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Présidentielle : les derniers jours jouent toujours des tours

21-avril: comment éviter le trop-plein de candidats?

 

Au soir du dimanche 22 avril, la surprise serait qu’il n’y en ait pas. Depuis quarante ans, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle ont, à chaque fois, révélé des écarts notables, voire importants, avec les ultimes sondages d’intentions de vote. C’est la conséquence, à la fois, de l’imperfection de l’outil de mesure de l’opinion et de la violence des dynamiques électorales à l’oeuvre dans les derniers jours d’une campagne pour l’Elysée. Même des scrutins à l’issue aussi écrite que ceux de 2007 et 1988 n’ont pas été avares de surprises. Le 22 avril 2007, Nicolas Sarkozy obtient 31,8 % des suffrages, 3 points de plus que ne l’en créditait, trois jours plus tôt, le dernier sondage TNS Sofres. Le 24 avril 1988, Jacques Chirac ne décroche que 19,9 %, un chiffre inférieur de 3,5 points à celui donné, trois jours plus tôt, par le même institut.

Paradoxalement, si elle a profondément marqué les esprits en raison de l’élimination inattendue de Lionel Jospin, l’élection présidentielle de 2002 ne fut pas la plus en discordance avec les sondages. Le soir du 21 avril, Jean-Marie Le Pen réalise un score de 16,9 %, supérieur de 3 à 4 points à ceux des sondages de la fin de la semaine. Mais, le 19 avril, l’institut Ipsos note bien que « la fin de campagne est très favorable » au leader frontiste, passé « de 9 % d’intentions de vote fin mars à 14 % aujourd’hui ». « Les deux têtes de l’exécutif ne sont pas parvenues à se mettre à l’abri d’un retour de Jean-Marie Le Pen », relève même Ipsos. De ce point de vue, le scrutin de 1995 avait été plus riche en surprises. Entre les derniers sondages et le premier tour, Jacques Chirac perd 3 points, Edouard Balladur, donné en déclin régulier, en regagne 2 et Lionel Jospin 3, après avoir été longtemps donné stable.

Déjà proche de François Mitterrand à l’époque, François Hollande se souvient forcément que la poussée de son modèle fut spectaculaire au soir du 26 avril 1981 : 25,8 % des voix contre 21,5 % dans le sondage Sofres du 24 avril. Symétriquement, Georges Marchais, avec ses 15,3 %, fut loin d’atteindre le niveau du dernier sondage (19 %). Sept ans plus tôt, Jacques Chaban-Delmas connut pareille mésaventure dans les derniers jours : entre le sondage Sofres du 22 avril (24 %) et son résultat du premier tour, le 5 mai (15,1 %), il a décroché de près de 10 points, une chute vertigineuse.

A phénomène répété, il y a des explications multiples. La plus naturelle est l’approximation propre aux sondages. Il faut distinguer, là, la marge d’erreur liée à toute enquête d’opinion assise sur des choix déclarés et par nature invérifiables, et le fait que ces instruments n’ont jamais la vocation prédictive que les citoyens et parfois les politiques – mais jamais les sondeurs eux-mêmes -leur prêtent à tort. Si l’appréhension des forces en présence a beaucoup progressé depuis quelques années, notamment sur les extrêmes, le côté plus frustre de l’outil explique, a contrario, bien des erreurs passées. « En 1981, on évaluait très mal le vote communiste », observe par exemple Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos France.

La deuxième grande explication est à chercher dans le caractère tardif des choix d’une bonne partie du corps électoral. Cela joue à la fois sur les intentions exprimées et sur les résultats le jour du vote. En 2002, rappelle François Miquet-Marty, président de Viavoice, 15 % des électeurs ont fait leur choix le jour même ou la veille du scrutin. Cela représentait la bagatelle de 4 millions de personnes… En 1995, 10 % des électeurs ont hésité jusqu’au dernier moment et 11 % s’étaient décidés dans les tout derniers jours, selon la Sofres, soit près de 6,5 millions de personnes au total. A une dizaine de jours du premier tour de la présidentielle de 2012, environ un électeur sur trois ayant exprimé une intention de vote affirment pouvoir encore changer d’avis. Il faut y ajouter les 10 % à 20 % de personnes interrogées n’exprimant pas, dans les sondages, d’intention de vote. Dans ce contexte d’indécision tardive, touchant une fraction importante du corps électoral, la question des déterminants du vote est majeure. Or il est difficile de faire la part entre la portée des événements et celle de l’imprégnation de long terme. Viavoice montre que, le 21 avril 2002, 20 % de ceux qui ont fait leur choix le dimanche, ont voté Jean-Marie Le Pen ou Bruno Mégret : deux jours avant, éclatait l’« affaire Papy Voise » du nom d’un retraité d’Orléans agressé par des individus jamais identifiés. Cependant, plus que le poids d’un fait divers, François Miquet-Marty voit dans ce déplacement tardif de voix en faveur du candidat FN, la marque d’une « tendance lourde d’une campagne très axée sur l’insécurité ».

