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Archive for the ‘Uncategorized’ Category

La Société Générale aurait « manipulé » l’enquête selon une magistrate.

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Un nouveau rebondissement dans l’affaire Kerviel ? C’est en tous  cas ce qui se dessine après les révélations dimanche de Mediapart et de 20 minutes. Ces journaux ont révélé l’existence d’un enregistrement d’une quarantaine de minutes dans lequel on entend Chantal de Leiris, qui avait suivi l’affaire pour le parquet de Paris, estimer que l’enquête avait été « manipulée » par la Société générale. Pour elle, la banque était forcément au courant des agissements de Jérôme Kerviel.

« Dans cette affaire, il y a des choses qui ne sont pas normales », dirait-elle dans l’enregistrement. « Quand vous en parlez, tous les gens qui sont dans la finance rigolent, sachant très bien que la Société générale savait.

La SG savait, savait… C’est évident. Evident ! Et alors, c’est vrai que sur le montant du préjudice, les 4 milliards et quelques, il n’y a aucune expertise. Il n’y a rien ».

20 minutes précise que Chantal de Leiris a été enregistrée à son insu, le 17 juin 2015, par Nathalie Le Roy. Cette policière, une ancienne commandante à la Brigade financière, a été détachée de ses fonctions en mars 2015, après avoir confié « ses doutes » sur l’enquête Kerviel. Mais, désireuse d’éclaircir ses doutes, elle aurait décidée de poursuivre ses investigations seule. Après avoir réalisé l’enregistrement clandestin, elle aurait transmis ce dernier à David Koubbi, avocat de Jérôme Kerviel.

Ces révélations tombent au moment où la commission d’instruction de la Cour de révision et de réexamen doit examiner le dossier de l’ancien trader ce lundi. Contacté par 20 minutes, le parquet de Paris n’a pas réagi, fustigeant seulement « le procédé parfaitement déloyal de cet enregistrement ».

Fusillade à Montrouge – Prise d’otages porte de Vincennes

MAJ :

FUSILLADE ET PRISE D’OTAGES, PORTE DE VINCENNES – LE TIREUR POURRAIT ETRE LE SUSPECT DE LA FUSILLADE DE MONTROUGE

http://www.sudinfo.be/1186169/article/2015-01-09/une-fusillade-eclate-porte-de-vincennes-a-paris-le-tireur-pourrait-etre-le-suspe

La policière municipale blessée lors d’une fusillade à Montrouge (Hauts-de-Seine), commune au sud de Paris, est décédée jeudi, et la seconde victime se trouve dans un état jugé sérieux, a-t-on appris de sources policières.

Au lendemain d’un attentat contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo, un homme, porteur d’un gilet pare-balles, d’une arme de poing et d’un fusil mitrailleur, a ouvert le feu peu après 08H00 sur les victimes. L’auteur présumé était toujours en fuite en milieu de matinée.

http://www.liberation.fr/societe/2015/01/08/montrouge-la-policiere-municipale-est-decedee_1176117

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Snowden appelle tous les hackers du monde à s’unir

L’ancien officier du renseignement américain Edward Snowden a appelé les hackers du monde entier à participer au développement des techniques faciles à utiliser qui empêcheraient les autorités d’espionner les citoyens.

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Snowden a parlé de ses plans lors d’une téléconférence en s’adressant aux participants du forum Hackers On Planet Earth (HOPE) qui a lieu à New York.

Selon l’espion fugitif, ces technologies permettront de communiquer de façon anonyme.

Snowden vit actuellement en Russie, où il a reçu un abri temporaire le 1 août 2013. L’Américain a été forcé de le faire car aux Etats-Unis il est accusé d’avoir divulgué des informations classifiées.


Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_07_20/Snowden-appelle-tous-les-hackers-du-monde-a-s-unir-5231/

 

 

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L’AME dérape à nouveau et relance la polémique

1461029_3_43f5_des-feuilles-de-soins-vierges-dans-uneLors de son audition par la commission des affaires sociales du Sénat, le 3 juin, Marisol Touraine a indiqué que les dépenses de l’aide médicale d’Etat (AME) se sont élevées, en 2013, à 744 millions d’euros. Ce chiffre est supérieur de 26% au montant des crédits budgétés au titre de l’année 2013, soit 588 millions d’euros. La ministre des Affaires sociales et de la Santé a expliqué ce nouveau dérapage des dépenses d’AME par « la forte poussée du nombre de bénéficiaires ».

Un nombre de bénéficiaires en progression de 10,2%

Cette annonce ne constitue pas vraiment une surprise : la Cour des comptes n’avait pas manqué de relever, une nouvelle fois, ce dérapage des crédits d’AME dans un récent rapport sur l’exécution du budget 2013. La Cour précisait au passage que « la forte poussée des bénéficiaires » évoquée pour expliquer ce phénomène correspond à une augmentation de 10,2% du nombre de bénéficiaires, qui porte le total à 278.262 personnes (chiffre à la fin du mois de septembre 2013). Une progression significative, mais qui ne suffit pas à expliquer – à elle seule – le dérapage des crédits de 26% constatés sur 2013.

La question n’a pas manqué de rebondir sur ce sujet éminemment sensible (voir nos articles ci-contre). Lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le 10 juin, Véronique Besse, députée (non-inscrite) de Vendée, a interpellé la ministre de la Santé. La députée – qui est aussi la porte-parole du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers – a interrogé la ministre sur la « mauvaise gestion d’un dispositif d’Etat très difficile à contrôler, qui entraîne un véritable dérapage des dépenses ». Elle a aussi affirmé que « la France doit certes venir en aide à ceux qui sont dans le besoin mais, dans ces circonstances, comment ne pas voir cela comme un véritable appel d’air à l’immigration illégale et aux drames humains qu’elle implique ». (…)

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250267313799&cid=1250267301980

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Nelson Mandela : l’icône et le néant

6 décembre 2013 Laisser un commentaire

Né le 18 juillet 1918 dans l’ancien Transkei, mort le 5 décembre 2013, Nelson Mandela ne ressemblait pas à la pieuse image que le politiquement correct planétaire donne aujourd’hui de lui. Par delà les émois lénifiants et les hommages hypocrites, il importe de ne jamais perdre de vue les éléments suivants :

1) Aristocrate xhosa issu de la lignée royale des Thembu, Nelson Mandela n’était pas un « pauvre noir opprimé ». Eduqué à l’européenne par des missionnaires méthodistes, il commença ses études supérieures à Fort Hare, université destinée aux enfants des élites noires, avant de les achever à Witwatersrand, au Transvaal, au cœur de ce qui était alors le « pays boer ». Il s’installa ensuite comme avocat à Johannesburg.

2) Il n’était pas non plus ce gentil réformiste que la mièvrerie médiatique se plait à dépeindre en « archange de la paix » luttant pour les droits de l’homme, tel un nouveau Gandhi ou un nouveau Martin Luther King. Nelson Mandela fut en effet  et avant tout un révolutionnaire, un combattant, un militant qui mit « sa peau au bout de ses idées », n’hésitant pas à faire couler le sang des autres et à risquer le sien.
Il fut ainsi l’un des fondateurs de l’Umkonto We Sizwe, « le fer de lance de la nation », aile militaire de l’ANC, qu’il co-dirigea avec le communiste Joe Slovo, planifiant et coordonnant plus de 200 attentats et sabotages pour lesquels il fut condamné à la prison à vie.

