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Ces sociétés qui louent des bolides de luxe aux voyous

23 février 2013 Laisser un commentaire

Derrière le phénomène des voitures haut de gamme en leasing, des soupçons de blanchiment de l’argent des trafics…

D’où viennent ces véhicules puissants dans lesquels paradent les voyous de banlieue? À la lumière des faits tragiques qui ont coûté la vie à deux policiers, jeudi matin, le directeur de la police judiciaire parisien, Christian Fleasch, a révélé que le Range Rover Evoque ayant percuté la voiture des fonctionnaires avait été loué à une société de location de voitures de luxe qui faisait «l’objet d’une enquête».

Le chauffard meurtrier de 22 ans, toujours en garde à vue ce vendredi, n’avait pas les revenus pouvant justifier qu’il roule au volant de véhicules de valeur. Et il n’est pas un cas isolé. «Plusieurs centaines de petits délinquants, versés dans les trafics en tous genres et roulant dans des voitures de sport, sont dans le collimateur de la police», assure un commissaire de la PJ.

Christian Fleasch assurait pour sa part, jeudi, que ses services se livraient à des vérifications sur «un certain nombre d’identités de conducteurs de véhicules de luxe», affirmant que «lorsque nous avons une inadéquation entre le profil du conducteur et le montant de la location de ces véhicules, nous ouvrons une enquête».

Lamborghini Murcielago de 580 ch

En 2011, les policiers de la Seine-Saint-Denis avaient arrêté le conducteur d’une Lamborghini Murcielago V12 de 580 ch, d’une valeur de 266.390 euros. Son conducteur, âgé de 26 ans, était connu de la police pour 35 faits de délinquance, du trafic de stupéfiants au vol aggravé, et demeurait en HLM à Aubervilliers. Affirmant être gérant d’une société de location de voitures, il venait également d’immatriculer une Audi R8 de près de 100.000 euros.

Sous l’impulsion du préfet Alain Gardère, alors directeur de la police d’agglomération parisienne, les brigades anticriminalité avaient été invitées à relever les plaques d’immatriculation des voitures de sport contrôlées aux heures d’ouverture et de fermeture des discothèques, dans le quartier des Champs-Élysées notamment, et à bord desquels se trouvaient des profils dont le niveau de revenus ne cadrait pas avec ce luxe tapageur. La police judiciaire a ensuite pris le relais, avec l’appui du Groupe d’intervention régional (GIR) de Paris, qui associe policiers et agents du fisc notamment.

Une centaine de procédures par an

Une Ferrari F430 contrôlée sur les Champs était conduite par un voyou de 32 ans, une Jaguar stoppée avenue de la Grande Armée était conduite par un truand avec 35 braquages et un viol à son passif. Dans les filets de la police également: un môme de 18 ans connu des services et roulant en BMW X6. Porsche Panamera, Hummer H3, rien n’est trop beau pour ces oiseaux de nuit.

La police judiciaire parisienne gère, à l’année, une centaine de procédures de vérifications de revenus, en liens avec l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels saisis et confisqués (Agrasc). «Les enquêtes sont longues pour déterminer d’où vient l’argent qui a servi à acheter ces voitures et la lourdeur procédurale de ces investigations financières rebute parfois la justice qui préfère alors se concentrer sur d’autres délits», explique un préfet.

Beaucoup de sociétés de leasing identifiées ont pignon sur rue. «En y ayant recours, explique un enquêteur de la PJ, les voyous cherchent surtout à éviter une saisie, car officiellement c’est le loueur qui est propriétaire». Un officier de police ajoute: «Bien entendu, le loueur dira qu’il n’a pas vocation à enquêter sur l’argent de sa clientèle». Le client, quant à lui, devra se débrouiller pour ne pas enfreindre la règle des 3000 euros maximum par versement en liquide. Il ajustera donc ses mensualités.

