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Archive for the ‘Loisirs’ Category

Combien coûtent les spectacles gratuits et qui paye?

La polémique autour de la subvention Guetta à Marseille ( voir Subvention Guetta annulée aura permis de soulever la question du des manifestations et spectacles gratuits. La plupart du temps, ce sont en effet les contribuables qui payent la facture de ces spectacles gratuits pour le public, organisés par les municipalités.

 

A Marseille, le feu d’artifice du 14 juillet coûte chaque année 320 000 euros aux contribuables marseillais, soit 1,26 euros par foyer imposable.

 

Le spectacle du “Vieux-Port entre flammes et feu” prévu les 3 et 4 mai à Marseille coûtera quant à lui 800 000 euros aux 368 000 contribuables des 18 communes de la communauté urbaine, soit 2,17 euros par contribuable.

 

Le concert gratuit co-organisé par France Télévisions pour la Fête de la Musique, le 21 juin, coûtera 200 000 euros à la ville de Marseille, pour une capacité d’accueil de 25 000 personnes.

 

La ville de Marseille organise également un concert gratuit avec la jazzwoman Dee Dee Bridgewater et sa fille China Moses, le 30 juin. Coût de cette manifestation pour les contribuables marseillais: 200 000 euros.

 

La municipalité participera également à hauteur de 25 000 euros aux frais techniques du concert “Les talents France Bleu” prévu le 28 novembre au Dôme. Le financement du reste du concert sera assuré par Radio France, et donc les contribuables ( via la redevance).

 

A Aix-en-Provence, la 10ème édition des Rencontres du 9e Art ( 2ème festival de bande dessinée de France derrière le festival d’ Angoulême), coûtera 190 000 euros aux contribuables. La ville d’ Aix-en-Provence financera 95 000 euros, et les 95 000 euros restants seront à la charge des 33 autres communes de la communauté du pays d’Aix, du Conseil général, du Conseil régional, de la Commission nationale du Livre, de Marseille-Provence 2013, du Fonds Flamand des Lettres, de la Caisse d’Épargne et d’ Air France.

 

La manifestation “Les Drôles de Noël d’Arles” attire chaque année près de 30 000 visiteurs, et coûte 200 000 euros aux contribuables, soit 6,42 euros par contribuable arlésien.

 

La ville d’ Arles organise également de nombreux spectacles et manifestations grand public en libre accès: “Nuit de la Photo”, “Nuits en Musique”, etc… Au total, la ville d’ Arles dépense 8 millions d’euros par an pour la culture, soit 249 euros par foyer fiscal imposable ! Mais Arles bénéficie également des retombées touristiques de ces nombreuses manifestations

L’observatoire des subventions

Entretien avec Gérald Pichon, auteur de “Sale Blanc”

Un ouvrage qui fera date, tel est ce que l’on peut souhaiter à Sale Blanc, chronique d’une haine qui n’existe pas… de Gérald Pichon. En effet, en s’appuyant sur de nombreuses sources (articles, essais, rapports, etc.) Gérald Pichon dresse le portrait édifiant de l’un des derniers grands tabous : la haine antiblanche. Mais surtout, et c’est là l’une des idées-forces de ce livre, cette haine est le produit d’un poison inoculé aux Français de souche (l’ethnomasochisme) par le Système à tuer le peuple, dont Guillaume Faye parlait déjà il y a une trentaine d’années. C’est cet angle politique que nous avons voulu analysé avec Gérald Pichon avec l’entretien ci-dessous.

 

 

Gérald Pichon, vous présentez votre livre comme un pavé jeté dans la vitrine du Système ? Pourquoi voyez-vous votre ouvrage comme un arme ? Et si oui pour quelles raisons ?