3) Il n’était pas davantage l’homme qui permit une transmission pacifique du pouvoir de la « minorité blanche » à la « majorité noire », évitant ainsi un bain de sang à l’Afrique du Sud. La vérité est qu’il fut hissé au pouvoir par un président De Klerk appliquant à la lettre le plan de règlement global de la question de l’Afrique australe décidé par Washington. Trahissant toutes les promesses faites à son peuple, ce dernier :
– désintégra une armée sud-africaine que l’ANC n’était pas en mesure d’affronter,
– empêcha la réalisation d’un Etat multiracial décentralisé, alternative fédérale au jacobinisme marxiste et dogmatique de l’ANC,
– torpilla les négociations secrètes menées entre Thabo Mbeki et les généraux sud-africains, négociations qui portaient sur la reconnaissance par l’ANC d’un Volkstaat  en échange de l’abandon de l’option militaire par le général Viljoen[2].

4) Nelson Mandela n’a pas permis aux fontaines sud-africaines de laisser couler le lait et le miel car l’échec économique est aujourd’hui  total. Selon le Rapport Economique sur l’Afrique pour l’année 2013, rédigé par la Commission économique de l’Afrique (ONU) et l’Union africaine (en ligne), pour la période 2008-2012, l’Afrique du Sud s’est ainsi classée parmi les 5 pays « les moins performants » du continent sur la base de la croissance moyenne annuelle, devançant à peine les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland (page 29 du rapport).
Le chômage touchait selon les chiffres officiels 25,6% de la population active au second trimestre 2013, mais en réalité  environ 40% des actifs. Quant au revenu de la tranche la plus démunie de la population noire, soit plus de 40% des Sud-africains, il est aujourd’hui inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994[3]. En 2013, près de 17 millions de Noirs sur une population de 51 millions d’habitants, ne survécurent que grâce aux aides sociales, ou Social Grant, qui leur garantit le minimum vital.

5) Nelson Mandela a également échoué politiquement car l’ANC connaît de graves tensions multiformes entre Xhosa et Zulu, entre doctrinaires post marxistes et « gestionnaires » capitalistes, entre africanistes et partisans d’une ligne « multiraciale ». Un conflit de génération oppose également la vieille garde composée de « Black Englishmen», aux jeunes loups qui prônent une « libération raciale » et la spoliation des fermiers blancs, comme au Zimbabwe.

6) Nelson Mandela n’a pas davantage pacifié l’Afrique du Sud, pays aujourd’hui livré à la loi de la jungle avec une moyenne de 43 meurtres quotidiens.

7) Nelson Mandela n’a pas apaisé les rapports inter-raciaux. Ainsi, entre 1970 et 1994, en 24 ans, alors que l’ANC était « en guerre » contre le « gouvernement blanc », une soixantaine de fermiers blancs furent tués. Depuis avril 1994, date de l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela, plus de 2000 fermiers blancs ont été massacrés dans l’indifférence la plus totale des médias européens.

8) Enfin, le mythe de la « nation arc-en-ciel » s’est brisé sur les réalités régionales et ethno-raciales, le pays étant plus divisé et plus cloisonné que jamais, phénomène qui apparaît au grand jour lors de chaque élection à l’occasion desquelles le vote est clairement « racial », les Noirs votant pour l’ANC, les Blancs et les métis pour l’Alliance démocratique.

En moins de deux décennies, Nelson Mandela, président de la République du 10 mai 1994 au 14 juin 1999, puis ses successeurs, Thabo Mbeki (1999-2008) et Jacob Zuma (depuis 2009), ont transformé un pays qui fut un temps une excroissance de l’Europe à l’extrémité australe du continent africain, en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par quelques secteurs ultraperformants, mais de plus en plus réduits,  le plus souvent dirigés par des Blancs.

