Archive

Archive for the ‘Patrimoine’ Category

Autriche : Découverte d’une prothèse en bois perfectionnée du VIe siècle

Des archéologues autrichiens pensent avoir découvert la plus ancienne prothèse connue en Europe sous la forme des restes d’un pied en bois vieux d’environ 1.500 ans, a-t-on appris jeudi 14 décembre 2016 auprès de l’Institut autrichien d’archéologie.

1601161818020105

La trouvaille date du 6e siècle. Elle a été faite dans la tombe d’un homme amputé du pied gauche et de la cheville, enterré à Hemmaberg, dans le sud de l’Autriche, près de la frontière slovène. À la place des membres manquants, les chercheurs ont identifié dans un amas de cuir et de bois les restes d’une prothèse surmontée d’un anneau de fer fixé sur la jambe. « L’homme semble avoir survécu à la perte de son pied puis avoir vécu pendant deux ans au moins avec cet implant, en marchant relativement bien », a indiqué à l’AFP Sabine Ladstaetter de l’Institut archéologique autrichien (OeAI). […]

« Le risque d’infection était extrêmement élevé, ce qui montre à quel point le traitement médical reçu était bon, alors que nous étions au commencement du monde civilisé », a ajouté Mme Ladstaetter.

Source

 

Découverte d’une «Pompéi» britannique

La BBC l’annonce déjà comme la découverte du siècle. Situé dans l’est de l’Angleterre, le site archéologique, le mieux conservé de l’âge du bronze, va «transformer notre compréhension de la période».

Une trouvaille exceptionnelle. Des vestiges d’habitations en bois extrêmement bien conservés d’un village vieux de plus de 3000 ans ont été mis au jour sur le site de Must Farm, non loin de Whittlesey, en Grande-Bretagne. Selon David Gibson, l’un des responsables du «chantier» qui travaille au Cambridge Archaeological Unit, «il s’agit simplement de la construction en bois de l’Age du bronze la plus complète qu’on ait jamais découverte dans ce pays».

 

 

Des pirogues, de la vaisselle, des textiles, des restes alimentaires… Le corps archéologique britannique n’avait jamais vu ça sur ces terres. Conservée depuis des millénaires sous une épaisse couche de sédiments, elle-même enfermée par des dépôts de limon, personne n’aurait pu soupçonner la présence de cette «capsule temporelle» surnommée la «Pompéi britannique» compte tenu de son degré de conservation. Et pourtant…
Un heureux hasard va permettre la conservation des maisons durant des siècles

Les faits remontent à la fin du XXème siècle. Alors qu’un grand nombre de mines fonctionnent en Angleterre, un chantier décide de s’installer sur le site pour exploiter une carrière d’argile locale et fabriquer des briques. Tandis que l’entreprise use la matière et vident les terres de ses sédiments, des morceaux de bois apparaissent. Il s’agit des premières traces recensées de la fameuse «Pompéi britannique». Si la trouvaille est incroyable, c’est seulement après plusieurs années après que Must Farm parvient à se faire reconnaître comme haut lieu du monde archéologique.

Aujourd’hui redécouverte, grâce à un financement alloué au mois de septembre 2015, la terre est enfin prête à révéler tous ses secrets. Notamment celui de la destruction des maisons qui viennent d’être mises au jour.

(…)

Source

(Ndlr: Voir aussi cet article sur les « ancêtres » des Britanniques… )

Combien coûtent les spectacles gratuits et qui paye?

La polémique autour de la subvention Guetta à Marseille ( voir Subvention Guetta annulée aura permis de soulever la question du des manifestations et spectacles gratuits. La plupart du temps, ce sont en effet les contribuables qui payent la facture de ces spectacles gratuits pour le public, organisés par les municipalités.

 

A Marseille, le feu d’artifice du 14 juillet coûte chaque année 320 000 euros aux contribuables marseillais, soit 1,26 euros par foyer imposable.

