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De nouveaux billets en euros à l’effigie de la déesse Europe

11 novembre 2012 Laisser un commentaire

La Banque centrale européenne lance une deuxième série de billets de banque, plus sécurisés, qui verront le jour en mai 2013. Les billets actuels seront retirés progressivement de la circulation.

À défaut de changer de politique monétaire, Mario Draghi a annoncé ce jeudi le lancement d’une deuxième série de billets en euros, baptisée «Europe», illustrée avec un visage de femme grecque, celui de la déesse Europe.

Le visage de la déesse provient d’un vase datant de plus de 2000 ans, découvert dans le sud de l’Italie, et conservé au Louvre, à Paris. «Cette figure a été choisie car est clairement associée au continent européen, et apporte une touche d’humanité aux billets», explique la BCE.

Les premiers billets à changer de visage en mai 2013 sont ceux de 5 euros, les plus manipulés. Toute la gamme des billets en euros (5,10,20, 50, 100, 200, 500) sera changée progressivement sur plusieurs années.

Il s’agit de la deuxième série de billets lancée depuis le lancement de l’euro au premier janvier 2002. Les billets existants seront progressivement retirés de la circulation.

Le billet de 5 euros plus protégé

Si la BCE change le visage des billets, ce n’est pas seulement pour faire plaisir aux femmes ou à la Grèce – qui peut y voir une nouvelle assurance qu’elle restera dans la zone euro…-, mais pour des raisons de sécurité. Les nouveaux billets offriront une meilleure protection contre la contrefaçon, assure la BCE.

Le graphisme des nouvelles coupures sera dévoilé le 10 janvier 2013. Les motifs des nouveaux billets s’inspireront toujours de la série «époques et styles architecturaux» et conserveront leurs couleurs dominantes mais le dessin général sera modifié. Les chiffres seront plus gros, pour tenir compte des remarques des utilisateurs.

Le billet de 5 euros, le plus utilisé, donc le plus usé et le plus facilement déchiré sera protégé par un enduit spécial censé améliorer sa durée de vie. C’est le graphiste berlinois Reinhold Gerstetter qui a été choisi pour repenser le dessin de la monnaie commune.

Le Figaro

(Ndlr : Lire ci-dessous une hypothèse séduisante sur le « pourquoi du comment  » du changement de billets…)

La cause réelle de ce changement de billet c’est de supprimer la lettre qui existe devant le numéro de Série qui permet d’identifier la banque nationale a laquelle il appartient.
Ainsi les billets qui ont devant le numéro de série la lettre :
– U sont de la Banque de France
– X sont de la Bundesbank
– Y sont de la banque nationale grecque.

Vous avez ici la table de correspondance des lettres d’identification des pays ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Euro

Vous allez voir sur les nouveaux billets ces lettres vont disparaitre.

Pourquoi car si la Grèce sort de l’Euro quel commerçant Français va accepter de prendre un billet de 20 euro avec un numéro de série avec un Y devant ?
Aucun.
Car ce billet appartient en Euro est un billet grec, convertible en drachme grec uniquement.
Quand on en sera a ce stade et que les gens en auront conscience l’Euro sera mort car plus aucun français et européen n’aura confiance dans cette monnaie. La lettre devant le numéro de série qui identifie le pays a qu’il appartient est une véritable bombe dans le dispositif de sortie de l’euro qui n’a jamais ete envisage et donc jamais prepare.
A mon avis ils s’y prennent trop tard et ca va etre un beau boxon…
Débarrassez vous des euros
Pourquoi croyez vous que les investisseurs ouvrent des comptes dans les banques Allemande ? devinez… pour avoir des euros allemands… et donc quand on va devoir les convertir ils seront convertis en deutschemark. L’avantage d’avoir de l’argent sur des comptes en euro a Allemagne supprime le problème de l’argent papier et de la lettre d’ identification.

Veritas

Victoire de l’oligarchie

Les Grands Poissons Mangent De Petits Poissons
Pieter Bruegel l’Ancien 1556

Le lancement, le 8 octobre à Luxembourg, du Mécanisme européen de stabilité (le MES) remplaçant le FESF est véritablement une victoire pour les tenants du nouvel ordre mondial.

L’instrument de torture de l’oligarchie est fin prêt pour essorer les peuples et assujettir les Etats. Porté sur les autels par les 17 ministres des finances de la zone euro et du président de la Banque centrale européenne et ancien de Goldmann Sachs, Mario Draghi, cet outil est appelé à recapitaliser les banques de la zone euro. Officiellement et, naturellement, pour le bien des Européens, il s’agit d’un fonds de secours chargé de lutter contre la dette qui étouffe les Etats. En fait, en étudiant quelques articles clefs établissant le MES, on se rend compte que l’oligarchie a remporté une victoire décisive.

Qu’on en juge plutôt.

L’article 1 stipule que « Par ce traité, les parties contractantes instituent entre elles une institution financière internationale appelée Mécanisme européen de stabilité ».