Pouvait-il en être autrement  quand l’idéologie officielle repose sur ce refus du réel qu’est le mythe de la « nation arc-en-ciel » ? Ce « miroir aux alouettes » destiné à la niaiserie occidentale interdit en effet de voir que l’Afrique du Sud ne constitue pas une Nation mais une mosaïque de peuples rassemblés par le colonisateur britannique, peuples dont les références culturelles sont étrangères, et même souvent irréductibles, les unes aux autres.
Le culte planétaire quasi religieux aujourd’hui rendu à Nelson Mandela, le dithyrambe outrancier chanté par des hommes politiques opportunistes et des journalistes incultes ou formatés ne changeront rien à cette réalité.
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[1] La véritable biographie de Nelson Mandela sera faite dans le prochain numéro de l’Afrique Réelle qui sera envoyé aux abonnés au début du mois de janvier 2014.
[2] Voir mes entretiens exclusifs avec les généraux Viljoen et Groenewald  publiés dans le numéro de juillet 2013 de l’Afrique réelle  http://www.bernard-lugan.com
[3] Institut  Stats SA .

« Le bal des racistes »

16 novembre 2013 Laisser un commentaire

Il ne faut pas confondre le racisme ordinaire et la réaction populaire contre une immigration mal régulée. L’analyse de François Kersaudy.

L’obsession du racisme est une pelote sans fin, dont il importe de démêler les fils. Que certains en soient encore à prendre les Noirs pour des singes ou les harkis pour des sous-hommes, voilà qui prouve seulement qu’il y a chez nous une frange d’illuminés à laquelle il faudrait donner le moins de publicité possible. On constate en outre que nos politiciens de moindre envergure traitent en permanence leurs adversaires de racistes dans l’espoir de les déstabiliser, et que l’instrumentalisation du racisme – comme celle de l’antiracisme – est devenue un élément majeur du délitement de la société française. Enfin, le fait qu’un racisme anti-blanc se soit développé depuis des décennies dans nos banlieues a déjà été établi depuis des décennies par de nombreux auteurs, que ce soit le regretté Christian Jelen, le talentueux Pascal Bruckner dans son Sanglot de l’homme blanc, le président de la commission juridique de la Licra Mario Stasi qui avouait récemment : « Je n’aime pas ce terme de racisme anti-blanc, mais je n’en vois pas d’autre », ou même la très socialiste Najat Vallaud-Belkacem, qui évoquait dans un livre d’avant-élections ce « racisme anti-blanc dont chacun peut convenir sans mal ni complaisance qu’il existe et qu’il est aussi condamnable et stupide que l’autre ». C’est devenu embarrassant, parce que son parti – comme tous les autres – se perd en contorsions sur le sujet, mais enfin… Verba volant, scripta manent : les paroles s’envolent, les écrits restent.

Passons aux fondamentaux : le racisme, dans sa définition originelle, est la conviction que certaines races sont supérieures à d’autres. Nous pouvons lire sous la plume de Victor Hugo en 1879 : « Que serait l’Afrique sans les Blancs ? » ; dans un discours de Jules Ferry en 1885 : « Les races supérieures ont le devoir de civiliser les races inférieures » ; et plus embarrassant encore, ces propos du grand socialiste Léon Blum le 9 juillet 1925 : « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture. » Puisqu’il est un peu tard pour livrer ces grands hommes à la justice, contentons-nous de constater qu’ils étaient de purs produits des préjugés de leur époque. Au 20ème siècle, Hitler a criminalisé le racisme, tandis que son ancien complice Staline déclarait fièrement : « Pas de racisme chez nous : on élimine sans discrimination ! » Au début du XXIe siècle, enfin, l’étude du génome humain a conduit à cette conclusion difficilement contestable que les races n’existent pas : la couleur de peau chez l’homme est déterminée par trois gènes sur les 36 000 du génome, et l’ADN d’un Italien est marginalement plus proche de celui d’un Arabe que de celui d’un Finlandais…

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Nos associations antiracistes doivent trouver leurs racistes en France pour exister