Mon ouvrage n’a qu’un but : briser l’omerta entourant la haine antiblanche en France. Le Système à tuer les peuples, cette alliance de la haute finance et de la classe politique, qui gouverne notre pays a maintenu pendant une trentaine d’année une chape de plomb sur ce sujet. Il était quasiment impossible d’évoquer la haine antiblanche sans passer, au mieux, pour un hurluberlu ou, au pire, pour un dangereux extrémiste. Dans tous les cas, les hommes politiques de droite comme de gauche ont sciemment étouffé les cris de détresse des milliers de victimes de cette haine. Ils ont fermé les yeux et se sont bouchés les oreilles car rien ne doit entraver la substitution de population, ce Grand Remplacement qu’évoque Renaud Camus, que connaît l’Europe en général et la France en particulier. D’ailleurs, ce Système à tuer les peuples considère ces victimes comme des dommages collatéraux nécessaires à cette transformation, comme le prix à payer pour imposer la France du vivre ensemble. Je souhaite leur mettre le nez dans cette réalité, car derrière les statistiques de la délinquance se cachent des milliers de Français de souche insultés, agressés et martyrisés à cause de leur couleur de peau trop blafarde. Je souhaite qu’après la lecture de mon livre plus personne ne puisse dire : « Je ne savais pas ».

Un élément surprend vraiment dans votre travail, c’est le sous-titre de votre livre : Chronique d’une haine qui n’existe pas. Pourtant, à la lecture des différents chapitres qui s’appuient sur un nombre important de données, l’on voit bien que cette haine existe. Pourquoi alors les médias et les politiques refusent-ils d’admettre son existence ? Est-ce par volonté d’imposer malgré tout le vivre-ensemble et une société multiculturelle ? Y compris en refusant d’admettre que les Français de souche sont les premières victimes des haines raciales ?

Les médias et la classe politique n’ont pas évoqué ce sujet pendant de longues années pour plusieurs raisons : par formatage idéologique (le Blanc était forcément raciste et les Afro-maghrébins forcément les victimes), par lâcheté et conformisme (ils savent quel est le prix à payer lorsqu’ils franchissent la ligne du jaune du politiquement correct : la mise à mort médiatique et l’ostracisme) et par mensonge (il n’était pas dans leurs intérêts de parler de ce sujet). En écrivant ce livre, une évidence m’a sauté aux yeux devant l’accumulation des rapports et des faits : les gouvernements de droite comme de gauche étaient informés et ils ont laissé faire ! Un exemple : les ratonnades antigauloises constatées à l’occasion de la manifestation lycéenne du 8 mars 2005 contre la loi Fillon avaient incité les Renseignements généraux (RG) à se pencher sur le « racisme antiblancs », « une réalité quotidienne » selon le titre d’une étude datant du 4 juillet 2005. Les RG y citaient, selon le journal Le Monde (SMOLAR, Piotr. « Bandes : la spirale de l’ultra-violence » Le Monde, 25 février 2006), des exemples de menaces et d’agressions, notamment contre les personnes qui travaillent pour les bailleurs sociaux ou les services publics.

Malgré toutes leurs dénégations, on est donc sûr que depuis juillet 2005, les pouvoirs publics, l’appareil policier de l’Etat et les gouvernements qui se sont succédés sont au courant de l’existence d’une « réalité quotidienne du racisme antiblancs ». Qu’ont-ils fait depuis ? Rien. Et que vont-ils faire ? Pas grand-chose… Evoquer la réalité de la la haine antiblanche équivaut pour eux à se tirer une balle dans le pied, parce que les Français de souche comprendraient que l’on leur a menti ! Car l’inverse de ce que la propagande médiatique et la classe politique nous serinent, ce sont bien les Blancs les principales victimes de la haine raciale en France.

Un fait majeur qui apparaît au cours de la lecture de votre livre est la détestation de la France par les Français. Cet ethnomasochisme est-il selon vous l’élément structurant de cette haine antiblancs ?

L’élément principal de la haine antiblanche est, selon moi, la transformation de l’Europe en société ouverte et sans identité. Il y a clairement la volonté de la part du Système à tuer les peuples de métamorphoser les peuples européens en masse de consommateurs dociles et décérébrés et de faire exploser la civilisation européenne. Pour cela, il mène d’un côté une guerre culturelle totale en inoculant le poison de la mauvaise conscience occidentale afin de maintenir les européens dans une camisole mentale ; et de l’autre, il se sert de l’immigration de masse comme d’un lance-flamme, allumant partout les foyers d’incendie pour consumer l’Europe.

