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L’eusko : Euskal Tokiko Moneta, la monnaie locale du Pays Basque

21 octobre 2012 2 commentaires

C’est ce week-end à Lurrama que seront lancées les adhésions des particuliers et professionnels à l’eusko ! Il sera en effet possible dès vendredi d’adhérer à Euskal Moneta, l’association gérant l’eusko, afin d’ être les premiers à utiliser cette monnaie locale basque, écologique et solidaire dès janvier 2013.
Euskal Moneta tiendra pour cela un stand du vendredi 19 au dimanche 21 octobre à Lurrama, salon de l’agriculture paysanne du Pays Basque, à la Halle d’Iraty, à Biarritz.
Pour les particuliers comme pour les commerçants, paysans, entreprises ou professions libérales souhaitant utiliser l’eusko à partir de janvier prochain, l’adhésion à l’association est légalement obligatoire. Mais chacun cotisera librement, en fonction de ses moyens : à partir de 5 euros l’année pour un particulier, 10 euros pour une association, et 60 euros pour une entreprise.

Samedi, toujours à Lurrama, une dizaine de professionnels ayant choisi de rentrer dans le réseau et d’accepter l’eusko se présenteront et expliqueront pourquoi ils font cette démarche. Notamment, un cafetier, des paysans, un artisan plombier, un restaurateur, un brasseur, etc. La presse et le public de Lurrama sont invités à rencontrer ces premiers prestataires de l’eusko, samedi 20 octobre à 16h30, à la Hall d’Iraty, au plateau télé-radio.

En savoir plus : www.euskalmoneta.org

Novopress

L’appel de la terre suscite de plus en plus de reconversions

Désormais plus d’un quart des jeunes installés viennent d’un autre milieu professionnel ou ont exercé en dehors de la ferme avant d’y revenir.

Ils sont chaque année de plus en plus nombreux à avoir choisi l’agriculture pour rebondir professionnellement. Autrefois, on était paysan de père en fils. «Désormais plus d’un quart des jeunes installés viennent d’un autre milieu professionnel ou ont exercé en dehors de la ferme avant d’y revenir», explique Christiane Lambert, première vice-présidente de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles). C’est par exemple le cas de cinq jeunes qui viennent de créer un GAEC (groupement agricole d’exploitation en commun), Radis & Co, spécialisé dans l’agriculture biologique, installé en Mayenne.

Parmi eux figurent un paysan boulanger, Gwendal Bazin, deux maraîchers, Robert-Jan Devinik et Yannick Rouseau, un éleveur, Marc Besnier, ainsi qu’un fromager, Steve Milosevic. «Nous avons choisi de produire une alimentation de base avec pour engagement de pratiquer une agriculture bio en utilisant par exemple un compost provenant de l’activité lait pour fertiliser les terres, des semences paysannes et en récupérant les eaux de ruissellement», expliquent-ils. Tout en privilégiant les circuits courts de distribution à travers les Amap (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne).

Les femmes conquises

Autre exemple, celui de Jean-Cyril, ex-porte-parole d’une ONG internationale luttant contre la pauvreté et l’injustice. Fils de paysan, il a passé un brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole avec la perspective de s’installer en Dordogne.

Les femmes sont, elles aussi, conquises par l’appel de la terre. Isabelle Chevaux, mère au foyer pendant dix-sept ans, a participé à une formation d’assistante en sommellerie en 1997. Elle intègre une grande surface puis une usine et enfin un groupe d’exploitants vignerons de Lons-le-Saunier en 2006, comme ouvrière viticole. «Le vin et le milieu agricole me passionnent. J’aime le travail au grand air et les travaux manuels», indique-t-elle. Seul bémol, elle gagne un petit plus que le smic, «ce qui n’est pas très valorisant quand on connaît le prix des bouteilles. Il faut encourager les jeunes à intégrer ce genre d’emplois, ils ne le regretteront pas».

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