Une fantomatique société d’ import-export

Le loueur peut également passer contrat non pas avec un particulier mais avec une autre personne morale. Il signera alors avec un magasin de taxiphone ou une fantomatique société d’import-export, «comme il y en a tant dans certaines cités», confie un policier de Seine-Saint-Denis. Selon lui, «ces sociétés-écrans compliquent singulièrement la tâche des services répressifs».

Un agent des douanes l’assure pourtant: «Le phénomène des société de leasing qui fournissent des voitures haut de gamme à une clientèle douteuse est en pleine expansion. Il y a derrière un soupçon de blanchiment à grande échelle de l’argent de la drogue et des divers trafics qui alimentent l’économie parallèle». Les voyous roulent en Ferrari, mais la justice a parfois des allures de 2 CV…

Le Figaro

Endettement de Bagnolet

 

L’ de la ville de Bagnolet ( Seine-Saint-Denis) s’élevait à 3 017 euros par habitant en 2011.

Dette de BagnoletAvec 34 284 habitants et une de 3 017 euros par habitant en 2011, la ville de Bagnolet, dirigée par le communiste Marc Everbecq, est la 5ème ville de France au plus fort endettement par habitant, juste derrière Saint-Ouen, autre commune de Seine-Saint-Denis ( voir Endettement de Saint-Ouen).

L’encours de la dette de Bagnolet a augmenté de 145% entre 2000 et 2011. Le montant total de la dette de Bagnolet s’élevait à 103 millions d’euros en 2011, en hausse de 2,9% sur un an.

Observatoire des subventions

François Hollande sommé par les banlieues d’honorer un message d’espoir

Par un vote massif en faveur de François Hollande, relativisé toutefois par une abstention marquée, les quartiers populaires ont sommé le candidat socialiste d’honorer un message d’espoir et sanctionné le président sortant pour sa campagne dure sur l’immigration.

Le collectif AC Le Feu, qui s’est fortement impliqué pour inciter les habitants à se rendre aux urnes, a donné le signal en réclamant immédiatement une « bouffée d’oxygène » pour ces quartiers.

Le nouveau chef de l’Etat « devra envoyer des signes forts en direction des quartiers populaires de l’ensemble des territoires de France, notamment en ce qui concerne la représentativité qui devra transparaître dès la mise en place de son gouvernement provisoire », a suggéré lundi le collectif basé en Seine-Saint-Denis.

Dans ce département, qui abrite l’une des plus fortes communautés d’origne maghrébine et africaine, M. Hollande fait mieux que dans son fief de Corrèze en l’emportant avec 65,32% des suffrages. Certaines villes d’Ile-de-France lui ont accordé plus de suffrages que sa commune de Tulle (75,70%).

Il rafle plus de 70% des voix dans 13 communes de Seine-Saint-Denis sur 40, dont Saint-Denis (77,78%) et Bobigny (76,74%). Dans les Yvelines, Trappes lui donne 77,01%, Les Mureaux 70,47%, Mantes-la-Jolie 67,05%, avec même 89,04% dans le quartier sensible du Val-Fourré.

La « banlieue rouge » du Val-de-Marne lui offre sans surprise de très bons reports de voix venues du Front de Gauche, comme à Ivry-sur-Seine (73,63%) et Villejuif (68,30%).

« Il faudra conserver des liens avec les quartiers et donner des preuves sur le long terme », suggère Antoine Jardin, expert en participation électorale à Sciences Po.

Le droit de vote aux élections municipales que M. Hollande entend donner aux étrangers non communautaires fait partie de la solution, selon ce chercheur qui relativise le taux d’abstention de 23,57% en Seine-Saint-Denis.

« Ministère de l’Egalité territoriale »

Selon lui, « la participation a été assez nette » et « les quartiers ont montré une volonté de mobilisation politique ». Et si cette participation est parfois inférieure à la moyenne nationale, c’est en raison d’une « composition sociologique » d’une population « jeune, moins diplômée et étrangère ».