J’ai la certitude que ce Système à tuer les peuples va faire entrer prochainement la France dans une nouvelle phase de destruction en se servant des djihadistes partis en Bosnie, en Libye ou en Syrie, armés et formés par les Etats européens. A l’exemple d’un Mohamed Merah ou d’un Khaled Kelkal, le poison de la haine (à la manière du film éponyme de Mathieu Kassovitz) diffusée par le Système à tuer les peuples en direction des extra-Européens en a transformé un bon nombre en véritable nitroglycérine sur jambes. Comme ce produit, ils sont totalement instables et capables d’exploser à tout moment pour un rien. Pour un regard, pour une cigarette, on tue ou on lynche ; la moindre intervention policière dans certaines zones tournent à l’insurrection armée. Un responsable policier avait évoqué le fait que la France vivait une situation «d’émeute permanente ».

Dans un autre sens, le poison de la mauvaise conscience occidentale diffusée en direction des peuples européens les fait sombrer dans une détestation de soi et de leur identité (ethnomasochisme). Les peuples européens ne se suicident pas, on les empoisonne ! Par une culpabilisation permanente relayée par les médias et l’Education nationale, ce poison cherche à détruire les défenses identitaires des peuples européens pour les maintenir dans une forme de dépression et de léthargie.

Qu’entendez-vous par récupérations politiques grossières ? Est-ce à dire que le système va créer un SOS Racisme contre le racisme antiblancs mais pour légitimer la société multiculturelle ?

Désormais, le Système à tuer les peuples ne peut plus maintenir cette chape de plomb sur la haine antiblanche. Cette réalité a malheureusement rattrapé un grand nombre de Français de souche comme le montre un sondage du quotidien Le Monde (pour 57% des personnes interrogées, le racisme antiblancs est un phénomène assez répandu). Et pour éviter que la vérité éclate sur le fait que les Blancs sont les principales victimes de la haine raciale et que les victimes sont considérées comme un mal nécessaire dans la stratégie du Grand Remplacement, il cherche à emmener ce thème sur une voie de garage en tentant de le récupérer, comme le montre le thème du prochain congrès de la Licra, ou en faisant émerger un interlocuteur « antiracistement correct ». Il est quand même incroyable que des personnes comme Tarik Yaldiz (auteur d’un recueil de témoignages sur le racisme antiblancs) ou Jean-François Copé soient les seules personnes interrogées sur ce sujet de société brûlant ! La création d’un SOS Racisme antiblancs n’est pas, à mon avis, prévu. On se dirige plutôt par une tentative de prise en main de la haine antiblanche par le courant néo-conservateur français afin de l’intégrer dans une défense plus globale de l’Occident (Etats-Unis + Israël + Europe) et de ses valeurs (consumméristes, individualistes et anti-identitaires). Soit la prise en main des petits Blancs par ceux-là mêmes qui apprennent aux bandes ethniques à les détester !

Face à ces conséquences dramatiques du multiculturalisme, quelles sont les mesures à adopter ? Le communautarisme vous semble-t-il une réponse idoine ?

Alors que faire ? Subir en silence ? Se révolter ? Adopter la stratégie communautaire et rentrer dans le grand bal de la concurrence victimaire ? Répétons le, la haine antiblanche est avant tout un problème de Blancs ! Sans cette « mauvaise conscience occidentale », ce poison diffusée par l’Education nationale, sans ce totalitarisme propagandiste de la part des médias aux ordres de l’oligarchie financière et sans le silence complice de l’Etat, ce problème crucial aurait été résolu depuis longtemps. Les réponses à apporter devront donc se faire à ces deux niveaux, en évitant de tomber dans les pièges tendus. Comme celui de prendre pour modèle l’idéologie « white power » des « white trash » et de rejouer les « Blancs » contre les « Noirs » sur fond de sous-culture américaine.