Mais la race une fois évacuée, il reste le racisme. Celui des Japonais contre les Coréens ? Des Vietnamiens contre les Chinois ? Des Chinois contre les Ouïgours ? Des Arabes contre les Juifs ? Des chiites contre les sunnites ? Des Turcs contre les Arméniens ? Des Hutu contre les Tutsi ? Des Gabonais contre les métis ? Des Suédois qui méprisent les Lapons ? Des Hongrois qui chassent les Roms ? Des Russes qui malmènent les Caucasiens ? Des politiciens congolais qui se traitent de cannibales ? Niet ! Rien de tout cela n’intéresse nos associations antiracistes hautement politisées – le Mrap communiste, SOS Racisme socialiste, le Dal trotskiste -, qui doivent en permanence trouver leurs racistes en France afin de continuer à exister, à recevoir leurs subventions et à suivre la ligne de leurs partis respectifs. C’est dire que l’antiracisme agressif est devenu chez nous un pur instrument politique : la lutte des classes transposée sur le plan racial…

Il n’est pourtant pas facile de vendre une marchandise aussi frelatée dans un des pays les moins racistes au monde. Que la France des années soixante ait été xénophobe, c’est indéniable : les Français de l’étranger eux-mêmes étaient regardés de travers, et nos autorités avaient dû émettre un timbre-poste pour inciter les Français à sourire aux touristes ! (Pour nos amis philatélistes : le 60 centimes de 1965 : « Campagne de l’accueil et de l’amabilité »). Mais après cela, la France s’est ouverte, le brassage s’est fait, et la France a eu le taux le plus élevé de mariages mixtes en Europe – ce qui n’est pas exactement la marque d’un peuple raciste. Il a donc bien fallu un autre phénomène pour que les choses se dégradent.

Travelling arrière : la France prospère des années soixante ayant eu besoin de main-d’oeuvre, elle avait attiré une nouvelle immigration de travail en provenance d’Afrique du Nord. Dans l’esprit de tous, à commencer par celui des travailleurs immigrés, il s’agissait d’un séjour temporaire : après quelques années, ils iraient rejoindre leur famille au pays, nantis d’une formation et d’un pécule suffisants pour leur permettre de se réinsérer harmonieusement dans leur société d’origine. On sait ce qu’il en est advenu : leur séjour s’est pérennisé, l’immigration de travail est devenue une immigration de peuplement, et elle s’est massifiée après 1976 par le biais du regroupement familial – « une mesure de générosité raisonnable qui s’est transformée en filière d’immigration », reconnaîtra en 2004 Valéry Giscard d’Estaing ; enfin, elle s’est diversifiée pour inclure des ressortissants de nombreux pays d’Afrique noire, du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est. La crise économique consécutive aux deux chocs pétroliers, tout comme l’automatisation croissante de l’industrie française, a mis beaucoup de travailleurs immigrés au chômage, et ils sont restés désoeuvrés dans une société qui leur était essentiellement étrangère du fait de ses moeurs, de sa culture et de sa langue.

Une petite rivière fertilise, un flot dévaste
On pouvait penser que leurs enfants, généralement nés en France, s’y intégreraient tout comme l’avaient fait avant eux les fils d’immigrés italiens, portugais, espagnols ou polonais. Pour un certain nombre de raisons bien connues – le poids des traditions, de la religion, du passé colonial, des préjugés sociaux et des structures familiales -, il n’en a pas été ainsi. Les conditions de logement n’étaient certes pas optimales, mais ces habitations HLM claires, spacieuses, avec tout le confort moderne, représentaient un progrès considérable, non seulement pour des immigrés venus du bled algérien ou des bidonvilles de Nanterre, mais encore pour bien des Français vivant encore dans des appartements sombres, vétustes et exigus, sans chauffage ni salle de bains, avec toilettes communes sur le palier. Bien sûr, ces HLM ayant été construites massivement et dans l’urgence, les équipements collectifs n’ont pas toujours suivi… Mais de là à en faire des succursales du goulag ou du ghetto de Varsovie, il y a tout de même une marge respectable. Évidemment, ces logements n’avaient pas été conçus pour accueillir des familles de quinze ou vingt personnes, généralement d’origine rurale, parfois polygames, et qui voulaient y vivre un peu comme au pays, avec enfants s’ébattant au dehors – où ils n’étaient plus surveillés par l’ensemble de la communauté, comme dans les villages du Maghreb ou d’Afrique noire. C’était le début de l’engrenage : les services sociaux ont été débordés par l’arrivée massive, année après année, d’immigrés réguliers et irréguliers. Y avait-il un seuil de tolérance, comme l’affirmaient Mitterrand et le roi Hassan II ? En tout cas, il y avait un seuil d’absorption : une petite rivière fertilise, un flot dévaste…