Les jeunes issus de l’immigration « n’ont pas la culture du vote parce qu’ils n’ont pas été habitués à voir leurs parents voter », analyse-t-il.

Au contraire, estime le Commissaire à la Diversité, Yazid Sabeg, « si le score de François Hollande est bon dans les quartiers, la participation a été faible ». Signe, selon lui, que « les habitants ne font pas confiance aux politiques pour changer leur vie ».

M. Sabeg, qui est impliqué dans la politique de la ville en tant que président du Comité d’évaluation et de suivi de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), attribue au président sortant la responsabilité de cette « faible mobilisation ».

« Il est clair que la campagne de Nicolas Sarkozy a contribué à la stigmatisation des habitants des quartiers qui se sont sentis traités comme des citoyens de seconde zone », observe-t-il.

A l’inverse du candidat de l’UMP, celui du PS « a tenu un discours apaisant et tolérant ». « Il a reconnu que les quartiers sont un sujet majeur pour ce pays. Il est normal qu’il y recueille des suffrages importants », a admis ce proche de M. Sarkozy.

Il souhaite que M. Hollande fasse du « ministère de l’Egalité territoriale » promis durant sa campagne « un ministère puissant avec des leviers institutionnels » qui vont lui permettre « d’obtenir l’argent des ministères de droit commun ».

Autrement, « la situation ne changera pas » car « les institutions publiques, telles qu’elles fonctionnent, ne permettent pas de régler les problèmes des quartiers »

Le Nouvel Observateur

Les cambrioleurs écoulaient leurs vols sur Internet

Les sites de ventes en ligne sont-ils en passe de devenir le nouvel eldorado pour les receleurs et autres escrocs? Plusieurs affaires récentes élucidées démontrent que les aigrefins ont saisi tout l’intérêt de se tourner vers le Net pour écouler des marchandises volées ou obtenir de l’argent en échange de produits qui n’ont jamais existé…

A l’image de cette équipe de cambrioleurs chevronnés, démantelée au début du mois d’avril, après avoir passé 400 petites annonces pour revendre le fruit de leurs vols sur le site Leboncoin. Les délits commis via Internet sont en augmentation, relate un policier, spécialisé dans la traque des délinquants du Net. On y trouve évidemment des escrocs et des receleurs. Mais le phénomène suit la tendance de l’utilisation de cet outil, toujours en progression. »

Trois voitures, une moto, un scooter ont été saisis

Un avocat, spécialiste d’Internet, relativise : « Il y a du recel sur les sites de petites annonces, comme on en trouve dans les journaux papier ou aux puces de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), explique-t-il. Les débouchés dans le monde physique se retrouvent dans le monde numérique. Tout est question de proportion. »

Toujours est-il que les sites collaborent activement avec les services d’enquête pour mieux lutter contre les fraudes. Identifiés grâce notamment aux adresses IP laissées derrière eux après s’être connectés aux petites annonces du Boncoin.fr, les membres de ce gang de cambrioleurs, sévissant dans les communes de Nogent-sur-Marne et Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) ont été interpellés le 2 avril. Les enquêteurs de la sûreté territoriale (ST) du Val-de-Marne ont découvert, au cours de leurs perquisitions, trois voitures, une moto, un scooter, 23 vélos, 22 téléviseurs, des dizaines de téléphones et ordinateurs portables, des bijoux, des bouteilles d’alcool et du matériel hi-fi dernier cri. Cette équipe est soupçonnée d’avoir commis près d’une centaine de vols avec effraction, pour un préjudice dépassant le million d’euros. « Une majorité des biens volés ont été mis en vente sur le site Leboncoin.fr, relate une source proche de l’affaire. Quatre cents petites annonces ont ainsi été mises en ligne. Les voleurs utilisaient des prête-noms pour éviter qu’on puisse remonter jusqu’à eux. Quatre suspects ont été mis en examen et deux d’entre eux ont été incarcérés. »