Nous ne sommes pas que notre couleur de peau, nous sommes d’abord et avant-tout les héritiers de ces peuples qui ont fait l’Europe. Le premier travail est donc sur soi, par une réappropriation identitaire de son histoire, de sa culture, de ses traditions et de sa terre. IL FAUT SE REIDENTARISER ! Cette étape est indispensable, car elle permet de se purger du poison mortel de l’ethnomasochisme, de cette « mauvaise conscience occidentale » destructrice de la vitalité des peuples européens. Même si le chemin s’avère parfois ardu, la défense des peuples européens (et notre survie !) ne se fera pas seule, sans sacrifice et sans courage. Il faut bien avoir à l’esprit que les milliers de victimes du racisme antiblancs ne sont que les « dommages collatéraux » pour imposer la transformation de l’Europe en Tour de Babel. Et à moins de faire partie de l’hyperclasse mondiale chère à Jacques Attali, toutes les catégories sociales et tous les territoires seront à court terme touchées par la violence des bandes ethniques ou la « discrimination positive ».

Fuir et adopter la politique de l’autruche, fera peut-être gagner du temps à certains, mais tôt ou tard vous serez confrontés à cette réalité. Il faut donc se battre ici et maintenant contre ce système mortifère. Pour cela, il faut connaître quelques règles de cette guerre où tout est inversé : la violence, loin d’affaiblir cette caste oligarchique qui nous gouverne, la renforce ; les champs de bataille sont la morale et les mythes ; vos ennemis ont tous les droits et c’est au nom de la liberté qu’ils vous empêcheront de dire la vérité ! Il y a donc urgence à lutter pied à pied contre le « moralement correct » en s’engageant dans la bataille politique et celle de l’information. A plus long terme, la figure de la victime ne faisant pas partie du Panthéon européen, il faut dès lors sortir du schéma victimaire et puiser dans les mythes des héros et des martyrs qui ont fait l’Europe pour retrouver notre dignité. Ce travail effectué, il s’agira dès lors d’empêcher la balkanisation de la France, la solution passera forcément par une décolonisation de l’Europe grâce à un plan de remigration dans la dignité des populations extra-européennes. Tout peut sembler utopique, mais l’Histoire est une suite d’inattendus.

Et pour finir. Mon livre débute sur une citation de Jean de Brem : « Chacun de nous est le dernier des Européens ». Face aux immenses défis que le futur nous réserve, souvenez-vous d’une seule chose : « Chacun de nous est porteur de la flamme de l’espoir européen ». Et cette flamme c’est notre foi en Dieu et en la Vierge Marie, alors prions les avec un cœur pur et ils nous donneront la victoire !

Novopress

Téléchargement illégal : les pirates achètent toujours plus de musique que les autres

Année après année, étude après étude, la tendance se confirme : ceux qui piratent de la musique sont ceux qui en achètent le plus. Une nouvelle étude de l’American Assembly et de l’université de Colombia, baptisée « Violation du droit d’auteur et répression aux États-Unis », arrive à son tour aux mêmes conclusions.

Pour justifier l’adoption de lois comme la SOPA aux États-Unis, ou à défaut d’une riposte graduée semblable à celle de la Hadopi en France, les maisons de disques continuent de prétendre que plus les internautes piratent, moins ils achètent, et donc plus ils mettent en péril l’industrie musicale.

L’American Assembly mène en fait une étude plus complète, titrée « Culture de la copie aux États-Unis et en Allemagne », qu’il publiera début 2013. Mais les premières réponses, de 2300 américains notamment, lui permettent d’ores et déjà de tirer des conclusions instructives concernant la musique.

Les pirates achètent un tiers de plus que les autres

Pour commencer, selon l’étude le téléchargement illégal est courant : près de la moitié des adultes américains reconnaissent pirater, et même près de trois individus de moins de 30 ans sur quatre (70 %). Ces écarts se confirment dans la composition des bibliothèques musicales des individus, mais ce n’est pas le principal enseignement.

Copy Culture in the US and Germany

L’étude révèle effectivement que ceux qui pratiquent le peer-to-peer ont plus de musique que ceux qui ne le font pas, 36 % de plus aux États-Unis. Mais l’écart ne s’explique pas seulement par le téléchargement illégal, puisque ces pirates ont légalement acquis 30 % de musique de plus que les autres.