Avec son lot d’incertitudes et d’indécisions, la fin de cette campagne peut-elle encore retourner la situation ? Il n’est pas sûr qu’il faille attendre une modification substantielle du rapport gauche-droite. « Les voix qui se déplacent dans les derniers jours d’une présidentielle se déplacent au sein des blocs », souligne Brice Teinturier – comme on peut le constater, aujourd’hui, avec la poussée de Jean-Luc Mélenchon, effectuée aux trois quarts au détriment de François Hollande. Un deuxième phénomène est parfois à l’oeuvre dans les derniers jours : une différence de mobilisation de chaque camp. Or, naturellement, plus l’abstention est forte, plus l’effet de ces mobilisations différentielles est important. Les premiers tours à surprise de 1995 et 2002 avaient été marqués par des taux d’abstention élevés, respectivement de 21,6 % et 28,5 %. La première question, encore sans réponse, est donc de savoir si l’élection de 2012 sera, au final, considérée par les Français comme à fort ou à faible enjeu. Enfin, la distribution des voix des millions d’« hésitants » reste, par nature, aléatoire. Elle dépendra d’éventuels événements extérieurs – d’ordre économique ou du fait divers -, d’une analyse « infusée » de la campagne, mais aussi de l’observation des derniers jours de la course. Les électeurs donnent toujours une petite prime aux bons finisseurs.

http://www.lesechos.fr/opinions/analyses/0201998702687-presidentielles-les-derniers-jours-jouent-toujours-des-tours-311154.php?xtor=RSS-2010

Nicolas Sarkozy ne séduit plus les périurbains et les ruraux

Les habitants de « la France périphérique fragilisée », réservoir de voix décisif pour son élection en 2007, délaissent aujourd’hui Nicolas Sarkozy pour François Hollande ou encore Marine Le Pen.

 

Mauvaise nouvelle pour Patrick Buisson, qui en a fait l’une des clés de la réélection du chef de l’Etat: Nicolas Sarkozy n’arrive pas à recoller les morceaux avec les habitants des communes rurales et des villes petites socialement fragiles. Cette « France périphérique fragilisée » ne lui fait plus confiance sur les questions d’emploi et de pouvoir d’achat. C’est le principal enseignement du sondage Ipsos/Logica Business Consulting publié ce jeudi.

Cette enquête, réalisée pour Le Nouvel Observateur auprès de 2000 personnes, est d’autant plus digne d’intérêt que cette France-là constitue « l’une des zones de force traditionnelles du Front national » et que la performance de Nicolas Sarkozy y avait été « décisive » pour sa victoire en 2007.

« C’est bien là que Nicolas Sarkozy a asphyxié Jean-Marie Le Pen », qui y fut distancé de 17 points par le candidat UMP.

La France périphérique fragilisée » réunit des communes rurales ou assez éloignées des centres urbains et des villes petites ou moyennes, socialement fragiles ou populaires. Elle pèse près de la moitié (48%) de la population en métropole.

Dans la France périphérique fragilisée, Nicolas Sarkozy recueille 25,5% d’intentions de vote, deux points en-dessous de sa moyenne nationale et quatre de moins que son score au 1er tour de la présidentielle 2007 (29,37%). François Hollande domine, avec 28,5% d’intentions de vote, presque quatre points de plus que Ségolène Royal en 2007. Marine Le Pen obtiendrait 16% (12% pour son père en 2007), 9 points de moins que Nicolas Sarkozy, au lieu de 17 cinq ans plus tôt. Jean-Luc Mélenchon y réaliserait également un bon score (14%). Au second tour, Hollande l’emporterait facilement (56,5%-43,5%).

Son audience dans les banlieues populaires est un autre défi majeur pour le président-candidat: il y recueillerait seulement 22% d’intentions de vote.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/sarkozy-ne-seduit-plus-les-periurbains-et-les-ruraux_1099249.html

Marine Le Pen en deuxième position des intentions de vote chez les 18-22 ans

"Je vote pour Marine parce qu'elle elle est belle! C'est une princesse!" Kevin, 18 ans

Un sondage Ifop révèle que le discours contestataire de la candidate FN séduit les primo-votants.

