de la présidentielle dans les circonscriptions où le PS présente (sous sa bannière (2)) une femme est de 51%. Là où il présente un homme, c’est 54%. Autrement calculé, 115 circonscriptions où Hollande l’a emporté sont attribuées à des femmes socialistes, contre 177 pour les hommes. A l’UMP, où l’on ne revendique pas la parité, la situation est pire: 39 femmes du parti ont obtenu l’investiture dans des circonscriptions où Sarkozy est arrivé en tête, pour… 187 hommes.

Profession: candidat, un métier de retraité

La profession des candidats ne réserve pas de surprise: 1052 retraités se présentent, soit 15,9% du total. Pour le reste, on trouve des brouettes d’employés du secteur privé (530), de professeurs du secondaire (439). Mais aussi 135 avocats, 48 journalistes, 15 dentistes, 1 huissier et… 1 ministre du culte, le pasteur Aldo Néman en Guyane (Divers droite). Lorsque l’on trie par formations politiques, quelques nuances apparaissent. La profession la plus courante chez les candidats UMP est ainsi cadre supérieur (37 personnes) devant les sans profession (35), les avocats (33) et les chefs d’entreprise (33). Au PS, on trouve une majorité de fonctionnaires de catégorie A (60 personnes), devant les retraités de l’enseignement (42). Les cadres supérieurs arrivent en 4ème position, avec 37 candidats se réclamant de cette étiquette.

Patronyme: Philippe Martin, Michel Lefèbvre et… Frédéric Lefèbvre

25 candidats se présentent aux électeurs avec le nom de famille «Martin», contre seulement 15 Dubois et 12 Thomas. Coté prénoms, on trouve 129 Philippe, 121 Michel, un seul Kévin et, côté femmes, 70 Catherine ou 20 Claudine. Deux candidats s’appellent Philippe Martin  -et trois Michel Lefèbvre. Côté Lefèbvre, d’ailleurs, deux Frédéric sont en lice: l’ex-ministre du Tourisme et proche de Nicolas Sarkozy dans la 1ère des Français de l’étranger tandis qu’un centriste est à l’affiche dans la 10e du Nord.

Et le candidat-type est…

… Philippe Martin (prénom et nom les plus courants), député sortant âgé de 58 ans (comme la moyenne des sortants) et présenté par le PS dans une circonscription où Hollande l’a emporté au second tour de la présidentielle (comme la majorité des socialistes hommes): c’est le président du conseil général du Gers, bien parti pour retrouver son siège à l’Assemblée. Tout comme son homonyme UMP se présentant dans la troisième circonscription de la Marne là où Sarkozy a fait plus de 55%. Mais ce deuxième Philippe Martin s’écarte un peu de la moyenne: il a 63 ans.

 

Libération

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Legislatives. Les candidats auxquels vous avez echappé…

Sauf si vous êtes dans leur circonscription!

Tête de MaiLes candidats Front de Gauche sur le canton de Puteaux / Neuilly-sur-Seine / Courbevoie !Source : http://yagg.com/

C’est pas gagné pour Florence. via @arnauddrouot

via John Doe

Pas facile de se faire aimer dans ces conditions.

D’autres affiches sur : http://lolgislatives2012.tumblr.com/archive

Le chiffre du jour : 6591

C’est officiel, il y a 6591 candidats pour les législatives des 10 et 17 juin prochain, soit en moyenne 11 candidats par circonscription. Au total, 577 sièges de députés sont à pourvoir. Le chiffre est cependant provisoire puisque les candidatures ne réunissant pas les conditions d’éligibilité seront radiés.

En 2007, il y avait 7600 candidats, 8500 en 2002. Le record de candidatures est détenu par la 8e circonscription de Paris (une partie du 12e et du 17e arrondissement) avec 23 candidatures.

Sur cette liste de candidats, 2641 sont des femmes, soit 40%.

Vendredi, le PS-EELV et le Front de gauche ont échoué à trouver un accord national en vue de présenter des candidatures uniques dans les circonscriptions où le Front national risque d’éliminer la gauche au premier tour.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a répété que les ministres qui se présentent aux législatives ne conserveront leur poste que s’ils sont élus. Au total, 24 ministres sont concernés.

http://www.atlantico.fr/pepites/6591-candidats-aux-legislatives-364674.html

Pas d’accord entre le PS, EELV et le Front de gauche pour les législatives

20 mai 2012 1 commentaire

village_gauloisAprès cinq jours de discussions intenses, les négociations entre le PS, Europe Ecologie-Les Verts et le Front de gauche ont échoué. Les trois parties n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur la présentation d’un candidat unique de la gauche dans les circonscriptions législatives où elles entendaient faire barrage au FN. Un constat d’échec que Martine Aubry a immédiatement « regretté » tandis que le Parti communiste (PCF) le voyait comme « un très mauvais signe pour le rassemblement nécessaire à gauche ».