L’étude confirme enfin que les échanges dans le cercle familial et amical sont aussi populaires que le téléchargement. La RIAA elle-même, l’une des institutions les plus virulentes à l’égard du téléchargement illégal, le sait bien : elle l’a constaté en menant sa propre étude, qui lui a échappée cet été.

La clé semble quoi qu’il en soit être le coût, puisque près de la moitié des américains qui admettent pirater de la musique affirment qu’ils le font moins depuis qu’ont émergés des services de musique à la demande à bas prix (tels que Deezer ou Spotify).

Copy Culture in the US and Germany
Copy Culture in the US and Germany

Gérard de Villiers : l’auteur de romans d’espionnage qui en savait trop

10 février 2013 Laisser un commentaire

Depuis quarante-huit ans, Gérard de Villiers écrit des romans d’espionnage étrangement prophétiques. Intrigué, The New York Times Magazine a tenté de percer le mystère. Rencontre avec l’auteur mythique des S.A.S.

En juin dernier, un thriller de gare a été publié à Paris : Le Chemin de Damas. Sur la couverture vert et noir, accrocheuse, une femme à la poitrine généreuse, pistolet automatique en main ; à l’intérieur, une intrigue truffée des inévitables courses-poursuites en voiture, explosions et conquêtes sexuelles. A la différence de la plupart des livres de poche, pourtant, celui-ci a attiré l’attention des officiers de renseignement et des diplomates de trois continents.

Le roman, qui se déroule en pleine guerre civile syrienne, brosse des portraits saisissants du président contesté Bachar El-Assad, de son frère Maher, ainsi que de plusieurs de ses lieutenants et alliés peu connus du grand public. Il décrit un coup d’Etat avorté soutenu en sous-main par les services américains et israéliens. Plus frappant encore, il retrace une attaque contre un centre de commandement du régime syrien situé à proximité du palais présidentiel de Damas, et ce un mois avant qu’un attentat ne se produise exactement au même endroit, tuant plusieurs hauts responsables du régime.

« Ce livre était prophétique », m’a confié un ancien analyste du Moyen-Orient, fin connaisseur de la Syrie, qui préfère garder l’anonymat. « Il vous fait mieux comprendre que tout ce que j’ai jamais vu l’atmosphère qui règne véritablement au cœur du régime, la façon dont ces gens opèrent. » L’ouvrage en question était la dernière livraison de Gérard de Villiers, un homme de 83 ans qui écrit depuis près de cinquante ans la fameuse série d’espionnage S.A.S. au rythme de quatre ou cinq titres par an. Ses ouvrages sont d’étranges hybrides : des romans de gare à succès, qui servent également de fonds de renseignements aux agences d’espionnage du monde entier.

Les vrais secrets d’espionnage transposés dans une fiction populaire

De Villiers a passé le plus clair de sa vie à cultiver ses relations avec des espions et des diplomates qui semblent s’amuser à se voir transposés (sous des noms soigneusement camouflés), avec leurs secrets, dans une fiction populaire, et l’on trouve systématiquement dans ses livres des informations totalement inédites sur des complots terroristes, des opérations d’espionnage et des guerres. D’autres romanciers populaires, comme John Le Carré et Tom Clancy, pimentent certes leurs intrigues de quelques scénarios tirés de la réalité et de jargon d’espionnage, mais les livres de Gérard de Villiers anticipent l’actualité et parfois même les événements.