Dans un genre un peu différent, les policiers de la sûreté départementale (SD) de la Loire ont mis fin aux agissements d’un escroc du Net qui mettait en vente des téléphones iPhone 4 ou des billets pour des matchs de football, toujours sur le site Leboncoin.fr. Une fois le montant de la vente encaissé, le mystérieux vendeur disparaissait, sans laisser d’adresse et sans jamais honorer la moindre vente. « Près de 60 victimes, un peu partout en France, ont été recensées, pour un préjudice avoisinant les 20000 €, indique une source judiciaire. L’auteur présumé des faits a été interpellé, le 5 avril. » Christophe B., 28 ans, déjà connu des services de police pour escroquerie a été arrêté à Saint-Etienne (Loire). Il a finalement été incarcéré.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-cambrioleurs-ecoulaient-leurs-vols-sur-internet-19-04-2012-1961882.php

Guerre d’Algérie : juger l’Etat français pour « crimes contre l’humanité »

Me Mourad Serhane, avocat réputé en Seine-Saint-Denis (93), spécialiste des questions d’immigration, met la dernière main à  un dossier visant à faire juger l’Etat français pour les crimes commis pendant la guerre d’Algérie.

L’initiative d’un homme, Maître Mourad Serhane pourrait néanmoins relancer les débats. Avocat réputé en Seine-Saint-Denis (93), ce spécialiste des questions d’immigration, s’est emparé d’une question fondamentale et polémique : la responsabilité, juridique, de l’Etat français, dans les crimes commis par les services de l’Etat français, pendant la guerre qui fit près d’un million de morts dans les rangs algériens.

Il s’appuie sur le travail d’historiens spécialisés, comme Jean-Luc Einaudi (auteur de nombreux ouvrages sur l’indépendance de l’Algérie, dont La Bataille de Paris (1991), sur le 17 octobre 1961) (1), et Tramor Quemeneur, chercheur et enseignant à l’Université de Paris 8, auteur d’une thèse sur La guerre d’Algérie et la question du droit  – dont la publication est programmée aux éditions La Découverte.

Après 10 ans de travail, son dossier, devrait être rendu public avant la fin de l’année. S’il pointe certes des responsabilités individuelles partagées, l’avocat estime aujourd’hui que l’Etat doit être jugé pour « crimes contre l’humanité ».  (…)

Article complet ici : http://www.bakchich.info/france/2012/04/02/guerre-dalgerie-juger-letat-francais-pour-crimes-contre-lhumanite-61267

Un gîte contre les idées reçues Vs « Embedded tourism » : une nuit dans un bidonville, ça vous tente ?

Un bidonville Rom de Seine-Saint-Denis accueille désormais des vacanciers en service hôtelier. Du « tourisme embarqué en milieu précaire », explique-t-on.

J’ai parfois tendance à me prendre pour un bobo de compétition, avec mes pénates rue Oberkampf, mes légumes bios made in AMAP ou le vélo qui me sert d’auto, mais je viens pourtant de prendre une sacrée leçon de vie : le bobo ultime, le dur, le tatoué, c’est désormais celui qui passe ses vacances dans un bidonville Rom du 9-3 et trouve ça tout simplement formidââble…

En apprenant, dans le Parisien d’hier, qu’il existait un truc pareil ― un hôtel en tôle ondulée dans un camp de fortune, sans eau courante (la toilette se fait avec deux bassines, l’une pour le haut du corps, l’autre pour le bas) mais à 40 euros la nuit ―, j’ai d’abord pensé à un canular du premier avril. C’est vrai ça, les journaux aiment bien sortir des énormités dans ce genre le jour de la saint Hugues et je les en remercie généralement mais là, c’était presque trop…

Renseignements pris, ce n’est pas un poisson du tout mais bien le moyen, pour un progressiste innovant, de démontrer son ouverture d’esprit et son goût pour les chemins de traverse en testant les conditions de vie de familles misérables à quelques kilomètres du centre de Paris pour mieux s’émouvoir de leur gentillesse et de leur simplicité.

