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Bernard-Henri Lévy condamné pour avoir diffamé le Bloc Identitaire

Dans le monde selon BHL, il existe trois catégories d’êtres humains. D’abord, Ceux-qui-savent, Ceux-qui-dispensent-la-parole, bref, Ceux-qui-sont-au-dessus. Ensuite, il y a la plèbe, le populo, qu’il convient de guider. Enfin, il y a les nazis, les fascistes, les populistes, la droite de droite, la racaille de la pensée. Tous ceux qui ne sont pas d’accord avec Ceux-qui-énoncent, Ceux-qui-dénoncent, les industriels du poncif et du point Godwin en boucle.

Au sein de ce clergé de l’intelligentsia, BHL est au minimum cardinal. Puissant, richissime, choyé des médias, sa morgue pourrait remplir le creux de son œuvre sans jamais épuiser l’une ni parvenir à remplir l’autre.

Aussi ce mardi 23 avril est-il un grand jour pour tous les amoureux de la liberté. En effet, un tribunal correctionnel vient de condamner Bernard-Henri Lévy pour avoir diffamé le Bloc Identitaire. On ne peut pas traiter impunément de « nazis » un parti politique français. L’hebdomadaire Le Point, également poursuivi, a été également condamné. Justice est « fête » !

Il est probable qu’il y aura un appel. Qu’importe ! Cette victoire judiciaire est un signal : nul ne peut salir le mouvement identitaire sans s’exposer à des poursuites et à des condamnations.

Communiqué Bloc Identitaire

La caste des pousse-au-crime

Inquisiteurs. Ces figures de proue du prêt-à-penser peuvent être regroupées en trois familles du politiquement correct — de gauche, forcément.

Ils sont partout. Sur les plateaux télé, dans les studios des chaînes de radio, en librairie, sur scène, dans les salles obscures… pour promouvoir en choeur le même catéchisme bien-pensant.

  Les intellos-intouchables. La société du spectacle les a proclamés “experts”, “philosophes” ou “intellectuels”. Figures tutélaires de la gauche bien pensante, forcément “engagés”, ils règnent en maîtres sur le “camp du Bien”, se faisant volontiers les inquisiteurs d’un modèle qu’ils abhorrent : ainsi de leur pape, Bernard-Henri Lévy, dénonçant chez les opposants au mariage gay « la marée noire de l’homophobie ancestrale », ou du grand mécène du lobby gay Pierre Bergé, qui, après avoir défendu la gestation pour autrui (« Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? »), les a qualifiés d’« humus antisémite et antigay »

Parmi ces “intellectuels”, outre Raphaël Enthoven, qui voit dans la légalisation du mariage homosexuel l’aboutissement logique du primat de la culture sur la nature, vient l’inénarrable “psy” Gérard Miller, qui se félicite de pouvoir enfin « dire merde aux milliers de manifestants qui étaient contre ce projet [le “mariage pour tous”, NDLR] », et regrette que l’humour de son ex-amie Frigide Barjot soit « mis au service d’une cause absolument abominable »

  Les saltimbanques. L’essayiste Philippe Muray les avait surnommés les « artistocrates ». Chantres de la gauche morale du cénacle parisien, Charles Berling, Jacques Weber et Pierre Arditi n’égalent pas leur consoeur Josiane Balasko. Fervent soutien des expulsés de Cachan, en 2006, cette dernière s’est distinguée en devenant la même année la “marraine républicaine” d’un jeune homosexuel algérien menacé de prison dans son pays. À cette liste — non exhaustive — doit être ajoutée Emmanuelle Béart, célèbre pour avoir squatté l’église Saint-Bernard en 1996 avec des sans papiers… Mais aussi Philippe Torreton, comédien de toutes les indignations, renvoyé à ses chères études par Fabrice Luchini après avoir sévèrement attaqué Gérard Depardieu pour son exil.

Parmi ces saltimbanques se distingue aussi l’antisarkozyste névrotique Christophe Alévêque. L’actualité impose enfin de décerner une palme à Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-point (qui avait accueilli la pièce antichrétienne Gólgota Picnic en 2011), entré au Panthéon des inquisiteurs en usant, à l’égard de Frigide Barjot, d’une reductio ad Hitlerum (aussi appelée “point Godwin”, qui consiste à comparer ses adversaires à Hitler ou au nazisme) : « Le papa et la maman, ça a quand même donné aussi Hitler. Il faut quand même le rappeler »