La candidate du Front National atteint les 23% d’intentions de vote chez les 18-22 ans. C’est ce que révèle un sondage réalisé par l’Ifop pour l’Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (Anacej). Cette tranche d’âge représente 7,9% de l’électorat national et correspond aux les Français n’ayant encore jamais voté à l’élection présidentielle, se situe clairement en opposition à la candidature de Nicolas Sarkozy. En effet, l’enquête avait déjà été réalisée en novembre dernier et révélait que François Hollande cristallisait 38% des intentions de vote des primo-votants, contre 19% à Marine Le Pen. A présent, la présidente du FN a grimpé de 4 points, quand le candidat PS est tombé à 31%. Nicolas Sarkozy est le seul des quatre principaux candidats à ne pas voir sa cote augmenter ou baisser : elle reste en effet bloquée autour de 21%.

Ce sondage révèle également que la participation des primo-votants au premier tour de l’élection présidentielle s’annonce moins importante qu’en 2007. Seuls 53% des jeunes Français interrogés par l’Ifop se déclarent absolument certains de participer au scrutin le 22 avril prochain, même si 59% d’entre eux estiment encore pouvoir changer d’avis.

http://www.atlantico.fr/pepites/marine-pen-deuxieme-position-intentions-18-22-ans-fn-election-presidentielle-310040.html

(Ndlr : doivent plus tous lire Okapi à leur age, c’est pour ça!)

Les secrets de fabrication des sondages

27 février 2012 Laisser un commentaire

A chacun sa méthode de travail (Internet, téléphone) et ses « clés de redressement ». Enquête chez les sondeurs.

Un gouffre électoral sépare les instituts Ipsos, LH2 et BVA de leurs homologues Ifop et CSA. Les premiers voient François Hollande loin devant Nicolas Sarkozy. Cinq, six à sept points d’avance. Des millions de voix. Les deux autres mettent un point seulement entre les deux candidats, le socialiste voyant sa cote reculer. Un point, l’épaisseur du trait. Et pas la même histoire, du moins au premier tour. Plusieurs questions se posent. (…)

Qu’est-ce que le « redressement »?

Voilà l’explication majeure. Les sondeurs corrigent tous les réponses de leurs échantillons. Ce lifting est indispensable. Un rapport des sénateurs Hugues Portelli (UMP) et Jean-Pierre Sueur (PS) datant de 2010 en livrait les clés.

Phénomène connu : les sondés d’extrême droite cachent leurs préférences. « À l’inverse, on peut observer que les partis de la gauche modérée sont généralement surreprésentés, phénomène dénommé ‘sinistrisme’ que les spécialistes de science politique peinent à s’expliquer », indiquaient les sénateurs

Du coup, les instituts relèvent ou abaissent les intentions de vote en fonction de leur propre cuisine. C’est leur secret de fabrication. Le plus souvent, ils se réfèrent aux choix passés de l’électeur. S’ils sont peu nombreux à avoir voté Le Pen par rapport aux résultats réels des scrutins, alors le score est relevé. Il y a d’autres moyens : la popularité du candidat, la prise en compte de phénomènes d’image… « Dans cette procédure finale, il y a une part humaine, par définition faillible et subjective », rappelle un membre de la profession.

(…) Les instituts sont-ils politisés?

La palette des redressements offre une latitude d’appréciation aux instituts. Peuvent-ils échapper aux pressions, à leurs propres opinions, voire au désir de plaire aux partis politiques qui leur achètent des études? « Certains sont réputés proches du pouvoir, d’autres sont perçus comme plus indépendants« , glisse un ancien du métier. « Je ne crois pas à l’influence manipulatrice des sondages, réfute Denis Pingaud, conseil en stratégie d’opinion et auteur de Secrets de sondages (le Seuil). L’opinion est acculturée.