Bon, ce n’est pas exactement présenté comme ça par les initiateurs du bidule, évidemment, mais le côté « à la recherche du bon sauvage rousseauiste » est tellement gênant qu’on ne sait pas s’il faut se marrer ou se mettre en colère. Peut-être les deux. Non, en fait, c’est présenté comme un « moyen de vaincre les préjugés » et l’équivalent des « journalistes embedded qui intègrent les troupes de combat ». Des hôtels comme ça, il en existe d’ailleurs déjà trois autres en Europe, dont deux en Allemagne et un au Kosovo dans un camp de réfugiés.

Si encore le préjugé à vaincre était que vivre dans un bidonville sans eau courante dans la banlieue de l’une des métropoles les plus riches au monde, c’est acceptable, on pourrait presque adhérer au concept. Mais pas du tout : ici, on parle presque d’un mode de vie plaisant, dans un camp propre et « sans ferraille ni détritus », où les arbres sont en fleurs et les oiseaux chantent. Bruno, le client « polytechnicien » rencontré par la journaliste du Parisien, a l’air « frais, reposé et émerveillé » :

« On est à Paris, là. Vous le croyez ? J’ai rarement eu un tel accueil » sourit ce passionné de voyages qui a découvert cette adresse pour le moins insolite par un article de presse. C’est tout ce que j’aime en termes d’authenticité et de rencontres improbables avec des gens qui ont le cœur sur la main. Dire qu’un peu plus, je passais ce temps précieux dans un hôtel aseptisé, comme il en existe des centaines, des lieux sans identité ».

Formidââble, on vous dit.

A Bruno, on a envie de signaler qu’il existe aussi d’excellentes prisons-hôtels de par le monde, où l’on ne peut malheureusement toucher du doigt la réalité de la condition carcérale puisque les prisonniers véritables ont été remplacés par des serveurs et des femmes de chambres. Il y a même des agences qui organisent des voyages touristiques dans des pays en guerre, où l’on peut voir de vrais morts ou de vrais blessés. Parfois, même des Roms, d’ailleurs.

Un résidant Rom de Montreuil très ennuyé : "Zut alors, je crois que j'ai encore pris deux réservations pour la 12 le même week end..."

Un résidant Rom de Montreuil très ennuyé : « Zut alors, je crois que j’ai encore pris deux réservations pour la 12 le même week end… » Crédit Pascal Rossignol / Reuters

Hugues Serraf  pour http://www.atlantico.fr/decryptage/hotel-gelem-roms-montreuil-hugues-serraf-322863.html

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Un gîte contre les idées reçues

Une association propose depuis quelques mois de venir dormir dans une chambre d’hôte située au cœur d’un camp Rom, aux portes de Paris. Cette initiative, qui a déjà attiré cinq personnes, doit permettre de combattre les préjugés.

Chemise bleu ciel, jeans et chaussures en cuir, Bruno Ricordeau a l’air frais et reposé du touriste encore tout émerveillé par son périple au bout du monde. Sauf que son aventure s’est déroulée aux portes de la capitale, en Seine-Saint-Denis. « Ce que je viens de vivre est unique et inespéré à Paris », sourit ce polytechnicien âgé d’une quarantaine d’années, marié et père de trois filles.

Il est venu du Mans passer quatre jours en région parisienne dans le cadre de son travail. Plutôt que dormir dans une chambre d’hôtel, il a opté pour une chambre d’hôte peu banale, dans un bidonville rom situé dans le quartier des Murs-à-Pêches à Montreuil. Dépaysement assuré.

Un air de campagne

A l’entrée, une dizaine de baraques en taule ingénieusement agencées se succèdent. Ce samedi matin, une femme balaie le sol en terre. Ici, ni détritus, ni ferrailles. Le camp est propre. Les maisons placées sous l’égide de l’association Ecodrom ont l’accès à l’électricité, autorisé par la municipalité qui a également mis à disposition un point d’eau à la sortie du campement. Sur place, pas de douche. Durant son séjour, Bruno doit se laver à l’ancienne dans deux bassines, une réservée pour le bas du corps, l’autre, pour le haut. « On fait comme nos grand-mères. L’eau est un peu froide mais c’est revigorant », s’amuse-t-il.