Les « rebellocrates » médiatiques L’expression est, là encore, de Philippe Muray, qui, pour caractériser ces caciques du système médiatique, usait aussi de deux détournements : les « mutins de Panurge », faux rebelles défendant la pensée dominante, pouvant muer en « matons de Panurge » prêts à mordre ceux qui s’écartent de leurs voies. Ils ont leurs relais médiatiques : le Nouvel Observateur, les Inrockuptibles (tous deux partenaires, avec d’autres, de la soirée au Théâtre du Rond-point), mais aussi Marianne, Libération… On trouve aussi Rokhaya Diallo, fondatrice du mouvement Les Indivisibles, pour laquelle il est incongru de s’interroger : « Mais vous trouvez ça normal qu’un Malien ou qu’un Algérien en France depuis trente ans n’ait toujours pas le droit de voter ? »

Restent Pascale Clark, redoutable intervieweuse sur France Inter, surtout lorsque ses cibles sont choisies (Marine Le Pen, Nadine Morano, Tugdual Derville, Robert Ménard…), et Audrey Pulvar, égérie incontestable des croisés du nouvel ordre moral, cachée derrière des lunettes dont elle a enfin dévoilé le prix (3 300 euros). Pour Pulvar, rire sur les Roms relève du crime contre l’humanité (voir ses nausées face au Comte de Bouderbala, humoriste pourtant peu suspect de frénésie discriminante), être de droite est un péché originel, le tout justifié par une “certaine” idée du journalisme : sous l’apparence de l’impartialité, une lutte effrénée pour toutes les causes du politiquement correct.

Valeurs Actuelles

Télévision : La guerre de Bosnie : Les vérités de l’histoire

11 avril 2012 1 commentaire

Vingt ans ! Il y a vingt ans, déjà, que, la Bosnie-Herzégovine, cette ex-république de la défunte Yougoslavie de Tito, proclama, le 6 avril 1992, son indépendance, laquelle provoqua alors, de la part des forces serbes, une guerre qui allait durer, après avoir causé plus de cent mille morts et déplacé près de deux millions de personnes, trois douloureuses et sanglantes années, pour ne s’arrêter officiellement, avec la signature des historiques « Accords de Dayton », que le 14 décembre 1995.

 De cette horrible guerre en plein cœur de l’Europe, deux villes martyres, peuplées majoritairement de musulmans, émergèrent en particulier : Srebrenica, où les milices serbes, alors sous le commandement du tristement célèbre général Ratko Mladic, s’adonnèrent à un carnage sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, et Sarajevo, que ces mêmes forces serbes terrorisèrent, depuis les collines qui l’entourent, pendant un interminable et abominable siège.

 […]

Cet antiserbisme primaire, fruit d’un manichéisme pour le moins étriqué, sinon d’un racisme qui, pour être certainement inconscient, n’en demeure pas moins franchement condamnable, c’est Bernard-Henri Lévy qui s’en fit, en Occident, le premier chantre, ainsi que le prouve, à la seule lecture des très peu amènes descriptions physionomiques qui l’émaillent, cet extrait de cette sorte de journal de guerre qu’est son livre intitulé « Le Lys et la Cendre » :

« 16 janvier 1993 (…) Un serbe. Première fois, depuis Lukavica, que je vois un Serbe de si près. (…) Nous sommes sur une des collines qui ceinturent Sarajevo, dans une tranchée bosniaque. Le responsable de l’unité, Mohamed, m’a prêté une paire de jumelles à travers lesquelles je vois, dans la tranchée d’en face (…) un gros homme très affairé qui, malgré la neige et le vent, paraît avoir trop chaud (…). Il a la peau grasse. Les lèvres trop fines, qui trahissent la bouche édentée. Une verrue sur la joue. Un bouton de fièvre sur la paupière. Une barbe de huit jours, bizarrement grise pour un homme qui ne doit pas avoir plus de trente ans. Je pourrais presque compter les points noirs qu’il a sur le nez, ou suivre la sueur qui lui goutte dans la nuque, ou même lire dans ses yeux – ses pauvres yeux, trop écartés, un peu idiots (…) mais qui ont déjà leur expression d’yeux de futur cadavre. »

Yougoslavie, Sarajevo, 1993, Bernard-Henri Lévy dans une tranchée sur la colline de Grondj, pendant le tournage de « Bosna ». Photographie: Alexis Duclos

Édifiant, pour un philosophe censé défendre les droits de l’homme partout où ils sont niés, ce souci, sur un mode exclusivement négatif, du détail physique, quasi clinique, et comportemental, sinon anthropologique : il n’est pas sans évoquer curieusement, appliqué là aux Serbes, celui dont se prévalaient, avec ce mépris confinant à la haine, les plus infâmes des antisémites d’antan, du style Céline ou Drieu, pour décrire, moyennant un même type de cliché, le supposé faciès des Juifs !