Il faut se souvenir que la France n’étant pas l’URSS, il n’y avait ni affectation autoritaire à résidence ni passeports intérieurs. En d’autres termes, les immigrés avaient toute liberté d’installation et de réinstallation, même s’ils avaient tendance à se regrouper par nationalités et dans les quartiers où le logement était le plus accessible. C’est un phénomène commun à l’immigration dans tous les pays : ceux qui croient que les immigrants allemands, hongrois ou irlandais qui arrivaient aux États-Unis s’installaient d’emblée sur la Cinquième Avenue se font autant d’illusions que ceux qui s’imaginent qu’ils bénéficiaient d’allocations familiales, de RMI et d’aides au logement. Ils n’en réussissaient pas moins à s’intégrer et à prospérer dans leur nouvelle patrie. Mais en France, même le terme de patrie ne pouvait plus être prononcé à partir des années soixante-dix, ce qui faisait évidemment partie du problème ; car dès lors, les enfants et les petits-enfants français de travailleurs étrangers se sentaient encore moins français que leurs parents et leurs grands-parents. Quoi d’étonnant à cela ? Ils se retrouvaient en masse dans un pays où les intellectuels médiatiques crachaient à longueur de journée sur la France, son histoire et ses institutions ; où les militants syndicaux et autres protestataires cassaient, brûlaient et séquestraient en toute impunité ; où la télévision montrait chaque jour des centaines de meurtres, de vols et d’escroqueries ; où les chaînes satellitaires arabes exportaient toute la violence des affrontements du Moyen-Orient ; où des groupes de rappeurs lançaient en continu des cris de haine et des appels au meurtre contre les Blancs « faces de craie », les institutions et les forces de l’ordre ; où des bandes de quartier cultivaient très ouvertement la débrouille et la dépouille – tout cela sur fond d’écoles débordées, de chômage endémique et d’assistanat dévalorisant… Slimane Zeghidour, un Français d’origine algérienne, se demandait dès 1988 où les jeunes gens pourraient puiser quelque fierté d’être français dans une telle ambiance. Zaïr Kedadouche les décrivait comme « des bouffeurs de mode, des consommateurs dépendant largement de la générosité publique ». Évoluant dans un environnement permissif et revendicatif, ces jeunes, très souvent sans père, refusaient l’instruction ou la formation professionnelle et « tenaient les murs ». Ensuite, comme le disait un « jeune » dans son langage imagé : « On se fait iech et on commence à faire des conneries. »