Les discussions avaient été entamées le 13 mai à huis clos. Les intentions affichées étaient des plus nobles : il fallait faire barrage au FN dans les circonscriptions où la gauche courait un risque d’élimination dès le premier tour. Derrière s’aiguisaient d’autres appétits, notamment ceux des moins bien lotis – PCF et Parti de gauche (PG) : ces derniers espéraient, dans ce rebattage des cartes, récupérer quelques circonscriptions gagnables. La date de la fin des agapes était fixée : le 18 mai à 18 heures, limite de dépôt des candidatures.

PAS LES MÊMES ATTENTES

Le Front de gauche avait affiché ses intentions dès les résultats du premier tour : avec ses 11,1 %, il pesait beaucoup plus qu’EELV et son petit score de 2,3 % ; il fallait donc que le PS lui fasse une place plus importante en lui concédant des circonscriptions gagnables sans concurrence. Les écologistes, réticents, avaient compris qu’il leur fallait rogner leur acquis de 63 circonscriptions réservées : ils étaient prêts à en céder cinq au PG. Les différentes composantes du Front de gauche n’allaient cependant pas avec les mêmes attentes rue de Solférino, le PCF tentait d’obtenir des sièges supplémentaires pour s’assurer de constituer un groupe à l’Assemblée, à lui tout seul ; le PG voulait obtenir trois députés au minimum.

Le PS quant à lui, voulait sortir de la négociation en obtenant un accord de retrait qui concernait 55 circonscriptions et, ainsi, présenter une gauche unie face au Front national. Une image importante pour François Hollande au lendemain d’une élection où Marine Le Pen a obtenu près de 18 % des voix. Mais les socialistes entendaient y parvenir sans que le prix soit trop lourd à payer.

ACCORD PRESQUE EN VUE

Lundi soir, un accord était presque en vue. Le PS et EELV « lâchaient » six circonscriptions au Front de gauche, dont quatre « gagnables », soit trois en faveur du PCF et une en faveur du PG. Trop peu, pour les amis de Jean-Luc Mélenchon qui refusent alors l’accord. Chacun reprend ses billes et se dépêche d’annoncer qu’il dépose ses candidats en attendant un nouveau round de négociations. Elles n’aboutiront pas plus. Le PCF a tenté de proposer de signer seul l’accord mais le PS n’en a pas voulu : pour lui, c’était tout le Front de gauche ou rien.

Maintenant, la guerre des communiqués fait rage pour rejeter sur l’autre la responsabilité de l’absence d’accord. « On était prêts à boucler sur une trentaine de circonscriptions et à faire un geste, mais pour cela il fallait que le Front de gauche accepte aussi de se retirer dans les circonscriptions à risque. Ils en ont été incapables dans un certain nombre d’endroits », tacle Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, citant tant le PG que certaines fédérations du PCF.

SURENCHÈRE

Même avis du côté des écologistes : « Le cœur des négociations devait être les endroits à risque FN. Le Front de gauche a eu du mal à convaincre ses candidats de se retirer », remarque David Cormand, délégué aux élections, qui nuance cependant : « Le PCF a essayé d’être constructif. »

Du côté du Front de gauche, les échos sont différents mais aussi dissonants. « L’accord était possible. On est déçus et inquiets car cet échec va permettre dans certains endroits à la droite et au FN d’empêcher la gauche d’être présente », assure Lydie Benoist, responsable des élections à la direction du PCF. A ses yeux, si le PS est coupable de « ne rien vouloir lâcher », le PG de « surenchère ». Pour les amis de M. Mélenchon, c’est le PS qui est blâmable : « Les socialistes ont décidé d’exercer leur hégémonie en cotisant au minimum. Ils veulent être majoritaires seuls à l’Assemblée nationale et tentent de limiter au maximum le poids de leurs éventuels partenaires. » « Ridicule », répond M. Borgel qui espère maintenant que « l’effet ‘vote utile’ entraînera un rassemblement de la gauche pour barrer le FN ». « On se retrouvera naturellement au deuxième tour, ajoute-t-il. Mais à condition que la gauche ne soit pas éliminée. »

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/05/18/pas-d-accord-entre-le-ps-eelv-et-le-front-de-gauche-pour-les-legislatives_1703961_1471069.html#ens_id=1589850&xtor=RSS-3208

Le Parti Pirate français, c’est quoi?

En Allemagne, le Parti Pirate vient de remporter des sièges dans un 4e parlement régional. En France, le parti se présente pour la première fois à une élection nationale, dans le cadre des législatives. Quelles sont ses idées ? Entretien avec son co-président Maxime Rouquet.