 Mais, surtout, ce que BHL omet sciemment de dire, en ce passage, c’est que ce fameux Mohamed – qui est un prénom d’origine arabe et en aucun cas slave – qu’il prenait là pour un responsable d’une unité bosniaque, n’était autre, en réalité, qu’un mercenaire islamiste venu combattre, au nom du « djihad », aux côtés de ses frères musulmans.

 Cette terrible et d’autant plus dérangeante vérité, qui n’est un secret que pour ceux dont l’esprit outrancièrement partisan fait office de loi prétendument universelle, c’est un film écrit et réalisé par l’excellent Olivier Pighetti – « Guerre de Bosnie : les combattants d’Allah » est son très significatif titre – qui le révèle aujourd’hui justement, sur la chaîne de télévision thématique française « Toute l’Histoire », au grand public, brisant ainsi salutairement un certain conformisme médiatique.

 Une première diffusion en a déjà eu lieu, pour l’exactitude, ce jeudi 5 avril, à 22h40. Mais elle sera encore rediffusée, à trois reprises, ces jours-ci : ce dimanche 8 avril, à 00h05 ; ce mercredi 11 avril, à 23h20 ; et ce lundi 16 avril, à 22h35.

POUR VOIR LE DOCUMENTAIRE

http://www.dailymotion.com/video/xq5wei_guerre-de-bosnie-les-combattants-d-allah-1_webcam

Voici, du reste, quelques-unes des phrases-clés de la présentation, telle que ce programme se voit résumé sur le site de ladite télévision, de ce documentaire remarquable d’objectivité historique tout autant que de maîtrise technique. Il y est en effet spécifié, textuellement, que ce film dévoile la « facette méconnue de cette guerre qui a vu des milliers de moudjahidines déferler en Bosnie pour y aider leurs frères de religion », que ces mêmes « brigades musulmanes comptaient, au plus fort de la guerre, 5.000 hommes, financés et entraînés par la CIA qui espérait renouveler ainsi le succès afghan » et que, plus consternant encore, « les plus fanatisés de ces moudjahidines auront fait du pays le berceau de l’organisation terroriste la plus célèbre du monde : Al Qaïda », dont « cinq des commandos suicides des tours jumelles du 11 septembre ont fait leurs classes en Bosnie. »

Certes cette nécessaire et légitime mise au point n’atténue-t-elle en rien, ni ne justifie-t-elle le moins du monde, l’ampleur des crimes commis par l’armée serbe à l’encontre de la population bosnienne. Mais à tout le moins permet-elle ainsi, en replaçant cette guerre de l’ex-Yougoslavie au sein de son véritable cadre historique et contexte idéologique, d’éviter, en faisant la part des choses, de sombrer, comme je le stigmatisais plus haut, en une trop facile diabolisation des Serbes et, parallèlement, en une tout aussi simpliste angélisation des Bosno-Musulmans.

C’est d’ailleurs là l’impérieuse mais subtile leçon qu’aurait dû apprendre également la trop hollywoodienne Angélina Jolie avant de se lancer de manière aussi téméraire, avec un manichéisme confinant parfois lui aussi à la cécité, dans la réalisation d’un film – « Au pays du sang et du miel » en est son beau titre – prétendant faire la lumière, fût-ce dans les salles obscures, sur une guerre aussi tragique et complexe que celle qui fit rage, précisément, en Bosnie.

 Ce n’est du reste pas un hasard si la critique cinématographique en son ensemble, à quelques lucides et courageuses exceptions près, l’acclama sans réserve, nonobstant son côté trop esthétisant pour décrire une réalité aussi dramatique, et si, bien sûr, l’incontournable BHL, toujours aussi épris de ses seules certitudes, l’encensa, du haut de son ego, avec un enthousiasme défiant, faute des nuances indispensables pour la juste compréhension de pareil conflit, tout sens de la vérité !

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-guerre-de-bosnie-les-verites-de-114343

In Le Crapouillot

Bernard-Henri Lévy justifie toujours l’intervention militaire en Libye

Même si la Libye vit aujourd’hui sous le joug des milices, le philosophe Bernard-Henri Lévy justifie toujours l’intervention militaire qui a été menée dans ce pays pour faire tomber Mouammar Kadhafi. Une intervention pour laquelle il a très activement milité et manœuvré auprès de Nicolas Sarkozy.

 

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