« Les Algériens n’ont pas encore trouvé d’autre moyen d’exister que de nous haïr »
Pas tous, bien sûr : les plus lucides et les mieux entourés changeaient rapidement de quartier et s’intégraient par le travail ; il y a eu d’admirables succès. Mais pour les autres, le profil type ressemble à cela : le « jeune » de banlieue méprise – voire maltraite ses professeurs et reste inculte ; il est alors difficilement employable, et donc chômeur ; en tant que tel, il proteste contre la société « raciste » en rejoignant la bande du quartier, en pillant les magasins et en agressant les commerçants et leurs clients. Ceux-ci quittent le quartier, qui devient un ghetto où la violence et la criminalité prospèrent ; le délinquant finit donc par rencontrer la prison, d’où il sort rapidement avec un casier judiciaire et un désir de vengeance ; étant de moins en moins employable, il doit passer à la criminalité dure, fondée sur des trafics en tous genres ; dans l’exercice de cette fonction, et à condition qu’il ne soit pas liquidé par un rival – le monde des malfrats n’est pas tendre -, il risque d’être blessé ou tué lors d’une tentative d’arrestation, déclenchant dans le quartier d’immenses émeutes organisées, avec pillages, agressions et incendies. Dès lors, on prend l’ensemble des habitants du quartier pour des délinquants, et le vide se fait progressivement autour d’eux. Comme disait un beur très diplômé après trois nuits de dévastations dans son quartier : « C’est à cause de petits c… pareils que personne ne veut m’employer ! » N’ayant toujours pas compris ce processus, les « jeunes » s’installent dans la complainte victimaire en dénonçant le racisme, le fascisme, le colonialisme, la répression policière, la « force injuste des lois », et s’en prennent violemment à tous les symboles de l’autorité encore à leur portée, ce qui renforce encore la ghettoïsation, avec son cortège de provocations haineuses….

Le général de Gaulle disait en 1966 : « Les Algériens n’ont pas encore trouvé d’autre moyen d’exister que de nous haïr. » Hélas ! Leurs petits-enfants non plus… Bien sûr, pour des descendants d’indépendantistes, il est humiliant de se retrouver chez l’ancien colonisateur et d’en recevoir la nationalité – d’où la haine et les cris de « sales Français », alors qu’ils sont français, et les injures antisémites, alors qu’ils sont sémites…. Bien sûr, il y a eu aussi les Africains subsahariens, dont le même de Gaulle disait à Peyrefitte en 1962 : « Le malheur, c’est que les Africains ne s’aiment pas entre eux. Les intellectuels abandonneront leur peuple, et leur peuple sera rejeté au fond du puits. C’est encore une chance si, ensuite, ils ne quittent pas leur pays pour venir s’installer en France. Mais là, au moins, nous pourrons dire non. » Ses successeurs, eux, n’ont pas pu dire non…

De fait, l’immigration s’est poursuivie, massifiée, internationalisée, ouverte au fanatisme religieux et concentrée dans quelques régions, où les nouveaux venus sont devenus majoritaires et les Français de souche minoritaires – avec les conséquences décrites par l’universitaire tunisien Philippe Aziz : « Dans ces quartiers où prédominent des populations maghrébines, il n’y a pas de racisme anti-maghrébin. Le seul racisme existant est anti-métropolitain. » Quant au chercheur algérien Ahmed Rouadjia, il démontrait dès 2000 dans le mensuel Croissance qu’à Dreux, par exemple, c’étaient bien les Arabes qui rejetaient les Français… et les Arabes qui se rejetaient entre eux !

La solution ne pourrait venir que des immigrés eux-mêmes
Il est vrai que l’on trouve périodiquement des déséquilibrés pour perpétrer des agressions racistes intolérables, et que, comme dans tous les pays du monde, beaucoup d’employeurs privilégient la préférence nationale par rapport à la préférence pour l’étranger. Mais même les autres peuvent difficilement embaucher une femme voilée, un Gaulois illettré, un beur antisémite ou un Black ayant la haine ! Écoutez le Bourguignon-Camerounais Gaston Kelman « [Les jeunes Blacks] présentent généralement des caractéristiques qui les rendent peu attractifs aux yeux des patrons. En plus du handicap de formation, ils affichent des mines tellement patibulaires que leur propre père hésiterait à les mettre face à ces machines, dans un bureau ou dans un atelier. Leur style vestimentaire, leur langage, leur comportement sont purement iconoclastes et extrêmement rébarbatifs. » Il y a aussi des employeurs racistes, comme partout ailleurs, mais il s’en trouve bien d’autres, comme ce patron de PME pour déclarer : « Si un informaticien capable se présente demain à mon bureau, qu’il soit noir, jaune, vert ou rouge, je l’engage immédiatement – à condition qu’il ne me considère pas comme un sale Blanc exploiteur, qu’il ne traite pas mes secrétaires de prostituées et qu’il ne me menace pas d’une fatwa ! » C’est toute la question : que certains Norvégiens de France forment des « gangs de barbares » comme leurs ancêtres vikings, et il y a fort à parier que tous les grands blonds moustachus trouveront rapidement des Français méfiants et des problèmes d’emploi. Racisme ou application instinctive du principe de précaution ? (Les Norvégiens voudront bien accepter mes excuses dans leur langue : « Jeg ber om forlatelse. Det var bare tullprat ! »)