Il y a près d’un an, il publiait un roman sur la menace que constituaient les groupes islamistes dans la Libye postrévolutionnaire, s’intéressant particulièrement aux combattants de Benghazi et aux efforts de la CIA pour les contrer. Les Fous de Benghazi est sorti six mois avant la mort de l’ambassadeur des Etats-Unis J. Christopher Stevens et présente des détails (totalement confidentiels à l’époque) sur le centre de commandement de la CIA à Benghazi, qui serait par la suite au cœur de la polémique sur la mort de l’ambassadeur. De Villiers n’en était pas à son coup d’essai : d’autres épisodes de la série comportent des prédictions encore plus étonnantes. En 1980, dans Le Complot du Caire, il mettait ainsi en scène l’assassinat d’Anouar El-Sadate par des militants islamistes, un an avant l’attentat qui coûta la vie au président égyptien. Quand je lui ai demandé d’où il tenait ce flair, il m’a répondu avec un haussement d’épaule typiquement français : « Les Israéliens savaient que ça allait arriver et ils n’ont rien fait. »

Védrine à de Villiers : « Vous et moi avons les mêmes sources »

Bien que de Villiers soit pratiquement inconnu aux Etats-Unis, ses éditeurs estiment que les S.A.S. se sont vendus à près de 100 millions d’exemplaires dans le monde, ce qui, avec les James Bond de Ian Fleming, en ferait la série la mieux vendue de tous les temps. Et c’est très certainement la plus longue série littéraire jamais écrite par un seul auteur : le premier titre, S.A.S. à Istanbul, est paru en 1965, et de Villiers travaille actuellement au 197e épisode. En dépit de leur perspicacité géopolitique, les ouvrages de Villiers inspirent un certain mépris aux intellectuels français.

[…]

« L’élite française prétend ne pas le lire, mais, en fait, ils se jettent tous dessus », m’a assuré l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine. Lui-même fait partie des rares personnes qui admettent sans vergogne avoir lu presque toutes les aventures de Malko, précisant qu’il les consultait avant de se rendre à l’étranger pour s’informer de la façon dont les services français évaluaient la situation dans tel ou tel pays. Il y a une dizaine d’années, de Villiers a ainsi reçu un coup de fil du Quai d’Orsay : c’était le ministre qui le conviait à déjeuner. « Je pensais que quelqu’un me faisait une blague, se souvient-il. D’autant que Védrine est de gauche et que je ne le suis pas du tout. » Lorsqu’il arriva au rendez-vous, Védrine l’attendait dans sa salle à manger privée donnant sur la Seine. « Je suis ravi de vous rencontrer, mais, dites-moi, pourquoi vouliez-vous me voir ? » demanda le romancier au ministre. Védrine esquissa un sourire et l’invita à s’asseoir. « Je voulais vous parler car je me suis rendu compte que vous et moi, nous avons les mêmes sources. »

Article dans son intégralité sur Courrier International

Autre article sur  Gerard De Villiers

Le Monde fait sa contre-révolution: « Maurras et Maistre, ces rebelles! »

11 novembre 2012 Laisser un commentaire

Depuis quelques semaines, les rebelles sont à l’honneur dans les kiosques à journaux. Le Monde propose à ses lecteurs, pour 5,90 euros chacun, dix suppléments d’environ deux cents pages présentant des personnages en opposition avec leur époque.
On trouve ainsi deux tomes sur les résistants, des volumes sur Victor Hugo, Jean Jaurès, Georges Clémenceau ou Léon Blum, sur la révolution de 1848, etc.
Grégoire Kauffmann a eu l’idée judicieuse et courageuse de demander à Jérôme Besnard une anthologie des auteurs de la contre-révolution. De Rivarol à Michel Mohrt, l’occasion nous est fournie de faire un tour dans les textes de ceux qui s’opposent au monde tel qu’il va, surtout quand il est trop tard. Ce huitième tome est disponible pendant une semaine depuis ce jeudi matin.