Maxime Rouquet est le co-président du Parti Pirate de France. Ingénieur informatique freelance de 26 ans, barbe de trois jours, plein de fraîcheur et de conviction, un peu réservé, mais qui montre qu’il maîtrise ses sujets. Candidat aux législatives dans la 10e circonscription des Yvelines, il fait partie des 78 impétrants du Parti Pirate (PP) qui tenteront, dans toutes les circonscriptions parisiennes, en Ile de France, en Alsace et ailleurs, de marcher dans les traces de leurs cousins allemands. Là-bas, le Piratenpartei a déjà obtenu des sièges aux parlements régionaux dans quatre Länder et s’impose petit à petit parmi les quatre premières forces politiques du pays.

En 2009, Maxime Rouquet avait emporté 2% des voix lors d’élections législatives partielles, où il s’était aussi présenté sous l’étiquette du PP, qu’il venait de rejoindre. « Ses idées me parlaient beaucoup, et Hadopi revenait dans les débats », raconte-t-il. C’était son premier engagement politique.

Le jeune homme n’est pas avare de son temps quand il s’agit de développer ses idées. Tant mieux, c’est l’occasion de comprendre ce que propose le Parti Pirate, loin de se réduire à un parti libertaire anti-Hadopi.

Qui sont les membres du Parti Pirate?

Ce sont tous des bénévoles. On trouve des profils très différents: certains ne sont pas très politisés, d’autres sont d’anciens militants déçus par les autres partis, comme les Verts, le Modem, le MRC… Il y a aussi des militants d’Anonymous, des sympathisants actifs dans des associations dont les idées sont proches des nôtres, telles que la Quadrature du Net ou Act Up. A côté des adhérents encartés, qui paient une cotisation (à partir de 10 euros), nous avons beaucoup de sympathisants qui participent aux réunions ou sur les forums.

Comment êtes-vous organisés? Avez-vous des leaders?

Notre mouvement est relativement horizontal. Nous avons des organes exécutifs afin d’être efficaces – le bureau, le conseil d’administration, un conseil national qui coordonne les sections locales -, mais le fonctionnement est collégial. Les adhérents votent les programmes, et ils peuvent révoquer les responsables à tout moment.

Etes-vous proches des Anonymous?

Nous dénonçons les mêmes choses, mais nous sommes dans une démarche différente. Eux sont des activistes, nous, nous voulons faire changer la loi. Nous essayons d’avoir une attitude constructive et de proposer des alternatives. Nous sommes complémentaires. Pour nous, une action d’Anonymous équivaut à un sitting, comme il s’en pratique pour bloquer l’accès à une entreprise. Nous sommes pour un définir un cadre pour les manifestations en ligne, autrement dit pour transposer le droit de manifester à la sphère numérique.

Etes-vous d’accord quand on accole l’adjectif « contestataire » à votre mouvement?

Oui, nous contestons. Mais nous sommes surtout là pour proposer une alternative crédible au système existant.

Quelles sont les valeurs du Parti Pirate?

A l’origine, il y en a quatre : les libertés et les droits fondamentaux (vie privée, liberté d’expression…), la transparence, le libre accès au savoir et à la culture (partage, droit d’auteur…), et la lutte contre les monopoles privés (système des brevets…). Nous souhaitons offrir des réponses équilibrées qui prennent en compte les droits des citoyens. Trop de lois sont faites pour des intérêts privés, comme Acta.

Pensez-vous que vos électeurs connaissent vraiment les détails de votre programme ou s’arrêtent-ils à ces valeurs?

Beaucoup sont séduits par la démarche démocrate du Parti Pirate. Notre idéal, c’est ce qu’on appelle la « démocratie liquide ».

C’est-à-dire?

C’est un concept qui se situe entre la démocratie représentative et la démocratie directe. En résumé : on peut s’exprimer soit comme dans un référendum direct, soit déléguer son pouvoir de vote et changer de représentant à n’importe quel moment, selon celui ou celle à qui l’on fait confiance sur tel ou tel sujet. Pour l’instant, notre programme ne propose pas de modifier la constitution mais nous réfléchissons à des alternatives. L’obstacle à cela, c’est le moyen d’expression. Nous écartons le vote électronique, car nous ne voulons pas sacrifier la fiabilité du vote. C’est un concept que nous essayons de mettre en place en menant beaucoup de consultations. Le Parti Pirate catalan le met déjà en pratique sur les sujets sur lesquels il n’a pas de position arrêtée. Nous réfléchissons par ailleurs aux moyens de donner la possibilité aux citoyens de participer aux débats en amont, pas seulement en leur donnant le choix d’être pour ou contre, mais en les faisant participer à la rédaction des textes, par exemple en leur donnant des jours chômés payés. Nous nous inspirons aussi de la démocratie athénienne.

Quels types d’électeurs pensez-vous séduire?