Tout compte fait, il semble y avoir dans ce pays une confusion entre le racisme ordinaire et la réaction populaire contre une immigration mal régulée, qui refuse trop souvent de s’adapter à nos lois et à nos modes de vie, qui veut profiter de nos libertés mais conserver ses interdits, qui invoque le multiculturalisme mais refuse la mixité, et qui rejette la France au profit d’une patrie d’origine fantasmée. Inutile de s’indigner du diagnostic : on n’est pas raciste anti-pompiers en dénonçant les pompiers pyromanes. C’est pourquoi, après quarante ans de lâchetés officielles qui n’ont profité qu’au Front national, la solution ne pourrait venir que des immigrés eux-mêmes : s’ils désavouaient bruyamment et publiquement, par la parole et par le geste, les racistes et les fauteurs de troubles qui gangrènent leurs cités, tout commencerait à changer – à condition que les autorités et les associations veuillent bien les soutenir. À New York, il y a très exactement trente ans, un Américain d’origine allemande nommé Bernhard Goetz était agressé dans une rame de métro par quatre jeunes Noirs armés de tournevis aiguisés. Les ayant blessés tous les quatre, Goetz s’est retrouvé devant la justice, où sa défense a été prise en charge par l’association antiraciste CORE (Congress of Racial Equality) – dont le président noir, Roy Innis, devait déclarer : « Le crime m’a pris mes deux fils ; Goetz aurait pu être le troisième. Bien sûr, j’aurais préféré qu’il soit noir, mais ça n’a rien à voir ! » Avec trente ans de retard, trouverons-nous en France la même largeur d’esprit ? Ce serait un commencement…

Le Point

La mère d’une enfant autiste en grève de la faim

Depuis dix jours, Jacqueline Tiarti est en grève de la faim. Sa fille de 7 ans autiste ne peut plus recevoir de soins adaptés pour cause de réduction de l’allocation que lui versait l’Etat.

Après dix jours sans s’alimenter, Jacqueline Tiarti est toujours aussi déterminée. C’est l’histoire d’une mère qui se bat pour que sa fille autiste ait la vie la plus normale possible. Mélissa a sept ans. Jusqu’en avril dernier, la petite fille était suivie à domicile par un psychomotricien et par un psychologue mais faute d’aides, sa mère a dû renoncer à ces soins coûteux.

« On m’avait alloué 1.100 euros uniquement sur un an. Cette aide a été réduite à 704 euros. Aujourd’hui, je ne suis plus en mesure de payer tous les besoins spécifiques de mon enfant qui lui ont permis de si bien évoluer. Je n’ai plus personne à domicile, plus personne pour la former à l’école. Je souhaite que ma fille reste en milieu ordinaire et qu’elle développe son autonomie à la maison et à l’extérieur à l’école comme tous les autres enfants. Je ne veux pas qu’elle reste à l’hôpital à végéter toute la journée, comme un légume« .

Jacqueline Tiarti a également fait une demande pour que sa fille soit suivie par un éducateur spécialisé pour les autistes. Elle est sur liste d’attente depuis deux ans et demi.

Source : France Info

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(Ndlr : Pas de lycéens dans la rue, pas de conversation en direct avec le président, bref, la France de M. normal, quoi!  Juste pour rappel, le coût moyen d’un clandestin bénéficiaire de l’AME est de 2.900 euros/an …)

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