À la lecture de l’introduction de Jérôme Besnard, il s’avère difficile de ne pas penser aux Antimodernes d’Antoine Compagnon. Ce livre ne se trouve pourtant pas dans la bibliographie proposée en fin d’ouvrage. On comprend qu’elles ne pouvaient pas être exhaustives : les brèves présentations des auteurs suffisent à saisir la richesse des références. Comme l’universitaire, Jérôme Besnard insiste longuement sur la crise que connaît ce courant de pensée après les errements de nombre de ses membres durant la seconde guerre. Mais il perçoit avec plus de justesse le renouveau qui s’opère dès la Libération, avec des romanciers comme Jacques Perret et Jean de La Varende, les Hussards, le philosophe Pierre Boutang, l’essayiste Thierry Maulnier, les historiens Philippe Ariès et même le lettriste repenti Michel Mourre… L’auteur consacre évidemment une partie de l’introduction à dissocier les personnalités sulfureuses dont il va être question des fascistes, collaborateurs et nazis en tout genre.
Aurait-il pris autant de pincettes si Le Monde n’était pas à l’origine de la commande ? On peut imaginer que non, mais les précautions liminaires ne s’avèrent pas pour autant des excuses déguisées. Jérôme Besnard nous plonge sans hésitation dans cet univers méconnu de ceux qui n’ont jamais pensé comme il faut. Il parvient même à les englober dans une formule saisissante : « Le versant chevaleresque de l’esprit rebelle français ».

Beaucoup de romanciers dans cette anthologie : la pensée monarchiste ne peut pas se dissocier de la dimension esthétique. Deux penseurs figurent au cœur de l’ouvrage et structurent la mouvance : Joseph de Maistre et Charles Maurras.
Jérôme Besnard apporte des présentations riches et précises. Soulignons un tic significatif de l’auteur : il stipule systématiquement les origines de l’écrivain dont il va parler. Il fait ainsi référence au « savoyard Joseph de Maistre », à « l’aveyronnais Louis de Bonald », au « malouin Chateaubriand », au « normand Jules Barbey d’Aurevilly ». On apprend qu’Antoine de Rivarol est « fils d’un aubergiste », que Joseph de Maistre est « issu d’une famille de robe » alors que Louis Veuillot est « issu d’un milieu populaire » et que Michel Mohrt est « né dans une famille royaliste de Basse-Bretagne ». Une manière de faire comprendre qu’il faut chercher les racines pour trouver l’homme.

Les amateurs apprécieront de voir ces extraits emblématiques se confronter les uns aux autres. Une occasion de situer les écrivains dans leur chronologie, de distinguer leurs modèles comme leurs disciples, et de reconnaître ainsi les bienfaits de la transmission.
Ceux qui ont la chance de n’avoir pas encore lu ces textes les découvriront de la meilleure manière qui soit : contextualisés, simplement présentés sans glose superflue.

On vous dit qu’il est « rebelle » de lire Joseph de Maistre. Ne vous en privez pas.

Causeur

9 pays sur 10 ont déjà été envahis par l’Angleterre

Au fil des siècles, l’Angleterre a envahi pas loin de 90% des pays actuels de la planète : une récente analyse de l’histoire des pays parue dans le livre All the Countries We’ve Ever Invaded: And the Few We Never Got Round Tomontre en effet que seuls 22 pays n’ont pas été agressés par la Perfide Albion, dont le Luxembourg, le Guatemala, le Tadjikistan, les îles Marshall… Des doutes subsistent en ce qui concerne la Mongolie.

À son apogée, l’Empire colonial britannique a régné sur un quart de la population mondiale. Mais pour arriver à 90%, Stuart Laycock, l’auteur de l’étude, prend en compte tous les types d’incursions militaires (forcées, par menace de la force, par voie de négociation ou de paiement) ainsi que les raids de pirates, corsaires britanniques ou voyages d’explorateurs armés agissant pour le compte du Gouvernement ou ayant été autorisées à agir par lui. Tout ce travail de recherche est parti d’une question de son fils, Frédéric, 11 ans, à laquelle il n’avait pas su répondre…

Avec de tels critères, la France arrive juste derrière l’Angleterre en nombre de pays envahis et bat le record du nombre d’agressions par son voisin anglais. Voilà qui vérifie bien l’affirmation d’Éric Zemmour selon laquelle « la colonisation, c’est l’histoire de l’humanité ».

Nouvelles de France

Skyfall : James Bond, réactionnaire ?

Si le progressiste est obsédé par l’avenir, le réactionnaire voue un culte au passé. La série James Bond a connu son apogée de scientisme avec l’acteur Pierce Brosnan. Gadgets improbables, cascades absurdes, technologies au centre de tout constituaient le cocktail un peu amer, à l’instar de la vodka martini, qui a fait décrocher tant de monde de la célèbre enseigne britannique.