L’avalanche d’enquêtes fait que les effets sont annulés par le sondage suivant. Il y a un double mouvement, certains électeurs volent au secours de la victoire, d’autres se démobilisent. »

La petite famille des sondeurs anticipe une grande réconciliation. À l’approche du scrutin, les écarts vont se résorber, assurent-ils. « Chaque institut regarde ce que publient ses concurrents, dit l’un d’entre eux. Pour éviter les accusations et l’opprobre, celui qui sort un candidat à 26% quand les autres sont à 29% aura tendance à le redresser vers 27%… »

En cas de grave erreur comme en 2002, ils préféreront se tromper tous en même temps

 http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Pourquoi-une-telle-difference-dans-les-sondages-489603

Sondages Avril 2002

Jacques Chirac Jean-Marie Le Pen Lionel Jospin
10-11 avril – CSA 21 % 12 % 19 %
10-13 avril – BVA 18,5 % 14 % 18 %
11-12 avril – Ifop 19 % 11,5 % 17 %
13 avril – Ifop 20 % 13 % 18 %
13-15 avril – Nouvel Observateur/Sofres 20 % 13 % 18 %
17-18 avril – CSA 19,5 % 14 % 18 %
17-18 avril – Ipsos 20 % 14 % 18 %
17-18 avril – LCI/Sofres 19,5 % 13,5 % 17 %
21 avril – Sondage confidentiel 18 % 14,5 % 17 %
Résultats du premier tour 19,88 % 16,86 % 16,18 %

Source Wikipedia

L’ancien directeur du CSA Roland Cayrol est interrogé sur les écarts de résultats qu’il peut y avoir entre les différents instituts de sondage.  « Marine Le Pen toujours sous-estimée dans les sondages (RMC) »

 

La patronne du FN totaliserait 20% des voix (+0,5 point) si l’élection avait lieu dimanche prochain. C’est ce que révèle jeudi soir un sondage Ifop pour le JDD.fr et La Lettre de l’opinion.

Poutou inquiet pour ses parrainages…

14 février 2012 Laisser un commentaire

Philippe Poutou, candidat à la présidentielle française du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), n’a obtenu pour l’instant que 415 parrainages d’élus sur les 500 nécessaires pour se présenter et il se montre inquiet, a dit mardi Olivier Besancenot, son prédécesseur en 2007. Ce problème des parrainages est soulevé aussi par la candidate d’extrême-droite Marine Le Pen, qui dit avoir environ 400 signatures aujourd’hui mais aussi par des « petits » candidats comme l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin. « C’est à notre portée mais ça va se jouer, et là je ne bluffe pas, à quelques parrainages près (…) La seule chose que je demande, c’est d’arrêter de mettre des obstacles au fait d’obtenir ces signatures », a dit Olivier Besancenot Sur Canal+. Il assure que certains maires hésiteraient de peur de perdre des subventions. Le candidat NPA est crédité dans les sondages de 0% à 1% des intentions de vote.

http://lci.tf1.fr/filnews/politique/poutou-inquiet-pour-ses-parrainages-selon-besancenot-6988259.html

Marine Le Pen réoriente sa campagne sur les fondamentaux du FN

Empêtrée dans la quête de ses 500 parrainages, la candidate du Front national à l’Elysée stagne, voire enregistre un léger tassement dans les intentions de vote. Pour rebondir, elle entend remettre au coeur du débat la sécurité, l’immigration et la laïcité.

La présidente du FN va donner une nouvelle orientation à sa campagne. L’offensive doit débuter ce week-end lors de son meeting à Strasbourg.
« Nous avons beaucoup parlé jusqu’ici de la crise économique. Nous allons désormais parler de sujets dont les autres ne parlent plus : l’insécurité, l’immigration et la laïcité », explique Florian Philippot, directeur stratégique de la campagne. Si ces questions ne sont jamais absentes des meetings hebdomadaires de Marine Le Pen, l’idée est d’arriver à les « remettre au coeur du débat présidentiel », poursuit-il. « Le débat est en train de s’enliser sur les questions économiques et sociales, noyé dans des flots d’informations contradictoires, surenchérit Louis Aliot, directeur opérationnel. Il est temps de parler des sujets qui intéressent les Français. »

Article complet ici : http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0201888068330-le-pen-reoriente-sa-campagne-sur-les-fondamentaux-du-fn-286694.php?xtor=RSS-2010

Percée de Marine Le Pen chez les salariés

Marine Le Pen (24%) vient derrière François Hollande (27%) dans les intentions de vote des actifs pour le premier tour de la présidentielle, dépassant Nicolas Sarkozy (18%), François Bayrou (13%) et Jean-Luc Mélenchon (8%), selon un sondage Ifop pour L’Humanité à paraître vendredi.

En ce qui concerne les actifs proches d’un syndicat, Marine Le Pen (19%) est également deuxième derrière le candidat socialiste (33%). Ils sont suivis par Jean-Luc Mélenchon (14%) et François Bayrou (13%), Nicolas Sarkozy (12%) venant en 5e position. Les autres candidats recueillent moins de 5% des voix…

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/02/97001-20120202FILWWW00671-percee-de-marine-le-pen-chez-les-salaries.php

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