On remarque tout de suite que le peuple dit souverain n’a pas été invité à l’aimable sauterie qui engage une mise de départ à hauteur de 700 milliards d’euros (article 8).

Toujours dans le même article, les dirigeants du MES peuvent littéralement claquer dans les doigts car les membres de la zone euro doivent contribuer « irrévocablement et inconditionnellement » à leurs engagements financiers. Comme l’hubris est la marque de fabrique du monde de la finance, le Conseil des gouverneurs à la tête du MES peut modifier le montant de ce capital en liaison avec les États membres du MES (article 10). Nous nous doutons qu’il ira à la hausse.

L’article 32 est particulièrement savoureux si on peut dire. Intitulé « Statut légal, privilèges et immunités », cet article présente une batterie de mesures rendant les dirigeants du MES intouchables. Disposant de la pleine personnalité juridique pour acquérir des biens mobiliers et immobiliers, assurés que « ses statuts, privilèges et immunités sont reconnus et mis en vigueur », ces potentats se protègent dans leur bunker en affirmant que :

Le MES, ses biens, fonds et avoirs, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, jouissent de l’immunité et de toute forme de procédure judiciaire, sauf dans la mesure où le MES renonce expressément à son immunité dans le cas de toute procédure ou par les conditions de tout contrat, y compris la documentation sur les instruments financiers.

Les propriétés, les fonds et les actifs du MES, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, sont exempts de perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou de toute autre forme de saisie ou de prise par l’exécutif ou par des actions judiciaires, administratives ou législatives. Les archives du MES et tout document appartenant au MES ou détenu par lui sont inviolables. Les locaux du MES sont inviolables (…).

Il est même ajouté que pour exécuter ses activités, « les propriétés, fonds et actifs du MES doivent être libres de toutes restrictions, régulations, contrôles et moratoires en tout genre ». Al Capone à côté, c’est de la petite bière.

Et si vous n’avez pas encore compris qui sont les maîtres, l’article 35 se charge de vous rappeler que les hommes ne sont pas égaux entre eux :

Dans l’intérêt du MES, le Président du Conseil des gouverneurs, les gouverneurs, les gouverneurs suppléants, les directeurs, les directeurs suppléants, comme le Directeur Général et membres du personnel doivent être à l’abri de poursuite à l’égard des actes accomplis par eux dans leur qualité officielle et jouissent de l’inviolabilité à l’égard de leurs papiers officiels et documents.

A la lecture de ces quelques articles, on ne peut que constater qui est le maître.

Nous sommes convaincus que les ardents défenseurs de la souveraineté nationale vont occuper tous les plateaux de télé et saisir tous les micros pour dénoncer l’instauration de cette dictature financière nous rangeant à l’état d’esclaves taillables et corvéables à merci.

C’est curieux, je n’entends rien.

Pierre Hillard pour Boulevard Voltaire

L’Europe aura bientôt sa propre agence de notation

Le cabinet de consulting allemand Roland Berger a réussi à boucler le tour de table de 300 millions d’euros nécessaire au lancement du projet. Cette agence de notation doit être opérationnelle à partir de septembre prochain.

Les trois grandes agences américaines Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch auront bientôt de la concurrence. Car l’Europe aura bien sa propre agence de notation «transparente, innovatrice et indépendante». Le cabinet de consulting allemand Roland Berger a finalement réussi à boucler le tour de table de 300 millions d’euros nécessaire au lancement du projet.

Le groupe allemand de conseil en stratégie cherchait, depuis l’été 2011, à mettre en place une agence européenne «globale et indépendante» avec des fonds privés. Peinant à rassembler les fonds nécessaires, Roland Berger s’apprêtait à abandonner son projet il y a quelques jours. Mais le cabinet a annoncé jeudi avoir finalement reçu suffisamment d’engagements de banques et de compagnies d’assurances européennes pour lancer son nouveau modèle original: contrairement aux agences américaines, cette concurrente européenne ne sera pas financée par ses clients.

La BCE a fait part de ses réserves

Markus Krall, senior partner chez Roland Berger, quittera ses fonctions début mai pour piloter le lancement de la nouvelle agence de notation. Celle-ci doit être opérationnelle à partir du mois de septembre prochain. Basée à Munich, elle commencera à évaluer la solvabilité des États et des entreprises en attribuant ses propres notes dès 2013.

Le gouvernement allemand, qui a régulièrement critiqué le fonctionnement des agences de notation, soutient l’initiative de Roland Berger. De leur côté, la Banque centrale européenne (BCE), l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) et le patronat allemand avaient fait part de leurs réserves, jugeant le projet peu réaliste. Le plus difficile reste à faire pour la nouvelle agence européenne: gagner sa crédibilité auprès des marchés.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/04/27/20002-20120427ARTFIG00547-l-europe-aura-bientot-sa-propre-agence-de-notation.php

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