Je pense qu’il y aura beaucoup d’abstentionnistes et de geeks, mais vous savez, aujourd’hui, il y a beaucoup de geeks ! Les mentalités changent, avant, le geek c’était le nerd, l’informaticien intello et asocial. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

De quel parti vous sentez-vous le plus proche ? Avez-vous été l’objet de tentatives d’approche?

Sans doute les Verts, sur pas mal de choses. Mais notre démarche est fondamentalement différente des autres partis : nous ne sommes pas là pour faire une carrière politique. Des contacts, nous en avons eus. Nous sommes prêts à discuter avec n’importe qui. Nous ne chercherons jamais à paralyser la vie politique du moment que l’on défend nos idées. Comme dit le PP suédois, nous voulons être arbitres au Parlement. Les deux eurodéputés du PP font partie du groupe des Verts, qui s’engage à défendre les idées du PP sur les points sur lesquels il s’exprime. Ca, c’est le genre d’alliance possible. Mais nous ne ferons jamais d’alliance si cela nous conduit à des compromis sur notre coeur de programme.

Avez-vous une idée de vos chances aux législatives?

C’est la première campagne nationale, pour le PP de France. Pour nous, c’est un galop d’essai avant les élections européennes de 2014, où tous les PP européens présenteront un programme commun. Nous avons un gros handicap, nous n’avons pas de budget de communication. En 2011, notre budget de fonctionnement était de 4000 euros, en 2012 ce sera un peu plus mais nous ne voulons pas tout dépenser pour la campagne. Si nous commençons à avoir des dettes ou à fonctionner avec des mécènes, nous perdons notre indépendance. C’est pourquoi nous demanderons notamment à nos électeurs d’imprimer eux-mêmes leur bulletin de vote.

Sur Hadopi et le droit d’auteur, puisque c’est en partie là qu’on vous attend, quelle est votre position?

L’arrêt de la lutte contre le partage, qui n’a jamais tué les auteurs et les artistes, et l’abrogation de DADVSI, qui a notamment instauré les DRM. Nous sommes pour la légalisation de la copie et de la diffusion hors but lucratif, pour la suppression de la redevance pour copie privée, contre la licence globale, pour l’instauration de systèmes de gestion collective pour la diffusion sur internet, et pour la mise en place de nouveaux modèles de financement et de soutien des artistes, qui ne passent pas par de nouvelles taxes.

Qu’entendez-vous par « diffusion hors but lucratif »?

La diffusion hors but lucratif, c’est eMule, BitTorrent… Pas MegaUpload ou MegaVideo, qui font une exploitation commerciale de la diffusion. C’est pour régler cela que nous réclamons le système de gestion collective : la plateforme commerciale reverserait une part à la société de gestion collective à partir du moment où l’oeuvre est streamée ou téléchargée. Il faudrait que la perception des droits soit possible sans que la plateforme ait à signer un contrat avec les maisons de disque pour chaque artiste, comme c’est le cas aujourd’hui pour Spotify et Deezer. Mais cela veut dire aussi qu’il faut changer le système de la gestion collective, critiquable au point de vue de la répartition des droits, et du nombre d’intermédiaires privés entre la plateforme et l’artiste. Jusqu’à la moitié des sommes initiales peuvent être absorbées en frais de fonctionnement par les intermédiaires successifs, qui se rémunèrent grassement.

Et pourquoi rejeter la licence globale?

Parce que c’est une mauvaise solution à un faux problème. Faux problème, car le partage est bénéfique à l’industrie culturelle et il ne sert donc à rien de vouloir y trouver une compensation. Ceux qui partagent le plus sont ceux qui consomment le plus. Cela implique de développer l’offre légale et de faire évoluer la chronologie des médias. Mauvaise solution, car si on mettait en place une redistribution selon le système existant, on favoriserait ceux qui ont déjà réussi. En outre, pour les contenus audiovisuels, 30% des revenus de la licence globale reviendraient au porno, qui n’est pas l’industrie qui a le plus besoin de soutien. A moins qu’on fixe des critères, et là c’est la porte ouverte aux dérives morales ou financières.

Et au niveau du financement?

Nous songeons à une forme de « mécénat global« , sur la base du volontariat ou d’une contribution obligatoire, dont le montant serait reversé en partie selon le choix de l’internaute à tel ou tel artiste, et en partie selon une méthode de calcul permettant une répartition équitable. Nous soutenons aussi le crowdfunding. Il faudrait que l’Etat favorise ces initiatives en les promouvant.

Les 5 piliers de la campagne du PP pour les législatives 2012

Légalisation du partage
Lutte contre le fichage abusif
Indépendance de la justice
Ouverture des données publiques
Transparence de la vie politique

Lire le programme en détail

L’Express

Lire aussi ce qu’en pense les « geeks » de PC INpact

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