 

Le spectacle du “Vieux-Port entre flammes et feu” prévu les 3 et 4 mai à Marseille coûtera quant à lui 800 000 euros aux 368 000 contribuables des 18 communes de la communauté urbaine, soit 2,17 euros par contribuable.

 

Le concert gratuit co-organisé par France Télévisions pour la Fête de la Musique, le 21 juin, coûtera 200 000 euros à la ville de Marseille, pour une capacité d’accueil de 25 000 personnes.

 

La ville de Marseille organise également un concert gratuit avec la jazzwoman Dee Dee Bridgewater et sa fille China Moses, le 30 juin. Coût de cette manifestation pour les contribuables marseillais: 200 000 euros.

 

La municipalité participera également à hauteur de 25 000 euros aux frais techniques du concert “Les talents France Bleu” prévu le 28 novembre au Dôme. Le financement du reste du concert sera assuré par Radio France, et donc les contribuables ( via la redevance).

 

A Aix-en-Provence, la 10ème édition des Rencontres du 9e Art ( 2ème festival de bande dessinée de France derrière le festival d’ Angoulême), coûtera 190 000 euros aux contribuables. La ville d’ Aix-en-Provence financera 95 000 euros, et les 95 000 euros restants seront à la charge des 33 autres communes de la communauté du pays d’Aix, du Conseil général, du Conseil régional, de la Commission nationale du Livre, de Marseille-Provence 2013, du Fonds Flamand des Lettres, de la Caisse d’Épargne et d’ Air France.

 

La manifestation “Les Drôles de Noël d’Arles” attire chaque année près de 30 000 visiteurs, et coûte 200 000 euros aux contribuables, soit 6,42 euros par contribuable arlésien.

 

La ville d’ Arles organise également de nombreux spectacles et manifestations grand public en libre accès: “Nuit de la Photo”, “Nuits en Musique”, etc… Au total, la ville d’ Arles dépense 8 millions d’euros par an pour la culture, soit 249 euros par foyer fiscal imposable ! Mais Arles bénéficie également des retombées touristiques de ces nombreuses manifestations

L’observatoire des subventions

Hollande tombe à 27 % de satisfaction

La chute continue, encore en encore. Moins d’un an après son élection à la présidence de la République, seuls 27% des Français sont satisfaits de François Hollande alors que 68% se déclarent déçus, selon un sondage LH2 pour Le Nouvel Observateur paru mercredi. Le chef de l’Etat ne donne satisfaction que pour la politique étrangère (47% de satisfaits contre 45% de déçus) avec l’intervention au Mali.

SFR Info

Catégories :France, Patrimoine

Un siècle d’affiches anticommunistes

L’historien Nicolas Lebourg a publié en novembre dernier, chez Les Echappés (maison d’édition de Charlie Hebdo), un ouvrage très instructif et inédit à notre connaissance sur les affiches anticommunistes au XXème siècle : Mort aux Bolchos : Un siècle d’affiches anticommunistes.

Sorte de pendant négatif au livre de Romain Ducoulombier (Vive les Soviets !, paru en septembre) qui tente pour sa part de remonter le parcours d’un siècle d’affiches communistes, l’ouvrage s’engouffre dans les méandres de l’ « anticommunisme primaire », et tente d’en cerner la galaxie. […]

Source et diaporama sur Radio Nova

La boulangerie de la place de Béthune à Lille ferme ses fours après 500 ans d’histoire

Une histoire, démarrée voilà cinq cents ans, prend fin : il y a un four à pain dans la boulangerie de la place de Béthune depuis le XVIe siècle. La semaine prochaine, Myriam et Alain Sieuw arrêtent. Et c’est un kebab qui prend le relais.

La voix du Nord

Champagne bio : l’étude secrète qui embarrasse

De multiples éléments ont été mesurés, y compris les différences entre les arômes des vins bio et ceux issus de l’agriculture durable. Mais c’est sans doute la différence d’impact sur la terre qui retiendra surtout l’attention. Et qui provoque d’ores et déjà l’embarras.