Concurrencé par les très efficaces films sur l’espion amnésique Jason Bourne, 007 a dû revenir aux recettes anciennes afin de retrouver sa crédibilité originelle. Depuis Casino royale, Quantum of Solace et maintenant Skyfall, l’agent secret britannique a troqué les bagnoles invisibles et autres foutaises contre des kilos de muscles et son Walther PPK. La simplicité a remplacé la complexité de la technique. Le retour aux sources a été préféré à la confiance aveugle dans l’avancée scientifique.

Les James Bond incarnaient l’idéologie du progrès à merveille. Selon cette optique, se retourner équivaut à mourir à petit feu. Avec Roger Moore, James Bond était le type même de l’homme moderne. Sûr de sa domination technique, il pouvait se permettre une désinvolture et un certain mépris pour les prouesses physiques. Les blagues et la technologie ont pris le dessus sur la force morale et physique.

Dans les trois derniers épisodes de la série, on remarque un James Bond au bord du doute, à la recherche incessante de l’alliance nécessaire du corps et de l’esprit. Les méthodes simples, « à l’ancienne », sont privilégiées. Le dernier opus, Skyfall, joue parfaitement sur cette nostalgie du passé. Le MI6 a commis de nombreuses erreurs qui ont mis en danger la couverture de ses agents. Il faut donc faire appel à l’agent en bout de course Bond.

Là encore, le film va à l’encontre des codes contemporains qui déifient la jeunesse et méprise grassement la vieillesse, forcément décadente puisque n’ayant plus qu’un pied dans l’avenir. Victoire de Bond, l’ancien, sur les jeunes crétins de l’agence. Retour à l’enfance, aux racines du passé permettant seules de s’ancrer durablement dans l’avenir. C’est en puisant dans ses origines que Bond va réussir à terrasser son ennemi. Cette sanctification du passé est peut-être aussi le doux espoir britannique de rêver à nouveau à la gloire des années passée, au temps où l’Union Jack flottait sur tous les océans et continents du globe.

Le nouveau James Bond n’est plus un gamin prétentieux et insolent. Il a grandi et muri, rentrant ainsi sereinement dans l’âge adulte. Il assume clairement sa virilité à l’inverse de la promotion inquiétante et actuelle de la fiottasserie androgyne. Il n’hésite pas à recourir à la violence et à défier l’autorité contrairement aux petits kapos contemporains qui se baignent dans la compromission et dans le recours permanent à la violence indirecte.

Il a fait sienne la maxime de Buffon « Le style est l’homme même. » C’est pourquoi, on voit Daniel Craig arborant un style vestimentaire classique car indémodable. À la fin, accoutré de son Barbour, il dégaine un vieux fusil de chasse. Ce vieux chasseur qui défend sa terre ne correspond absolument pas à l’obsession moderne pour le déracinement et l’abolissement des frontières.

Au fond, James Bond trouve toujours son public parce que l’homme moderne rêve à travers lui de redevenir un homme au sens des philosophes grecs, du chevalier ou de l’honnête homme du XVIIème siècle. En clair, un homme alliant une maîtrise corporelle et morale, maniant aussi bien la force physique que la force de l’esprit et qui trouve dans la connaissance du passé la force de vivre le présent et d’affronter l’avenir.

Tout le contraire de la sensiblerie actuelle aboutissant à transformer l’homme contemporain en une demi-femme ne respectant ni les valeurs du passé, qui sont nécessairement réactionnaires, ni son corps, à travers l’apologie de l’androgynie, ni son esprit, le désir et sa satisfaction immédiate ayant remplacé tout effort de lecture et d’apprentissage du monde qui l’entoure. C’est en regardant le célèbre espion qui subit ces contraintes à sa place qu’il peut s’endormir tranquille dans les bras de Morphée à la recherche du rêve où il pourra enfin être l’homme qu’il ne sera jamais.

E&R

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