Au fond de l’allée cernée de hauts murs, le chalet qui sert de chambre d’hôte s’ouvre sur les terrains cultivés par les familles roms. Des branches couvertes de fleurs blanches tombent des arbres. Les oiseaux chantent. « On est à Paris, là. Vous le croyez? » s’enthousiasme Bruno.

Alex, le chef de camp, vient saluer son hôte, en lui apportant des tasses et du café. « J’ai rarement eu un tel accueil. C’est tout ce que j’aime en termes d’authenticité et de rencontres improbables avec des gens qui ont le cœur sur la main. Dire qu’un peu plus, je passais ce temps précieux dans un hôtel aseptisé, comme il en existe des centaines, des lieux sans identité », sourit ce passionné de voyages qui a découvert cette adresse pour le moins insolite par un article de presse.

Pour ce dépaysement, Bruno a déboursé 120 € pour trois nuits. Une somme qui sera reversée à la communauté. « Chacun donne ce qu’il veut. Mais vu l’accueil… j’ai même participé à l’anniversaire de l’un des enfants hier (NDLR : jeudi soir), où j’ai bu et mangé jusqu’à point d’heure, du coup, je ne pouvais pas faire moins », assure-t-il.

Rens. sur : http://www.hotelgelem.net ou ecodrom.org. Tél. 06.13.43.09.79

http://www.leparisien.fr/societe/video-un-gite-contre-les-idees-recues-01-04-2012-1933929.php

Un élu EELV de Bondy en garde à vue, soupçonné de menaces de mort

Nadir KitatniUn conseiller municipal de Bondy (Seine-Saint-Denis) était en garde à vue mardi, soupçonné d’avoir proféré des menaces de mort contre des élus lors d’un conseil municipal.

Nadir Kitatni, élu EELV, est en garde à vue depuis lundi, 13 h pour des faits de menaces de mort contre des élus qui auraient été proférées lors du conseil municipal du 22 mars, a-t-on appris de source judiciaire. L’enquête, dont est chargée la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, s’attache à déterminer l’exacte teneur des propos tenus et entendus.

Des élus, deux socialistes et un communiste, ont déposé plainte lundi matin à Bondy, a indiqué la maire de la ville Sylvine Thomassin (PS). Lors du conseil municipal, « il a fait allusion au drame de Nanterre d’il y a 10 ans », a-t-elle rapporté, tout en précisant de ne pas avoir entendu les propos tenus. Le 27 mars 2002, à la fin d’un conseil municipal à Nanterre, un des spectateurs, Richard Durn, s’était levé, avait brandi un pistolet sur les élus, faisant huit morts et 19 blessés.

« Une guerre incessante avec le PS »

Nadir Kitatni est toujours dans la majorité municipale mais est en voie d’exclusion.

Sa sœur, Nadjette Kitatni, évoque « une guerre incessante avec le PS ». « Ils veulent le faire taire ! », a-t-elle dénoncé. « Il n’est pas violent, il critique beaucoup », a-t-elle affirmé. Les élus ont voulu « le faire passer pour un autre Mohamed Merah », a-t-elle estimé, affirmant que les policiers lui avaient notamment demandé s’il était violent.

Sur son blog, Nadir Kitatni avait demandé « aux habitants de venir voir François Hollande, lundi soir en meeting à Bondy, pour dénoncer le clientélisme municipal », a-t-elle expliqué. « Ils ont voulu le neutraliser pour qu’il n’approche pas François Hollande », a affirmé Nadjette Kitatni.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Un-elu-de-Bondy-en-garde-a-vue-soupconne-de-menaces-de-mort_6346-2059991-fils-tous_filDMA.Htm

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