L’étude – pour surprenant que cela paraisse – avait jusqu’ici été tenue secrète. Pendant douze ans pourtant, des techniciens du Comité interprofessionnel des vins de Champagne (CIVC) ont scruté à la loupe et mesuré très précisément les différences d’impact sur la terre – notamment – entre la culture de vignes en agriculture raisonnée et celle en biodynamie.

Dossier politique

Un dossier qui serait « explosif » a-t-on confié à la rédaction de l’union récemment. Les résultats ne seraient pas ceux que l’on imagine, ou du moins auxquels on pourrait s’attendre. A ce jour pourtant, et bien que l’étude soit désormais terminée, aucun élément n’a encore été communiqué. On le verra, le CIVC veille même jalousement à ce que rien ne transpire. Ou presque. Pourquoi tant de mystère ?

Tout simplement parce que le dossier est éminemment sensible. Autrement dit, le ver de terre – puisqu’il s’agit de lui et de tout ce que sa présence implique – est devenu un enjeu politique et économique. En clair, nous résume un proche de ce dossier, « nos petits vers de terre se portent bien mieux sans culture bio ». Un constat qui a de quoi surprendre à une époque où le label AB est érigé en modèle, jusqu’à convaincre un certain nombre de grandes maisons d’en tester quelques parcelles.

Moins de lombrics en bio

En fait, l’étude a été menée en comparant côte à côte des vignes cultivées en agriculture raisonnée et d’autres en agriculture biologique, auxquelles il faut ajouter des parcelles de quelques vignerons bio à différents endroits de la Champagne.

« Nous avons mesuré tout ce qu’il se passait, en retenant deux indicateurs : la biomasse microbienne, et la population de lombrics », nous confirme un technicien du CIVC. Bilan final : « Les lombrics sont davantage présents dans le sol en viticulture durable que dans les vignes cultivées en bio », ajoute-t-il en pointant l’impact de l’usage du cuivre, « dont on connaît l’effet néfaste ».

Ce résultat rejoint en cela une étude menée en Languedoc-Roussillon et dont les premiers résultats ont été dévoilés cet été : en 17 ans, la population de lombrics a diminué de 65 % dans les vignes cultivées en bio par rapport au conventionnel.

Cuivre vs produits phyto

Impossible toutefois d’obtenir davantage de détails puisqu’une fois avertie de nos attentes, la direction du CIVC a estimé qu’aucune communication sur le sujet n’était opportune à ce jour. Soit. Mais sans cadre précis, libre à chacun d’interpréter ce constat auquel on peut faire dire beaucoup de choses.

Vincent Laval, le président des viticulteurs bio de Champagne, ne le sait que trop bien, lui qui réclame ces résultats depuis longtemps sans avoir encore obtenu de réponse. Ainsi cueilli à froid, on comprend le malaise de ce professionnel qui se bat jour après jour pour promouvoir son modèle. « Je ne conteste pas l’impact du cuivre, mais tout dépend des doses utilisées. Par ailleurs, cela reste toujours moins grave que l’impact d’autres produits », estime-t-il. Des produits phytosanitaires que l’on retrouve pourtant dans la vigne cultivée en agriculture raisonnée dans le cadre de cette étude.

Cela équivaut-il à dire que l’utilisation du cuivre serait plus nocive que celle des produits phyto en quantité mesurée ? On imagine déjà de quelle manière un tel constat pourrait être exploité, et pour cause. En Champagne, ce marché est considérable.

Vincent Laval, de son côté, juge cette étude justement trop incomplète pour être satisfaisante. « Il n’y a pas que les vers de terre, la pollution des nappes phréatiques est un sujet plus important, et elle n’est pas mesurée ici », déplore-t-il. Autant dire que ces résultats n’ont pas fini de susciter l’intérêt des uns et les intérêts des autres.

L’Union

 

%d blogueurs aiment cette page :